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living and the dead - the - the living and the dead - 2006 un film de Simon Rumleyliving and the dead - the
living and the dead - the


Stéphane ERBISTI




4/6 - Stéphane ERBISTI












ben

your vice is a locked room and only i have the key

b.t.k. 2008

assault ! jack the ripper

arrivederci amore, ciao

seed

fall - the

guinea pig 4 : mermaid in a manhole

guinea pig 5 : android of notre dame

complexx



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LIVING AND THE DEAD - THE

( THE LIVING AND THE DEAD )


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( expérimental )

living and the dead - the

Donald Brocklebank n’a plus de fortune. Cet ex-Lord se voit contraint de céder son immense demeure, où il vit avec sa femme Nancy qui est très malade et son fils James. Ce dernier est arriéré et présente des signes de schizophrénie. Alors que son père doit s’absenter pour affaire, James décide qu’il va s’occuper seul de sa mère souffrante pour leur prouver qu’il peut être "l’homme de la maison". Il bloque les accès de la demeure, empêchant l’infirmière de Nancy de venir lui prodiguer ses soins…

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Lecteurs, une petite mise en garde d’abord. Ne t’attend pas à voir de morts vivants ou autres créatures cauchemardesques dans ce film, malgré ce que le titre (et son sous-titre présent sur la jaquette du DVD) pourrait laisser suggérer. Tu risquerais d’être fort déçu puisqu’il n’y en a point. Par contre, ce n’est pas pour autant qu’il faut que tu fasses l’impasse sur l’œuvre de Simon Rumley ! "The Living and the Dead" est réellement à découvrir, c’est un film insolite, fort, poignant, qui ne pourra que t’intriguer et te marquer. Une expérience aussi bien visuelle que sensitive, un gros travail ayant été fourni au niveau du son et de l’ambiance.

A la fin de mon visionnage, je me suis posé la question de savoir si le film était en partie autobiographique, si le réalisateur avait eu un frère ou un membre de sa famille présentant une déficience mentale ou s’il avait dû s’occuper d’un membre de sa famille en phase terminale de maladie. Les éléments dépeints dans l’histoire, les sujets abordés étant tellement "réalistes", il ne pouvait en être autrement. Effectivement, après quelques recherches, il s’avère que Simon Rumley a eu l’idée de son film après avoir vu sa propre mère lutter contre la phase terminale du cancer, vivant lui-même des périodes d’espoir, de détresse, de culpabilité, de souffrances. Réaliser ce film était donc une sorte de catharsis, lui permettant de libérer et d’évacuer ses émotions en les représentant à l’écran. Un pari réussi tant le film nous plonge dans une noirceur et une tristesse assez impressionnante. Un drame humain, profond, angoissant, sans concession, brutal, où les mots "espoir" et "happy-end" n’ont guère de place. Une œuvre choc donc, qui a marqué et ému de nombreux jurés puisque le film a reçu de multiples récompenses dans de nombreux festivals.



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La première chose qui frappe le spectateur, c’est l’impressionnante composition d’acteur de Leo Bill, qui incarne le fils James. Dire qu’on croit réellement aux carences mentales de son personnage serait bien faible. Leo Bill est totalement investi dans son rôle, ses tics, ses manières, sa façon de parler, de marcher, tout est extraordinaire. L’acteur a d’ailleurs remporté le Prix du meilleur acteur pour ce rôle à l’ "Austin Fantastic Fest" en 2006 et c’est amplement mérité. Répétant inlassablement les mêmes gestes quand il se lève (prise de médicaments), voulant être considéré comme un être "normal" aux yeux de son père, à qui il demande sans cesse de lui faire confiance, afin de lui prouver qu’il peut gérer la maison en son absence et prendre soin de sa pauvre mère. On ressent toute la dualité, toute la détresse du personnage grâce à l’interprétation de Bill Léo. On prend conscience que ce désir de bien faire, cette volonté "d’exister", va sûrement l’amener à prendre des décisions contraires à la normale et provoquer des situations de stress intenses, des situations dramatiques. On n’aura pas tort…

Et la première personne qui va devenir "victime" de ce désir "d’exister", c’est tout naturellement sa propre mère. Les séquences où cette dernière se fait aider par son fils, qui veut s’occuper de tout, de la médication à la toilette, deviennent de plus en plus dérangeantes au fur et à mesure de la progression de l’histoire et de la folie grandissante de James qui en vient à ne plus se soigner lui-même, préférant ne plus s’injecter ses médicaments puisque la "malade", c’est sa mère et non lui. De manière très réaliste, quasi-clinique, Simon Rumley nous décrit sans voyeurisme aucun les misères quotidiennes de la mère, telle que la sienne a pu les vivre ou que d’autres malades peuvent vivre. Défécation dans les draps, se montrer nue aux yeux de son propre fils voulant lui changer les vêtements, autant de choses somme toute banale pour qui travaillerait en milieu hospitalier mais qui, aux yeux d’une mère et d’un fils, se montrent particulièrement difficiles à gérer. Le complexe oedipien est bien présent et ne vient pas arranger les choses. Il trouvera un dénouement brutal, dramatique.



living and the dead - the




Misant sur le côté réaliste, Simon Rumley se permet néanmoins quelques petits écarts dans sa réalisation très sobre quand il veut nous montrer la folie de James. Avec des accélérations de la caméra, façon "avance rapide", il nous fait plonger de plus en plus dans les méandres de l’esprit perturbé de son personnage principal dont on sait qu’il n’en réchappera pas. La demeure imposante des personnages devient également un lieu clé, où les couloirs, escaliers, étages, pièces en font une sorte de dédale labyrinthique qui pourrait s’apparenter à l’esprit torturé de James. Cette demeure représente pour les protagonistes du drame une sorte de cocon protecteur, les coupant du monde environnant. Les nombreux détritus et insalubrités présents à l’intérieur de la demeure nous font prendre conscience de cet aspect cocooning et du refus du père d’abandonner sa condition de Lord. Le père ne quitte sa maison que par obligation. Le film se transforme donc rapidement en un huis clos étouffant, où la sensation de malaise vient petit à petit s’immiscer dans notre vision jusqu’au dénouement final, qui ne pouvait être autre.

Bref, "The Living and the Dead" ne respire pas le bonheur ni la joie, c’est le moins que l’on puisse dire. C’est un drame humain, qui se transformera en tragédie. Le film est porté par de bons acteurs et par la sobriété de la mise en scène ; la musique et les sons qui accompagnent les images jouent également un grand rôle et permettent de nous faire entrer dans cet univers insolite.

On pourra par contre émettre un petit bémol sur l’aspect peut-être un peu trop "auteurisant" de l’ensemble. Certes, vouloir faire un film qui fasse réfléchir n’est pas un mal en soi, bien au contraire mais certaines scènes un peu répétitives ou manquant de rythme viennent légèrement faire retomber la sauce et le film aurait gagné à être peut-être plus concis sur certains aspects ou thèmes développés. Certains pourront même trouver le film parfois ennuyeux s'ils restent hermétiques à l'ambiance ou aux personnages mais faites l’effort d’aller jusqu’au bout du visionnage quand même !



living and the dead - the




Avec son quatrième film, après "Strong Language" (2000), "The truth game" (2001) et "Club Le Monde" (2002), Simon Rumley s’est essayé à un exercice difficile, développant des thèmes qui lui tenaient à cœur pour finalement aboutir à un film visuellement travaillé, d’une noirceur palpable, qui n’a d’horreur que le côté réaliste des situations proposées dont le point culminant restera sa tragique conclusion. Un objet insolite qui mérite d’être découvert. Ceux qui parviendront à se laisser imprégner par cet univers apprécieront sûrement le film, les autres pourront lâcher prise assez rapidement…



4/6 - Stéphane ERBISTI



* Disponible en dvd zone 2 chez http://www.emylia.fr


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ED WOOD . MAGO . CITE DES ENFANTS PERDUS - LA . ENFANT MIROIR - L . MAIS NE NOUS DELIVREZ PAS DU MAL . BELLE ET LA BETE 1978 - LA . MINUIT JE POSSEDERAIS TON AME - A . REDUCTEUR DE TETES .

L'AVIS DES INTERNAUTES
Avis de : yoshima


j'ai vraiment été agréablement surpris par ce film. Il est spécial et très sombre (tout ce que j'aime ^^) et ce démarque des autres films du genre. Il mérite amplement ses récompenses.
En bref un film a absolument voir sous peine de rater un chef d'oeuvre.






Avis de : dr west


Un bon petit film sans grande prétention, un suspens prenant et sombre descente en enfer!!!






Avis de : william le sanguinaire


perso, je me suis ennuye en regardant ce film...l idee de base semblait pourtant bonne mais elle est a mon avis assez mal exploitee. le manque de budget evident ne peut servir d excuse a ce plantage complet. si seulement les acteurs avaient ete bons et le scenario un peu plus travaille, le film aurait certainement plus de gueule...








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