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TWO FRONT TEETH
( TWO FRONT TEETH )
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L'éditeur américain Unearthed films frappe encore ! En plein dans les deux dents de devant. Joyeux Noël !
C'est le réveillon de Noël, et Gabe Snow en a des sueurs froides. Gabe est rédacteur pour un torchon spécialisé dans les articles à scandales et les enquêtes abracadabrantesques. C'est d'ailleurs pour cela que son réveillon n'a ni sourire, ni clochette - quant au vieillard habillé de rouge et de blanc, il n'y pense même pas. Le journaliste est trop occupé a tenter de résoudre le mystère du vol 1225, un avion abattu une veille de Noël par une étrange créature ailée. Le seul indice que Gabe ait à sa disposition, est que le nez de la bestiole était illuminé - Rudolph ? A force de mettre le sien un peu partout, Gabe se retrouve poursuivi par un Père Noël assoiffé de sang et une ribambelle d'elfes aux crocs acérés.
Plongez donc dans l'esprit de noël, et découvrez la vérité qui se cache derrière cette fête !
Un film d'horreur qui se déroule la veille de Noël, les boules ? Pas vraiment, Two Front Teeth est une série Z... très Z ! Pour autant, ses débordements décérébrés confèrent au film un aspect guilleret, peut-être pas aussi éloigné de la magie de Noël que ce qu'un spectateur averti - et par là même en valant deux - pourrait croire de prime abord. Si le scénario donne l'impression de se prendre les pieds dans une guirlande pour finir la tête la première dans le carton de boules, il règne là un joyeux bazar. C'est un peu comme si le soir du réveillon, au lieu de déguster un gargantuesque repas vous jetiez tout dans une grosse marmite et faisiez bouillir. Plein de bonnes Z-idées surnagent dans la tambouille du scénariste Jamie Nash. Pour vous resituer le monsieur, il est devenu la plume d'Eduardo Sànchez après "le Projet Blair Witch". C'est lui le responsable du scénario d' "Altered" et de "Seventh Moon".
Avant tout Two Front Teeth propose un divertissement profondément imbécile, ce qui tombe rudement bien ! Les lutins du Père Noël débarquent et trucident tout ce qui leur passe sous la dent. Rien à voir avec les crétins blondinets au sourire imbécile des contes de Noël pour enfants en bas âge. Dans Two Front Teeth les mignons de Papa Noël ont les dents longues et tranchantes et une face de gnome déficient mental. En termes de carence intellectuelle les protagonistes ne sont pas mal non plus. Pour parler franc, les personnages subissent les évènements, et manquent de profondeur. Difficile de s'attacher à eux dans ces conditions, ils pourraient tout aussi bien mourir atrocement que le spectateur ne sourcillerait pas. Si j'utilise le terme sourciller, c'est que par respect envers les lecteurs, il est préférable d'éviter des expressions telles que : "s'en branler", quand bien même l'image poétique de cette dernière expression est à la fois plus juste et plus sympathique.
Two Front Teeth souffre d'une autre tare - si tant est qu'un scénario apocalyptique puisse être qualifié de tare en matière de série Z : il est horriblement mou. Son rythme poussif le rend difficile à ingurgiter ; pire : quelques heures après visionnage, le film de Jamie Nash et David Thomas Sckrabulis est oublié. Pour tout vous dire, puisque vous êtes là à avaler la moindre de mes conneries, ce film est tellement mou qu'en faire la critique relève de la corvée. Attention, lisez avec attention, Two Front Teeth n'est pas un étron fumant déféqué sur la fosse sceptique audiovisuelle. Certes non ! Cependant, comme évoqué précédemment, la structure narrative du film - sans parler de sa réalisation et des acteurs - est lourde ; si lourde qu'elle vous donne l'impression d'avoir pris un coup de massue sur le coin du museau.
Ici commence le dernier paragraphe, chose pour le moins embêtante puisque j'ai épuisé le peu d'avis que j'avais sur Two Front Teeth. Alors pour combler le déficit de cette dernière partie de la critique, je vais vous raconter mes vacances au Mexique... [tousse - tousse]. D'accord, c'est de très mauvais goût. Je ne peux tout de même pas vous dévoiler la fin de Two Front Teeth. Les blagues les plus courtes sont les meilleures disait un ami…
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