Stéphane JOLIVET
4,5/6 - Stéphane JOLIVET
5/6 - Gérald GIACOMINI
5/6 - Vincent DUMENIL
4/6 - Christophe JAKUBOWICZ
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Kate Miller, mère d’un garçon bidouilleur en électronique, est sexuellement frustrée : son époux est mauvais au lit. Elle en parle à son psychiatre, le Dr Elliott, qui la rassure sur son pouvoir de séduction. Puis elle se rend au musée, où elle rencontre un homme qui sera son amant d’une nuit. Mais au petit matin, horreur : tandis que son amant dort, elle découvre dans le tiroir de son bureau des résultats d’analyses médicales indiquant que son Don Juan est porteur de la syphilis. Affolée, elle quitte l’appartement, prend l’ascenseur, descend les étages, puis les remonte en s’apercevant qu’elle a oublié sa bague. Les portes de l’ascenseur s’ouvrent… Devant Kate Miller apparaît alors une femme blonde portant un ciré et des lunettes noires, un rasoir à la main.
A l’époque où il réalise Dressed to Kill, Brian de Palma a déjà essaimé quelques chef-d’œuvres (Carrie, Phantom of the Paradise, Sisters…). Ce n’est plus un inconnu. Pourtant, c’est bel et bien à partir de ce film-là qu’on va identifier définitivement son style. Le contenu fortement sexualisé de Pulsions (traduction française qui nous fait oublier que le titre original est un jeu de mot scabreux -voir l’explication finale du Dr Lévy-) n’est pas pour rien dans cette subite reconnaissance. Une femme qui fantasme et prend un amant, un psychiatre, une call-girl de luxe, un rasoir…Sexe, sexe, meurtre et encore sexe, voilà l’histoire. Mais c’est aussi le film où de Palma a en quelque sorte concentré toute la panoplie de ses talents de metteur en scène, une sorte de "Brian de Palma, mode d’emploi".
Divisé en trois parties à peu près égales en longueur, Pulsions joue à merveille avec les images et la vérité qu’elles peuvent contenir. Les personnages comme les spectateurs vont de surprises en déceptions (en passant par la peur), jusqu’à la révélation finale. Ce n’est pas pour rien que l’histoire prend la forme d’un "whodunit", ni que le jeune Peter Miller construit un dispositif original de capture d’images (le dispositif de mesure et d’espionnage est d’ailleurs devenu un classique des films de De Palma). On croit savoir ce qu’on voit, on veut savoir, mais…on se trompe. C’est cette constante leçon du réalisateur, humoristique et magistrale, qui justifie son utilisation si particulière des travellings, gros plans, ralentis, split-screen, etc. Le suspense se joue non seulement sur toute l’histoire, mais pratiquement sur chaque image.
Autre trait éclatant : le rapport d’admiration et de rivalité qu’entretiendra toujours De Palma avec l’œuvre d’Hitchcock. Ce ne sont jamais de simples clins d’œil ou citations que contiennent ses films, mais de véritables reprises de scènes, qu’il transforme à son usage (certains critiques ne se gênent d’ailleurs pas pour traiter De Palma de plagiaire pur et simple). Ici, la scène du musée est directement empruntée à Vertigo, et, comme le reste de la première partie, retraitée sur un mode à la fois virtuose et moqueur (la vie de Kate Miller n’est finalement rien d’autre qu’un roman-photo, mais désacralisé : mimiques surjouées du plaisir, liste de courses au musée, syphilis…). Un ton moqueur qui va s’interrompre brutalement avec la scène de l’ascenseur, réalisée avec un brio qui, en quelque sorte, règle son compte une bonne fois pour toute à la scène de la douche dans Psychose (véritable traumatisme pour De Palma). Comparez les montages, et jugez !
Il y a pourtant un bémol, et de taille : le film reposant essentiellement sur une devinette (qui est cette femme au rasoir ?), on accroche difficilement à une seconde vision. Malgré l’interprétation fabuleuse de Michael Caine et de très belles images, les deuxième et troisième parties s’avèrent un peu laborieuses, et la fin, surajoutée à la révélation finale, perd de son efficacité… On aurait beau jeu de prétendre que là n'est pas l'essentiel, De Palma ayant lui-même affirmé que c'était surtout la première partie du film qui l'avait intéressé, et que la suite reposait sur un suspense quant à l'identité du tueur...
En somme, si Dressed to Kill peut être considéré comme un résumé de l’œuvre de Brian de Palma, c’est en rassemblant aussi bien ses qualités que ses défauts : déséquilibre et volonté de trop en faire, par exemple.
4,5/6 - Stéphane JOLIVET
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Avis de : Julien
A mes yeux, le meilleur film de Depalma. Un thriller mené de main de maître avec une mise en scène à la fois audacieuse et bourrée de références (Hitchcock bien sûr). La bande-son de Donnaggio est sublime. Intrigue passionnante, personnages intéressants... Bref un authentique chef d'oeuvre! du GRAND Depalma (loin de son pas très folichon FEMME FATALE)... ;)
Avis de : gore girl
L' oeuvre a quelques rapprochement avec le Psychose d' Alfred Hitchcock, mais l'héritage du maître du suspense y est parfaitement assimilé. Avec Angie Dickinson, Nancy Allen (Madame De Palma à l'époque) et Mickael Caine, le film est sans doute un des meilleurs flms de De Palma, mêlant sexe, manipulation et meurtres. Sans ce film point de Basic Instinct quelques années plus tard......
Avis de : dorian
certe, Angie Dickinson n'a pas les plus belles jambes au monde (ça n'est à mon avis pas son corp que l'on voit sous la douche), mais Michael Caine joue divinement bien, et la musique fabuleuse renforce la mince ressemblance avec Psychose...On regretera juste la fin ("Dans la douche le retour...") Qui surcharge le film, après l 'horible passage dans l'asile d'aliénés...
Avis de : ciné45
Il est très bien ce film. Il fait parti de cette vague de De Palma qui s'inspire de Pychose dans certains de ses themes : la schizophrénie, le travestissement..., comme L'esprit de Cain par exemple.
Avis de : ghostwolf
Du De Palma typique avec tout ce que celà sous entend : tout est un peu too much et théatralisé mais d'un autre côté des touches de finesse équilibrent le film et l'empêchent de tomber dans un extrême.
Malheureusement la fameuse scène de l'ascenseur est incomplète dans la version que j'ai vue mais elle reste très efficace.
Un quasi classique du genre auquel il manque cependant un petit quelquechose ...
Avis de : jmde
J'ai eu la cassette vidéo avant de l'avoir en dvd. Je l'ai donc vu énormément de fois. C'est pour ça que je ne mettrai pas de 6. Si j'avais eu internet il y a quelques années, j'aurais mis 6 sans hésitation. Je peux comprendre ceux qui trouveront que ce film a pris un petit coup de vieux. En ce qui me concerne, ça reste l'un des meilleurs thrillers de cette époque-là. La mise en scène est exceptionnelle et pleine de style. Le scénario s'inspire un peu de PSYCHOSE; il faut bien le reconnaître. Mais ce film est la preuve que l'on peut s'inspirer vaguement d'un autre, tout en réalisant quelque chose d'assez différent. Le thème des "transexuels" était ici abordé et traité(je pense) pour la première fois au cinéma, et de manière fascinante. En ce qui concerne la réalisation, comme je l'ai écrit plus haut, PULSIONS est un étalage de scènes superbes. Citons entre autres la scène de filature dans le musée, et surtout celle du dernier frisson dans la salle de bain. Brian De Palma reste l'un de mes cinéastes préférés.
Avis de : U-Klaw
PULSIONS, le pire et le meilleur de la DE PALMA's TOUCH !
C'est dans ses Thrillers, trop souvent cousus de fils blancs, que le maitre montre les limites de son génie. Pulsions c'est quelques grands moments de cinema, servis avec de grosses platrées de facilités TV.
Comment m'expliquer sans spoiler ?
La boitier de surveillance sur porte-bagage de vélo, ça me laissait déja perplexe dans le Club des Cinq, et ce sauvetage héroique & mousseux dans le metro, vaut les pires rebondissements de L'Agence tout risque !!!
Apres ça, une nurse peut chausser la meme pointure qu'un Michael Caine, ça choque meme plus !
Cela dit, ça n'engage que moi
... et la note globale des internautes, bien sur !
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