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Jérémie MARCHETTI
6/6 - Jérémie MARCHETTI
5/6 - Gérald GIACOMINI
4,5/6 - Vincent DUMENIL
5,5/6 - Stéphanie AVELINE
5,5/6 - Yann LE BIEZ
5.5/6 - Lionel JACQUET
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FELINE 1982 - LA
( CAT PEOPLE )
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La jeune et belle Irena Gallier se rend chez son frère, qu’elle n’a pas vu depuis des lustres. Celui-ci a un comportement étrange et disparaît rapidement. Irena tombe amoureuse d’un conservateur de zoo, Olivier, qui a d’ailleurs quelques problèmes avec une dangereuse panthère. Quand Irena retrouve son frère, il lui explique qu’elle fait parti d’une race incestueuse d’hommes panthères…Tout comme "La mouche noire" qui eut comme remake "La mouche", "La féline", grand classique de la RKO aura droit à une relecture assez différente en 1982, sous la direction de Paul Schrader. Tout comme "La mouche", "La féline" se distingue de son modèle par un budget plus conséquent et des effets plus poussés, et pourtant l’original et le remake sont en fait très différents. Car comme on le sait, il y a eut forcement d’infâmes remakes et d’autre plus réussis, qui arrivaientt sans peine au niveau de l’original voire le dépassaientt quelque peu. "La féline" fait partie de ceux-là, pour notre plus grand plaisir. Le film de Tourneur jouant plutôt sur la suggestion, faute de budget, le film de Schrader prend une tournure autre, montrant les transformations et surtout abordant le thème de manière plus intéressante.
Irena Gallier est une belle femme venant s’installer chez son frère Paul, qu’elle n’a plus vu depuis son enfance. Pendant son absence, Irena, en se rendant au zoo, tombe amoureuse de Olivier, un conservateur de zoo venant de capturer une panthere agressive, ayant blessée une prostituée et allant jusqu'à croquer le bras d’un employé du zoo. L’animal se volatilise et Paul réparait, se décidant à divulguer la vérité à Irena : tous deux font partis d’une race d’hommes pantheres, qui se transforment à chaque fois qu’ils ne font pas l’amour ensemble. Irena refuse d’y croire, et s’oppose aux avances de son frère. Etant vierge, il est difficile pour elle de s’engager dans une relation incestueuse, et elle décide de partir pendant un moment avec Olivier. Cédera t-elle à son désir ?
Les deux grands atouts du remake résident dans le fait que Schrader réussit à développer deux élément primordiaux du thème de "La féline", non présents dans l’original : la dimension sexuelle et l’origine du mythe des hommes pantheres. La dimension sexuelle fut pour beaucoup dans les critiques assassines de l’époque, qui y virent un côté racoleur complètement superflu. Pourtant il faut bien savoir que la panthere est un magnifique animal à la forme féminine et féline des plus fascinantes, à la fois superbe et dangereux, fascinant et violent. Ainsi, Irena voit ses désirs augmentés ainsi que son côté "panthère" ressurgir : elle réalise certaines actions spectaculaires sans véritablement s’en rendre compte (le saut de la fenêtre par exemple) et lors d’un week end à la campagne, elle se balade dans la nature entièrement nue et dévore un lapin, poussée par ses mystérieux instinct. Son frère Paul (terrible Malcolm McDowell) accepte pleinement sa nature de félin, et dévore de jolies donzelles, avec un certain regret. Personnage absent de l’original, il apporte un charme ambigu et intéressant au film. Contrairement à l’original, la dimension sexuelle et érotique est très présente, la sublime Nastassia Kinski n’hésitant pas à se mettre nue plusieurs fois, révélant aussi un côté féline très sensuel. Le côté fascinant de la panthere est mis en avant comme le prouve ce long et magnifique plan final sur le regard langoureux d’une panthere, avec la splendide chanson de David Bowie : "Cat people".
La bande sonore a justement une grande importance dans le film, des sonorités synthétiques inoubliables signées Giorgio Moroder et chantées par David Bowie. L’origine des hommes pantheres n’étant pas montrée dans le film de Tourneur, Schrader corrige cela avec deux séquences magnifiques, dont la fameuse vision de l’arbre à pantheres. Une seule scène sera reprise de l’original de manière quasi identique, à savoir celle de la piscine. Le destin d’Irina est bien différent de celui, pessimiste, de l’original. Ici, il prend une tournure romantique pas franchement optimiste mais suprenante. Remake intelligent, qui sera bien entendu rejeté par la critique, "La féline" est pourtant une œuvre remarquable à tout point de vue, un film magique tout simplement.
AVIS DES AUTRES REDACTEURS : Quelle beauté ! Telle fût ma première impression à l'apparition de Nastassia Kinski, dans La FELINE. Une impression qui perdura durant toute la vision de ce magnifique film. Oscillant entre poésie, envoûtement et terreur, Paul Shrader, réussit le tour de force de subjuguer d'émotions le spectateur. Osant des scènes érotiques, il aborde des thèmes tabous comme l'inceste entre le frère et la sœur, que la plupart des metteurs en scène évacueraient du revers de la main. Un vrai régal, et là ou le "Cat People" misait tout sur la suggestion, ce remake "ose" des scènes sanglantes (comme ce bras arraché), tout en n'oubliant pas l'ambiance inquiétante (la scène dans la piscine, passée à la postérité, et reprise par quelques films par la suite sans le même impact). Un film que je ne peux que vivement conseillé. Je ne m'attendais à pas grand chose. A vrai dire, vu la jaquette je me suis dis que ça allait être un film lent, sans grand intérêt... Je me suis heureusement trompé !
C'est beau, c'est poétique, érotique, coloré... Les mots m'échappent ! Le film contient aussi son lot de symbolique ( bien trouvée d'ailleurs ).
Nastassia Kinski est tout simplement sublime, Malcom McDowell joue admirablement bien.
La Féline n'est pas le genre de film que l'on regarde plusieurs fois, mais il faut au moins l'avoir vu une fois. Un faux remake, une vraie merveille. D'un érotisme sulfureux à faire se lever les morts.
Cette "Féline" fit partie d'une vague de remakes voulues par Universal, tel "The Thing" de Carpenter.
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 Erotisme & Surnaturel | Le mythe du peuple félin est beaucoup plus sombre que celui du Loup-garou qui avait été ré-exploité dans Hurlements à la même époque, La féline est beaucoup + qu'un remake de l'oeuvre de Tourneur, une sorte de ré-interprétation sensuelle et kitsch. Le film accuse un gros manque de rythme et un scénario très bancal, mais les images sont souvent superbes (quel générique, déjà), Nastassia avec son look Miou-Miou, le grand Malcolm McDowell toujours aussi psychotique mais hélas sous-exploité, le papa de maman j'ai raté l'avion forme un bon casting. La musique à la fois très kitschouille et envoûtante de Moroder-Bowie assure l'ambiance très années 80 pour pas dire 'new wave' entre vulgaire et mystère, entre les grands Argento et le film érotique de deuxième partie de soirée, avec de vives touches horrifiques bien malsaines (cf. la scène ou le gardien de zoo se fait arracher un bras et son sang qui se répand jusqu'aux ballerines de Nastassia)... niveau réalisation, Paul Schrader étant meilleur scénariste que metteur en scène, et comme Adrian Lyne (Echelle de Jacob/Flashdance) une sorte de faiseur un peu 'pub' capable du bon comme du pire, il se repose sur son directeur de la photo John Bailey qui nous offre quelques plans mémorables, d'une beauté ensorcelante. Brouillon mais magnétique. | | | un bon film fantastique servit par une bonne interprétation,une musique virtuose et de bons effets spéciaux.N'ayant pas vu l'original,je ne peux pas le comparer avec ce remake.Pas une oeuvre indispensable mais qui se laisse suivre sans déplaisir. |  avis de nekro | Après avoir lu plusieurs critiques ( positives et négatives ) ( mais pas sur horreur.com ) j'ai acheté ce film que j'ai trouvé en VHS. Je l'ai regardé avec beaucoup d'attention, malgré la qualité abominable de l'image et je l'ai trouvé quand meme très chiant. IL faut vraiment se concentrer pour se plonger dans l'histoire. Il y a des trucs biens, ce film est loin d'etre un navet mais il faut vraiment avoir envie de l'aimer .Un spectateur lambda s'ennuira à mourir.
Quelques belles scènes tout de meme ( les seules qui me restent en mémoire et je crois que le reste du film a disparu dans ma tete ):
l'introduction du film magnifique avec ses panthere sur un arbre dans la savane
- Quelques scènes avec la panthere ( très bien dressée ) nottaement l'attaque dans la cage du zoo, très gore )
Après je me rappelle plus du tout du reste de l'intrigue mais la relation incestueuse entre Kinski et Mac Dowell ne m'a pas du tout troublé voir ennuyé. C'est très kitch.
Bref si ce film est inconnu et oublié c'est justifié ( meme si ce n'est pas un ratage complet ).
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