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LUCKER THE NECROPHAGOUS
( LUCKER )
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Lucker the necrophagous aborde l'un des tabous ultimes de notre société, celui de la nécrophilie. En est-il pour autant un film choc, et surtout, vaut-il la peine d'être vu ?
Après avoir commis huit meurtres (et avoir conservé les cadavres à des fins sexuelles), Lucker est enfermé dans une clinique. Malgré les quantités astronomiques de drogues qui lui sont injectées, Lucker s'échappe (sic). Arrivé en ville, il n'a qu'une idée en tête : retrouver celle qui quelques temps plus tôt a réussi à lui échapper. La seule survivante de ses penchants nécrophiles a du souci à se faire !
Vingt ans après sa première sortie, et une disparition totale des rayonnages pendant plus de dix ans, Lucker the necrophagous est de retour... et c'est l'éditeur américain Synapse films qui l'édite.En 1986 la communauté d'amateurs de cinéma de genre découvre avec surprise le travail d'un jeune réalisateur belge. A peine sorti de l'école de cinéma, Johan Vandewoestijne, pond son Lucker the necrophagous et fait grand bruit. Le film n'est pas du goût de tout le monde. Après une maigre sortie VHS, le film est retiré des étalages, et le master détruit.
Puis en 2007, le réalisateur Belge ressort Lucker the necrophagous de sa manche, dans sa version " ultime ". C'est à dire que le cinéaste a récupéré ce qu'il pouvait de matériau, a filmé quelques nouveaux plans, et vogue la galère. Le résultat affiche 68 minutes au compteur (contre les 74 originelles), 68 looooongues minutes. Bien que la version VHS soit disponible sur le DVD de Synapse Films (avec une qualité d'image pour le moins douteuse et sous-titré en néerlandais), il ne sera ici question que du "director's cut" de 2007.
Si le thème de la nécrophilie n'a été que peu abordée au cinéma, c'est avec des films comme Lucker the necrophagous que l'on comprend pourquoi. Durant ses 68 minutes, le réalisateur belge enfonce toutes les portes ouvertes possibles et imaginables. Et cela commence par les dialogues. Mal post-synchronisées, les tirades des personnages sont douloureuses à écouter. Pire, elles semblent n'avoir lieu que pour combler des failles scénaristiques et revêtent de ce fait, un aspect affreusement didactique. A l'image de ce dialogue entre les deux infirmiers qui gardent Lucker :
"- C'est quoi son problème ?
- Tentative de suicide.
- Hmmm. Mais au fait, c'est qui ce mec ?
- Son nom est John Lucker. Il y a quelques années, il a tué huit filles. Après, il les a violées. Et quand je te dis "après", je veux dire que certains des cadavres se décomposaient."
La totalité des dialogues est à l'avenant. Deux solutions possibles : soit le film s'adresse à un public supposé amoindri du bulbe, soit c'est de l'art.
Pour ne rien arranger, les dialogues nous sont jetés au visage alors même que l'image est outrancièrement explicite. Malgré sa petite durée, les plans inutiles s'accumulent. Pire, le réalisateur en a tourné des nouveaux (tout aussi rébarbatifs) pour son director's cut. Le format n'est pas le même, donc à chaque fois que l'un de ses re shots apparaît à l'écran, c'est comme si le réalisteur avait décidé d'enfoncer un cure-dent dans l'oeil du spectateur. Ca fait mal. Peut-être que cela cache une volonté d'ajouter un peu de poésie à Lucker the necrophagous, histoire de tenir la distance avec le "Nekromantik" de Buttgereit ? Rien n'y fait, ça ne fonctionne pas (plus ?). Et lorsque le même plan de victime hurlante est utilisé plusieurs fois de suite, ça flaire le foutage de gueule.
Là où Buttgereit avait eu l'intelligence d'aborder les tabous en s'éloignant des clichés, Vandewoestijne met franchement les deux pieds dedans. Son histoire de serial killer qui sort du coma pour retrouver la survivante de l'une de ses orgies macabres est carrément éculée. Le cinéaste belge assure malgré tout adorer le cinéma de genre, pourtant son film est bancal et ennuyant. Un comble pour un métrage de 68 minutes !
Au final, que retenir de ce Lucker the necrophagous director's cut ? A vrai dire, pas grand chose. Rébarbatif, complaisant et d'une platitude à faire pâlir une planche à repasser, le métrage belge est très décevant. D'autant plus qu'il est précédé d'une réputation outrancièrement sulfureuse. Pourtant, à part deux ou trois petits effets un peu sales, cela se limite à un mec qui tripote des cadavres avec en fond sonore le bruit de quelqu'un qui mange du porridge.
A aucun moment le film de Vandewoestijne ne tient le crachoir à des films comme "Nekromantik" ou plus récemment, "Aftermath". Lucker the necrophagous est donc un film culte à la réputation très surfaite ; à moins que l'or d'alors se soit transformé en plomb...
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AVIS DES AUTRES REDACTEURS : Sulfureux de par son thème, mais totalement navrant dans son traitement. Ne parlons même pas de la qualité de l'image ( vu en VHS ) et de dialogues qui font honte à un élève de CM1.
Dramatiquement ennuyeux.
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 Avis de OneBadBandito sur lucker the necrophagous | (OneBadBandito@hotmail.fr)
Possédant ce film en VHS Française, (Que j'ai eu un mal indescriptible à trouver...) je dois avouer que je suis satisfait de la peine que je me suis donné pour me le procurer.
Étant fan du genre, c'était le dernier qu'il me manquait afin de réunir ma collection de films "Nécrophiles". Il ne s'agit clairement pas du plus mauvais, et certainement pas du meilleur, il a ses qualités et ses (nombreux) défauts.
Tout d'abord la mise en scène est approximative, le jeu d'acteurs nul, et la VF très douteuse pour une fois.
Le scénario bancal ne passionne pas vraiment mais tient tout de même la route par moments.
J'ai beaucoup aimé les scènes nécrophilies niveau intensité, il n'y en a que très peu mais j'en retiens tout particulièrement une, bien dégueulasse et qui a parfaitement sa place dans le film.
Film déroutant qui laisse un sentiment bizarre et que je n'ai pas oublié encore aujourd'hui. Une œuvre à posséder pour les amateurs du genre..
(Mon avis n'engage que moi) |
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