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SEXANDROIDE
( SEXANDROIDE )
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Avant de commencer à décortiquer la chose, un petit mot sur son réalisateur. Michel Ricaud est avant tout un artisan du film X ayant œuvré entre 1980 et 1993 (année de son décès) principalement pour le mythique producteur Marc Dorcel. On lui doit des œuvres aux titres fleuris et qui lu ont valu pas moins de trois "Hot d’or" (un peu l’équivalent des Césars du porno) de meilleur réalisateur européen.
En 1987 pourtant, il réalise ce court film (environ 55 minutes), adaptant (parait-il) un spectacle présenté en boîte de nuit au milieu des années 80 et qui s’appuyait sur la tradition théâtrale du "grand guignol".
"Sexandroide" a, depuis plusieurs années, acquis une petite réputation de film culte dans le monde forcément vicié des amateurs de séries Z gore et déviantes. Ceci étant dû plus à l’extrême difficulté de voir ce métrage, jamais édité en DVD et qui ne connut qu’une sortie en VHS des plus limitées, qu’aux qualités du film en lui-même.
Alors qu’en est-il exactement ? Et bien c’est très Z (pas de budget, décors réduits au strict minimum : un seul lieu en fait, acteurs amateurs et/ou habitués au X, durée de tournage ultra-courte etc.), mais c’est aussi un peu déviant et (au moins pour un des segments) gore !
Voyons-y voir de plus près, tout en prévenant le lecteur potentiel de spoilers à foison (c’est la saison, faut dire !).
Premier segment :
Dans un bar situé dans une cave voûtée, une jeune femme (avec brushing des années 80 incorporé) prend un verre. Dans le même temps, un homme pratique une sorte de rite vaudou sur une photo et une poupée à l’effigie d’icelle. Elle ne se sent pas bien, frissonne, puis vomi dans le lavabo des sanitaires. S’ensuit un va et vient " interactif" entre ce que l’homme fait subir à la poupée et à la photo et ce que la femme ressent pour de vrai.
Ses vêtements lui sont arrachés comme par miracle ce qui nous permet de voir qu’elle est bien dotée par Dame Nature !), puis subit un viol par procuration à la suite de l’insertion d’une aiguille dans la partie de la poupée que vous devinez. Elle pisse le sang dans les WC, tout en poussant des petits cris de jouissance forts à propos. Et comme pour parachever son œuvre, l’homme lui fait subir le coup des aiguilles dans l’œil, avant de la pendre.
Soyons honnête, tout cela prête à sourire, la jeune femme, apparemment plus habituée à offrir son corps que son jeu aux caméras, n’est pas franchement convaincante ( pour être poli..... comme une pierre évidemment ).
Néanmoins, cela a un certain charme et on peut y déceler une recherche (ombre chinoise notamment) dans la manière de filmer la "cérémonie" de la poupée. De plus, c’est suffisamment court (une douzaine de minutes) pour ne pas trop s’ennuyer.
Passable donc, mais assez malsain tout de même, surtout que les FX sont assez rudimentaires.
Second segment :
Une jeune femme (toujours, mais pas la même) descend un escalier sombre et délabré d’où une voix la prévient qu’elle va assister à un spectacle d’horreur. Elle semble effrayée. Muni de deux torches trouvées on ne sait où, elle se fraie un chemin jusqu’à une salle toujours voûtée (vu que c’est la même que dans le premier segment !).
Un être vêtu et encapuchonné de noir arrive in petto, elle lui tire dessus avec un pistolet qui traînait là, mais celui-ci se relève et s’en va. La donzelle n’en prenant pas ombrage, se met à se déshabiller (ben quoi ? normal, tout le monde aurait fait ça, non ?) et nous fait un strip-tease assez hot. Pourquoi ? On ne sait pas, mais on n’a pas le temps de se poser trop de questions, vu que l’être de début revient (est-il allée faire ses besoins ?) et on découvre qu’en fait c’est la créature de Frankenstein ! Et pourquoi pas après tout.
Bref, il va aussitôt se mettre à torturer avec virulence sa jeune et sexy proie.
Inutile de le cacher (d’ailleurs je n’en ai pas l’envie), il s’agit du meilleur segment du film, sorte de "Guinéa Pig" à la française (on atteint cependant jamais la barbarie japonaise de la série suscitée).
Les effets spéciaux sont étonnamment convaincants pour une péloche aussi fauchée, tout comme le jeu de l’actrice et de l’acteur caché sous les traits du monstre.
Elle crie fort bien lorsque le bourreau lui transperce ses jolis tétons avec des aiguilles, elle continue à crier avec conviction lorsqu’il s’attaque à sa langue, elle hurle super bien quand il lui transperce les seins.
Pour donner une idée, ça ressemble un tantinet aux tortures "aiguillonesques" de l’épisode "Imprint" de Takashi Miike pour la série des Masters of Horror. Vous voyez ? Non ? Ben tant pis.
Attendez ! Ne partez pas ! Car là où cela devient vraiment malsain, c’est que la donzelle semble y prendre plaisir à tous ces sévices, puisque v’là t’y pas qu’elle se découpe elle-même un téton avec un rasoir avant que le monstre ne le mange (un mets de choix uniquement apprécié des plus fins gourmets!).
Sur ces entrefaites, le truc plonge dans une forme de folie "grand guignolesque" complètement hystérique (ou débile suivant sa sensibilité) avec un enchaînement de scarifications, d’arrachages d’œils (assez réalistes n’empêche) pour finir dans une "marounette" de sang et d’entrailles façon " Antropophagous" des familles pauvres. Et donc et comme pour donner un cachet romantique, les deux protagonistes s’en iront bras dessus, bras dessous et ils eurent à n’en point douter beaucoup d’enfants. Fin !
Un segment digne d’un métrage "Uncut Movies", étonnant en soi, malsain, gore, décadent, barjo sur les bords et sans le sou.
Troisième segment :
Une veuve rend une dernière visite à son défunt époux dans un salon funéraire. Allongé dans son cercueil, grimé en vampire des Carpates à l’ancienne (en fait c’est un vampire ! Mais chut !), il semble reposer en paix après une dure vie de labeur à se saigner aux quatre veines pour que l’autre puisse s’acheter ses putains de parfums, de maquillages et de bijoux hors de prix! (mais qu’est ce que je raconte, moi ?), quand tout à coup…
Un inconnu lui offre des fleurs !
Non, c’est pas ça, en fait il ouvre les yeux (et ça c’est dingue !), il se jette sur elle, la déshabille brutalement, puis lui suce quoi ?... le sang. Alors, repu et avec les dents du fond qui baignent, il retourne dans son cercueil afin probablement de faire une "siestoune" bien méritée. Et c’est tout ? Hélas non, ce n’est pas tout. Je dis hélas, car ce qui va suivre devient surréaliste (l’emploi du mot surréaliste étant plus tendance et cultivé que celui de naze ou débile ou ridicule ou grotesque ou tout autre adjectif pour qualifier un machin sans intérêt).
Donc, oui, alors, alors qu’on la croie morte (la veuve, faut suivre !) et ben elle se relève et contre toute attente, elle se met à danser nue autour du cercueil sur une chanson de Tina Turner des années 80 (les droits ayant été payés qu’on se rassure) !
Du coup, le faux mort ça le réveille et hop ! Ils finissent par baiser dans le cercueil. Oui, c’est vraiment très mauvais, même en faisant beaucoup d’efforts, heureusement c’est court.
Pour achever ce papier qui, je n’en doute pas, vous aura procuré un immense plaisir intellectuel, il convient de dire que "Sexandroide" est un film uniquement destiné à ceux qui prennent leur pied avec des bandes Z ultra-fauchées (difficile de faire plus fauché que ça !), amateurs de déviant, de gore et d’érotisme larvé.
Et aussi à ceux qui veulent découvrir un film quasi-invisible pour enrichir leur culture "cinéphagique". Les autres risquent de se faire, littéralement et sans guillemets, chier. D’autant plus que la qualité technique étant ce qu’elle est, eut égard à la présence d’une seule caméra (ou peut-être deux, mais pas plus), ajouté à la médiocrité de la VHS proposée donne la touche finale à un produit underground de chez underground.
N’empêche, jetez-y un œil si vous trouvez la cassette dans une solderie (d’autant plus qu’il doit valoir son pesant de "brouzouffes" sur les sites de vente d’occasions).
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 Avis de OneBadBandito sur sexandroide | (OneBadBandito@hotmail.fr)
J'ai ce film dans ma collection, d'ailleurs merci encore à celui qui me la passé car c'est vraiment une perle..de ridicule.
L'ayant vu il y a quelques années, et je ne pense plus le regarder, il ne m'en reste que très peu de souvenirs tellement ce film est mauvais.
Nous sommes dans l'amateurisme complet, de plus tout pratiquement est raté et j'avais plus souri qu'autre chose en regardant Sexandroïde.
Néanmoins ce film est très difficile à trouver donc méritant une place pour les collectionneurs.
(Mon avis n'engage que moi)
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