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Colin VETTIER
6/6 - Colin VETTIER
4,5/6 - Stéphane JOLIVET
4/6 - Christophe JAKUBOWICZ
4,5/6 - Vincent DUMENIL
5/6 - Jeremie MARCHETTI
4,5/6 - Yann LE BIEZ
4/6 - Lionel JACQUET
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STREET TRASH
( STREET TRASH )
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C’aurait put être une critique sociologique sur l’ère post-Vietnam, sur la paupérisation de l’Amérique ou tout simplement sur les clochards… "Street Trash" n’est rien de tout ça, et ne prétend en aucun cas en être. "Street Trash" c’est en fait une bande d’étudiant qui souhaitaient tester les limites de ce qui peut être montré à l’écran.
A Manhattan vit une population de clochards. En marge de la société, ils tentent de survivre dans une casse. Cependant entre les policiers zélés, les rivalités entre les bandes et un alcool frelaté, l’espérance de vie de cette micro-société est en constante régression. Ce sont toutefois les fioles de Viper, qu’un épicier a trouvé dans le fond de sa remise, qui font le plus de ravage. Une lampée suffit pour transformer l’assoiffé en baudruche multicolore…
"Street Trash" a acquis une importante réputation au fils des festivals, des éditions et de ses diffusions ; à cela, plusieurs raisons.
La première, celle qui frappe le plus l’œil du spectateur, ce dès la première seconde du film, est la maîtrise technique dont fait preuve le métrage.
Si la steadycam n’en était alors qu’à ses débuts, Jim Muro, étudiant en cinéma, réussit à s’en procurer une. C’est avec cet outil innovant que ce dernier va tourner la quasi-totalité des plans du film. Non content d’utiliser cette technologie, Jim va la transcender. En effet le jeune homme va s’essayer à des cadrages et mouvements osés. Des poursuite avant rapides (à l’instar de "Evil Dead") jusqu’au loopings, rien ne serra épargné pour mettre à l’épreuve les tripes du spectateurs.
La mise en scène énergique (énervée) est soutenue par des effets gores saisissant, signés Jennifer Aspinal ("toxic avenger – the"). L’un d’entre eux est ainsi rentré dans les annales du cinéma : un clochard se liquéfiant littéralement dans une cuvette de toilettes, avec forces gerbes multicolores. Probablement le film doit-il une majeure partie de sa réputation à cette scène, symbolique du propos du métrage. Le but étant d’atteindre un degré d’abstraction tel, que le spectateur rira devant les scènes les plus horribles.
Le film datant de 1987, les effets spéciaux se résument donc à une importante galerie de maquillages. Le choix de Jennifer Aspinal d’utiliser nombre de couleurs vives, (r)ajoute à "Street Trash" un aspect cartoonesque.
C’est ainsi que le but avéré du film n’est autre que de faire imploser l’œil et le cerveau du spectateur.
Pas de critique pompeuse d’une Amérique décadente – même si certains ont pu déceler une chronique sur le milieu des sans-abris dans une grande métropole – pas de volonté affiché de faire réfléchir… Bien au contraire, Jim Muro et sa bande de joyeux lurons ne désirent rien de plus que d’éprouver les limites du cinéma.
Avec une démarche proprement post-moderniste, Muro s’affaire à déconstruire tout ce qu’Hollywood avait jusqu’alors fondé. Toute cette politique d’autocensure, de politiquement correct, reposant sur des années de tyrannie des grands studios (Universal, 20th Century Fox…)… noyé dans les gerbes colorés des clochards alcooliques de "Street Trash".
En outre, les séquences de "fondue de clochard" ne sont pas sans rappeler Dali, Miro…
Contrairement à cette autre forme d’art, le cinéma détient un avantage : la possibilité de dépeindre des scènes "vivantes" (entendre en mouvement). Cependant il doit aussi répondre à un certains cahier des charges, les moyens mis en œuvre étant coûteux, il est nécessaire pour le 7ème art d’attirer le public le plus large possible.
Ce faisant, si "Street Trash" est, tel que présenté aujourd’hui, un monument du mauvais goût, il n’en demeure pas moins édulcoré. En effet, une scène (en particulier) en a été extraite car le public y a mal réagit. Lorsque Fred attire la prostituée dans son antre, le montage test se déroulait comme suit :
Le clochard tente de pénétrer la femme en levrette ; il lutte, manifestement, quelque chose compromet son entreprise. Il tâte alors l’appareil génital de la dame et en extrait un tampon ensanglanté (lequel finira son existence écrasé sur le visage de l’un des voyeurs) pour finalement sodomiser violemment la donzelle.
"Street Trash" aurait put atteindre d’autres sommets du mauvais goût et de l’irrévérence, cependant il en a été décidé autrement… Ce qui n’altère en rien le statut culte du chef d’œuvre de Jim Muro.
AVIS DES AUTRES REDACTEURS : Film culte, monument du gore des années 80 avec "Evil Dead" et "Ré-Animator", "Street Trash" se distingue d’abord par son insouciance scénaristique. Loin d’avoir une intrigue solidement bâtie, la trame est au contraire des plus lâches, rassemblant des morceaux d’histoires pour en faire un film comme on rapiècerait un vêtement de clochard (les rushes du film s'élevaient à plus de 3 heures, mais pour des raisons de temps et de censure, le montage final est plus court de moitié!). Pour autant "Street Trash" n’ennuie jamais, au contraire.
Sa seconde et troisième caractéristiques sont en effet un réalisme saisissant (celui de la crasse et de la déchéance) et un humour tour à tour grotesque et cynique, ne serait-ce qu’avec la célèbre partie de « rugbite » où un clodo cherche désespérément à récupérer son membre tranché.
A travers les péripéties des personnages, leurs dialogues au ras des pâquerettes, les décors immondes, Jim Muro brosse avec talent le portrait de la fin du rêve américain. Les scène gores (dûe à la même professionnelle que pour "Toxic Avenger"), délirantes, extrêmes et colorées de façon inédite, ne font que mettre définitivement à mort ceux que la société a décidé d’oublier.
La réalisation de Muro est nerveuse, inventive pour l’époque, et elle captive toujours, nous plongeant dans un univers que nous préférerions ne pas voir. Un film unique en son genre, à voir absolument.
Jim Muro a renié son film pour des raisons de convictions religieuses. Il est dernièrement revenu à la réalisation avec la série « The substitute », mais il est désormais surtout connu comme steadycamer de génie ("Titanic", "Casino", "X-men2"…).
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 Avis de kotaro sur street trash | Ah... Street Trash...
Pour moi une des références du gore si ce n'est La référence.
Le film évolue dans un contexte cradingue (les personnages étant des SDF sans foi ni loi) qui rappellera par moment certains Troma et le politiquement correct n'a pas sa place ici.
Explosions de corps, gerbes corrosives, bref ça coule, ça suinte et c'est tant mieux.
Jim Muro se débrouille très bien avec sa Steady-cam, et donne une nouvelle atmosphère aux films de cette époque (on a parfois l'impression de regarder un dessin-animé gore). En ressort un style à part qui sera repris par d'autres réalisateurs par la suite.
C'est drôle mais glauque aussi et le mélange est fulgurant.
Allez trouver un film où des clochards jouent au rugby avec le sexe d'un de leurs confrères...
Rien à redire, Street Trash est une bombe.
|  Avis de Azonip sur street trash | Réalisé par un jeune étudiant devenu un steady-camer reconnu (il a participé notamment à « Titanic ») pour 700 000 dollars, et pendant les deux mois d’été, un film Z qui mêle des passages terriblement sombre à des explosions multicolores de viscères jouissivent des scènes d'humour potaches à une scène de viole odieuse, un film glauque qui m'avait traumatisé à onze ans, bien meilleur que d’autre Z comme « Toxic Advenger » ou « Basketcase » (critique détaillée à venir)
| | | les effets du gore sont excellent mais tout le reste est bidon.peace | | | "Fan de gore" tu fais pitié,que tu n'aime pas ce film c'est ton droit,mais ne pas respecter les autres en les insultant et en etant super vulgaire c'est une honte,j'espere que ton commentaire sera éffacé.Et va matter un porno car apparemment c'est la que tu prend ton pied. | | | Un des monuments de la comédie gore trash,assez proche de l'univers Troma et de celui de John Waters par moments,les scenes cultes s'enchaines dans un grand moment de n'importe quoi complètement assumé.J'ai mal pour ces clodos vivants dans cette décharge horrible,ce que nous montre beaucoup le réalisateur,qui n'a pas fait qu'un un simple film paillard et jouissif. |  avis de bub | Au dela du triste destin des clochadrs on a un film choc original.
Le point le plus fort et celui qui fait son originalité c'est bien sûre l'explosion multicolor quand les personnages meurent.
A part ça le scénario et les dialogues sont assez fades. Les acteurs eux ne sont pas non plus au top. Jim Muro a renié son film, mais je penses qu'il aurait dûe continué à en faire des films comme ça.
Au final j'ai quand même aprecié ce film, pas le meilleur de l'époque mais sûrement un des plus originaux. |  avis de nekro | C'est dément .Les effets gore fluos sont anthologiques et tout ce petit monde de clochards plus trashs les uns que les autre est à mourir de rire et follement original .Les gens qui se sont ennuyés devant ce film, et bien je sais vraiment pas ce qui leurs faut. Vous en en voyez souvent vous des flms gores se passant dans une décharge avec un chef -clodo vétéren du vietnam assis sur son trone fait en moteurs de voiture avec sa cour des miracle à ses pieds ? Et une partie de baseball avec une bite fraichement coupée ? Et un viol collectif dans une carcasse de voiture par une bande de clochards zombis hagards ? Et les explosions gore j'en parle meme pas, c'est du jamais vu ! Un film TROMA mais en 1000 fois mieux, égal à bad taste et à Braindead . |  Avis de mr mc kay sur street trash | C'est étonnant toutes les possiblilités d'utilisation d'un support DVD quand on y réfléchi: frisbee, cadran pour horloge, art deco, support pour dessiner des cercles...
m'voyez! |
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