haunting in connecticut - the - the haunting in connecticut - 2009 un film de Peter Cornwellhaunting in connecticut - the


Gérald GIACOMINI




4,5/6 - Gérald GIACOMINI







HAUNTING IN CONNECTICUT - THE
( THE HAUNTING IN CONNECTICUT )

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Le fils de la famille Campbell, Matt, est atteint d’un cancer. Pour lui éviter la souffrance d'un long trajet entre le domicile et l'hôpital où le jeune homme est soigné, sa mère trouve une habitation plus proche. C’est toutefois sans se douter que la baraque renferme de terribles secrets qui ne vont pas tarder à remonter à la surface...

The Haunting in Connecticut a un postulat de départ dramatique, puisqu'on aborde l'histoire d'une famille qui doit affronter la maladie du fils aîné. On voit le jeune homme (Kyle Gallner, bientôt dans "Jennifer's body" et "Nightmare on Elm street 2010") malade, vomissant et fatigué. Son teint pâle (sans non plus tomber dans l'exagération) rend crédible son état de santé. D'autant que la performance de cet acteur est assez bluffante. Ces prémisses font craindre que le scénario ne nous conduise sur le terrain du pathos, surtout lors des scènes où l’on voit la mère prier, pleurer, se chamailler avec son époux. Mais, au final ces scènes donnent de la consistance aux personnages, qui ne sont pas relégués à être de simples clichés sur pattes. Le spectateur se prend alors d'affection et en quelques minutes, le réalisateur réussit à nous intéresser à leur histoire, à leur vécu. Le moment du grand frisson peut alors commencer.



Depuis "Les Autres", chef-d'œuvre de ghost-story avec la diaphane Nicole Kidman, les fans de films de maisons hantées n'ont plus retrouvé de tels sommets de frayeurs, amenés certes ici par l'habituel élément de surprise, mais sans l'appuyer par l'habituelle musique tonitruante de rigueur dans ce type de production. Et, pour le coup, les frayeurs sont nombreuses et le film se révèle être un véritable train fantôme fonçant à toute vitesse. Les apparitions furtives se succèdent à un rythme endiablé, ne laissant guère de repos pour les nerfs. Censé être inspiré d'une histoire vraie- qui fait très style "Amityville, la maison du diable"-, The Haunting in Connecticut ne se contente pas de rester dans le suggestif, et y va plutôt franco pour nous montrer des ombres, des apparitions et des flashbacks narrant l'historique des lieux. C'est d'abord Matt qui est le seul à voir ce qu'il prend pour des hallucinations, car son traitement peut en provoquer. Sa famille tente de cacher ses visions aux médecins de peur que le traitement soit stoppé. Mais par la suite, les manifestations de l'au-delà se manifestent aux membres de la famille, et à partir de là il ne fait plus aucun doute que des esprits hantent ces lieux. Reste à en connaitre leurs motivations.



Si l'efficacité du film est indéniable, The Haunting in Connecticut, puise ses inspirations dans l'imaginaire du cinéma fantastique. Difficile d'innover depuis le temps que les films de maisons hantées squattent les écrans. Du coup, les références pèsent très lourd : par l'évocation de photos en noir et blanc de personnes décédées, on pense à "Les Autres", un peu de sang lors d'un passage de serpillière rappelle "Amityville, la maison du diable" (mais de manière plus discrète), les chaises qui se déplacent toutes seules font référence à "Poltergeist" et lors d'une scène clôturant le film, Matt armé d'une hache dont l'espace d'un instant on se demande quel usage il va en faire nous remémore encore une fois "Amityville". Surchargé ainsi, le film perd énormément en spontanéité. Ce n'est pas gênant car le réalisateur a un vrai savoir-faire pour effrayer le spectateur, n'hésitant pas à donner aussi dans quelques scènes macabres.

En plus de la présence de l'acteur Kyle Gallner, les amoureux (et ils ont raison) de la toujours très belle et trop rare Virginia Madsen ("Candyman") seront ravis de la revoir dans un rôle important. Celui d'une mère de famille forte qui doit combler les faiblesses de son mari alcoolique. Sa présence et son amour maternel sont essentiels pour comprendre la lutte de son fils contre le cancer. Il y a quelques scènes sur le fil du rasoir, notamment lorsqu'il aborde la religion (Elias Koteas "Les âmes perdues", "Zodiac" en révérend), ce qui est un sujet casse gueule. Des écueils que le film n'évite pas entièrement, refusant d'aller jusqu'au bout de son sujet. Mais il paraît que c'est inspiré d'une histoire vraie alors...



Diablement efficace, The Haunting in Connecticut, mériterait de connaître une sortie salles en France. Les films qui font monter très haut le trouillomètre sont bien trop rares. Hélas, les aléas des distributeurs font que ce film reste inédit pour le moment (mais il est sorti en Belgique). Mais ceux qui aiment les ghost-story devraient apprécier le spectacle. En plus des délicieux frissons distillés à intervalles réguliers et sans temps morts, le film se permet de nous émouvoir, de nous toucher. Bref, nous sommes bien loin des simples produits sans âme qu' Hollywood nous déverse sans cesse (cf. "Amityville 2005"). Bien qu' imparfait car mixant trop d'influences, The Haunting of Connecticut possède ce petit plus qui en fait tout le charme.

4,5/6 - Gérald GIACOMINI





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  Avis de korok sur haunting in connecticut the
Bien aimé aussi, étonnant qu'il ne soit pas sorti en France (ou en Suisse lol). Un bon film de maison hanté, ça fait quelques années qu'il n'y en avait plus eut de bons :-)


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