graveyard of the living dead - graveyard of the living dead - 2008 un film de Marc Rohnstockgraveyard of the living dead


Colin VETTIER




2/6 - Colin VETTIER







GRAVEYARD OF THE LIVING DEAD
( GRAVEYARD OF THE LIVING DEAD )

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Un film gore qui tâche tout droit venu d'allemagne, ça ne peut être que bien. A moins que...
 
Une bande de potes répondant aux clichés "goth, métalleux" entreprend de se bourrer la gueule dans un vieux cimetierre. Seulement, la vie est dure pour ses jeunes gens, à peine ont-ils allumé le barbecue qu'un trio de zombies s'invitent à la fête. L'un des potes se fait becter, un autre est blessé. Les deux autres hommes de la bandes décident de leur faire la peau pour venger leurs amis (et se tapper les deux pépés goth-metalleuses occupées à brailler). L'idée aurait pu être bonne si le sang des zombies n'avait pas réanimé tout le cimetierre.
 
Maintenant que vous connaissez l'histoire, voyons ce que Graveyard of the Living Dead a dans le ventre.

D'un point de vue purement scénaristique, le film se contente du minimum syndical - voire moins. Le réalisateur, dont c'est le premier long métrage, a trouvé une vague idée pour sortir sa caméra. Dès lors, tout les clichés possibles et imaginables s'enchainent. Parodie, indigestion de référence ou tout simplement maladresse ? 
 
Après quelques cartons explicatifs, et des longs plans suivant le cheminement de cablages électriques, le film commence enfin. Un groupe de scientifiques tentent de prouver une théorie selon laquelle les morts continueraient à avoir une activité cérébrale pendant quelques temps. Forcément, ça tourne mal, et le cadavre qui servait de cobaye, se lève et mord le toubib. Dès les premiers plans, le film se pose là en matière de no-budget ! Les effets spéciaux sont sanguignolant mais peu crédible, soutenus par une photo qui exalte toutes les faiblesses du numérique. C'est carrément plus que dépouillé techniquement parlant, mais le fond n'est pas mal non plus.
 


 
Une fois l'ouverture sur les scientifiques achevée, direction la campagne ! Une bande de 5 amis se sont entassés dans une voiture pour aller picoler et manger des grillades dans un vieux cimetierre - qui bien qu'il ne soit pas indien, recèle de cadavres énervés. Les cinq amis sont stéréotypés à l'excès, et oscillent entre le comique involontaire et l'aliénation mentale. Pour ajouter au ridicule de la situation, voilà que Timo "Barricade" Rose débarque camper un péquenot de la pire espèce. Là encore, la carricature est difficile à avaler. Mais qu'importe, Timo est un ami - le réalisateur Graveyard of the Living Dead fait d'ailleurs une apparition dans "Barricade".
Malheureusement, ces clichés parlent... Ce ne sont pas des acteurs professionnels - ou alors il y a du soucis à se faire - il faudra donc être peu regardant sur leur jeu. Il est clair que les phrases lancées laborieusement, qui semblent souvent récitées ralentissent le rythme du film.
  


 
Cependant, toutes ces maladresses ne sont pas à mettre uniquement sur le compte du manque de moyens. Il y a aussi une certaine recherche de style et d'efficacité qui porte les stygmates d'un premier film. Certes Graveyard of the Living Dead s'avère horriblement lent par endroits. Les plans montrant les macchabés sortir de leur tombes sont interminables. L'endroit est enfumé, et les zombies peinent à s'exhumer. Après force grognements et gémissement en tout genre, les voilà fin prêt. Sur ces quelques minutes on sent l'influence d'un Fulci. Certes, le résultat recherché n'est pas atteint, cependant à la vue du premier long métrage de Andreas "Violent Shit" Schnaas les mêmes questions se posaient. Au final, le cinéaste Allemand aura marqué le cinéma gore, progressant à chacun de ses films (et compensant son manque de moyens et d'idées par une débauche de gore).
Pour cette raison, ce premier film, malgré sa pléthore de défaut, peut porter en son sein les prémices d'une carrière riche en galettes sanglantes.
 
 


 
Et puis, derrière toutes ses maladresses, le film apporte quelques originalités. Le concept en lui même n'est pas commun : le sang des morts-vivants qui s'infiltre dans le sol pour en créer de nouveau. C'est alléchant, fort mal amené, mais alléchant.
Faudrait-il y voir une métaphore de la pollution des sols par diverses substances (comme le lisier de cochon ou des engrais) ? Le "Zombie" de Romero nous parlait de consumérisme, alors pourquoi Graveyard of the Living Dead ne parlerait-il pas de pollution de nappes fréatiques ? Il faudra que l'équipe teutone fournisse encore quelques efforts pour convaincre ; mais rien d'inquiétant jusqu'ici, c'est un premier long !

2/6 - Colin VETTIER



le film propose une bande originale truffée de morceaux de groupes tels que Blitzkid, the Other, Blutzukker ou encore godforsaken. Des groupes de métal, donc...


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