vampires
Mike Watt
Mike Watt
USA
2007
Scooter McCrae
Amy Lynn Best, Stacey Bartlebaugh-Gmys, Sofiya Smirnova, Alyssa Herron, Debbie Rochon, Rachelle Williams, Gwendolyn, Don Bumgarner, Carolyn Oliver, Lee Wildermuth, Shawna Remy, Courtney Jenkins, Aaron Bernard, Steve Foland, Jeff Waltrowski
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Vous aimez les vampires ? Ca vous colle des rêves humides rien que d'imaginer ces êtres androgynes endimanchés d’une cape ? Pas moi. Les vampires, ça me gonfle.
Une jeune donzelle se fait agresser dans une ruelle. Rapidement le malotru est mis à mal par une femme d'une force herculéenne. La jeunette implore l'inconnue de lui apprendre à être aussi forte. Ce faisant, elle brise le pacte scellé entre un bordel de vampires et un escadron de mercenaires.
Les vampires s'étaient engagés à ne pas se nourrir des autochtones. Pas de chance, l'agressée était du coin, et un des clients rescapés de la maison close l'a reconnue. Il vend la mèche aux mercenaires qui voient rouge. Résultat, ils forment une expédition punitive dans le bordel pour réparer le mal fait.
S'en suivent des affrontements entre les prostituées aux dents longues et les humains aux gros calibres.
Si l'idée d'un bordel rempli de vampirettes aux canines en plastique vous émoustille, alors ce film est peut-être fait pour vous.
Mince. Pourquoi me suis-je engagé à faire la critique de ce métrage ? Je pensais voir un bon gros Z qui tache, avec des seins énormes couverts de faux sang, des canines en plastique et des gros flingues. Tout cela se retrouve dans A Feast of Flesh. Mais en quantité négligeable en comparaison de la dose de romance que le film déverse sur le spectateur. Et comme les comédiens ne sont pas toujours au point, le résultat est assez mou. Entre deux paires de seins ou deux giclées de sang, le spectateur est assommé à coup de (trop) longues tirades. C'est une chose qui ne pardonne pas dans une série Z.
Très étrangement les vampirettes de A Feast of Flesh ne répondent pas aux canons de beauté que la société moderne tente de nous faire avaler. Ici les maigrichonnes ne sont pas de la partie. Forcément, le bordel est installé dans le fin fond des Etats-Unis. Du coup, leurs clients se résument à des péquenots au sang saturé à la Budweiser® et au cholestérol abondant. Forcément, la viande élevée au hot-dog, ce n'est ni bio, ni équilibré.
Imaginez donc, des vampirettes qui ne sucent que du sang gras (et d'autres choses tout aussi grasses). Forcément, ça joue sur la ligne. Et c'est là une qualité indéniable de A Feast of Flesh : montrer, sous toutes les coutures, des actrices aux formes généreuses. Pour être tout à fait fidèle au métrage, certaines actrices sont plus que rondelettes. C'est le cas de la mère maquerelle, cheftaine diabolique du bordel, qui frise l'obésité. Un film qui assume pleinement ses actrices au physique hors des normes de beauté, voilà qui mérite d'être souligné. D'autant plus, lorsque lesdites rondeurs ne sont pas présentées comme un fétichisme sexuel. C'est tout à fait louable.
Dommage que le reste soit si peu intéressant.
La vision de A Feast of Flesh n'est pas à proprement parler une corvée. Cependant, elle est à réserver aux fans purs et durs de séries B et Z. Les autres ne supporteront pas la vision de cette énième Zèderie peu convaincante.
C'est mou, ça parle trop... et cette romance aberrante qui est parachutée au milieu de ce conflit entre mercenaires et vampires. Rien de véritablement neuf sous le soleil, donc. Si ce n'est une petite idée, plutôt plaisante : les vampires sont sensibles à ce que l'on croit. L'un des mercenaires sort un billet vert et le plaque sur le front de l'une des suceuses de sang, qui se met à brûler. L'argent érigé en dieu de la société moderne, utilisé comme répulsif à nosferatus ! Voilà une idée intéressante, mais insuffisante pour attribuer de véritables qualités au métrage.
Au rang des petites surprises, deux noms intéressants à retenir du casting. La superbe Debbie Rochon, inconditionnelle des séries B et Z. A ses côté Amy Lynn Best, qui jouera dans le prochain Romero : "Deadtime Stories".
Malgré ces deux noms, A Feast of Flesh ne fera très certainement pas l'unanimité. Une fois de plus, cela confirme que les films de vampires s'accommodent très mal d'un budget restreint.
Le DVD est signé Bloody Earth, l'une des nombreuses sociétés sœurs de Alternative Cinema. Cette nouvelle branche est spécialisée dans la série Z. Tenez-vous le pour dit.
Comme à l'accoutumée, dans la famille, on sait faire un DVD. Ce n'est pas parce que le film est fauché que l'éditeur est avare en bonus. Entre le commentaire, le making of, les scènes ratées, un court-métrage et des bandes annonces, il ne sera pas dit que chez Bloody Earth on se moque de ses spectateurs.
2/6 - Colin VETTIER
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