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malediction - la
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MELKI Laurent
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FISHER Terence
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Musique


chair et le sang - la - flesh and blood - 1984 un film de Paul Verhoevenchair et le sang - la
chair et le sang - la


Jérémie MARCHETTI




6/6 - Jérémie MARCHETTI

6/6 - Gérald GIACOMINI

5,5/6 - Vincent DUMENIL










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CHAIR ET LE SANG - LA

( FLESH AND BLOOD )


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( expérimental )

chair et le sang - la

En 1501, le brigand et guerrier Martin combat pour le comte Arnolfini avec l’aide de sa troupe d’amis et voleurs. Le comte leur promet un contrôle total sur les richesses de la ville, si bien sûr la victoire est assurée. Chose faite mais non due, le comte se retire et éloigne Martin et ses camarades. Fou de rage par cette traîtrise et la mort de son enfant, Martin attaque un convoi transportant la jolie Agnès, la jeune créature envoyée pour un mariage forcé avec le fils de Arnolfini, le savant Stephen. Violée, Agnès tente par tous les moyens de gagner l’amour de Martin, menant ses compagnons de galère dans un château dont ils chassent les occupants. Mais dehors, Stephen, Arnolfini et son armée attendent…

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Après une succession de films aussi sulfureux les uns que les autres, Paul Verhoeven se retrouve littéralement "chassé" de la Hollande, suite à la pression lourdingue des censeurs, voire même suite à la création d’un parti anti-"Spetters". Le Hollandais violent entame enfin sa grande période hollywoodienne, qui aussi enrichissante soit-elle, lui causera les mêmes déboires qu’en Hollande (il pense même à tourner actuellement son nouveau film dans son pays natal).

Volontiers "rentre-dans-le-lard", Paul Verhoeven débute brutalement sa rentrée dans les studios américains avec un film d’aventure d’une extrême violence, dépeignant le début du 16e siècle, marqué encore et toujours du sceau du Moyen-âge.



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Souvent traité dans le septième art mais d’une manière nettement plus légère qu’elle n’y parait, le Moyen-âge se voit surtout comme le cadre idéal pour tourner un énième "Robin des Bois" ou un nouveau "Lancelot". Beaucoup trop fantastique dans "Excalibur", il faudra trouver la vision la plus juste de cette furieuse époque dans le trop méconnu "Promenade avec l’amour et la mort" de John Huston. Et même si le film du grand Hollandais se déroule déjà en pleine Renaissance, Verhoeven continue de projeter une vision esthétique nettement plus proche de certaines fresques du temps des Chevaliers et de la peste, que celui de Leonard de Vinci (cité dans le film) et de Christophe Colomb.

Rares sont les personnages totalement et mentalement sains dans les films de Verhoeven. Inutile de trouver un véritable héros, le réalisateur se focalise sur ce que l’on peut appeler naïvement "des méchants". Martin, qui est d’ailleurs très très loin d’être un ange, est suivi par des gueux vulgaires, capables (du moins on le pense pendant un bon moment) de le suivre à la vie, à la mort : un satyre moustachu, une mère agitée du bulbe et son fils corrompu, une furie braillarde, un couple d’homosexuels (Si si ! Regardez bien), un prêtre illuminé (ou comment un personnage sorti d’une toile de Rembrandt pète un cable) et un psychopathe bien allumé (Brion James, monstrueux et cabotin comme à son habitude).



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Alors débutante, Jennifer Jason Leigh fait briller le film par sa belle chevelure blonde et ses formes harmonieuses, et brise littéralement en petits morceaux les grands clichés liés aux belles et classieuses jeunes princesses : pas de pitié ici, la jolie promise révèle une nymphomanie et un tempérament de catin virevoltant, hésitant entre l’amour pur et chaste avec l’adorable Stephen, et la liaison sensuelle, douce mais ambiguë avec le robuste Martin. Un Martin peut être robuste, mais se révélant bien plus fragile qu’on pourrait le penser, laminé par un amour quasi-impossible. Ne dérogeant en rien à la règle, Rutger Hauer se montre charismatique, puissant et même parfait en aventurier résistant aussi bien qu’il peut à la férocité qui l’entoure.

Soignant ses décors malgré un budget sans grande envergure, Verhoeven se laisse aller en grande partie à des débordements de violences inévitables de sa part, partant d’un viol sauvage à une succession d’images d’une rare cruauté : langue coupée, nourrisson mort-né, bonne sœur dont la tête est violemment fracassée à coups d’épée, tortures (pauvre Stephen !!), empalement, chute meurtrière, plaques noirâtres lacérées au rasoir… La peste tient d’ailleurs une place majeure dans le film (anticipation de la guerre bactériologique fort bien utilisée), et surgit là on ne l’attend pas.



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Alors que Basil Poledouris élabore une b.o tout aussi épique que le film, Verhoeven sait parfaitement tenir son spectateur en place avec de fabuleux morceaux de bravoure aussi explosifs que violents : le point d’orgue du métrage sera ce dernier tiers hyper violent où bataille et tragédie ne font plus qu’un, rythmées par une pluie et un orage incessants. Grandiose.

Aussi fulgurant soit-il dans sa violence, "La chair et le sang" s’autorise des plages romantiques à la sauce Verhoeven, c'est-à-dire tout à fait uniques. Souvent alambiqué, l’amour chez Verhoeven prend une forme différente de film en film : on se sépare pour mieux se retrouver dans "Soldier of orange", on se domine au lit dans "Basic Instinct", on change finalement de partenaire dans "Starship Troopers", on se déchire dans "Turkish Delight", on reste accroché désespérement à son fantasme dans "Le quatrième homme"… Ici, Agnès tombe amoureuse de son soupirant en croquant de la mandragore au pied d’un arbre servant de potence (où sont accrochés quelques pendus, en putréfaction bien sûr) alors que celui-ci lui a parlé quelques temps auparavant de la jouissance que connaîssent les malheureux pendus avant leur mort (!?!), et découvre enfin sa véritable première fois (le viol étant loin d’être consentant) avec Martin dans un superbe bain enfumé et chaud. Rien de "normal" (tant mieux d’ailleurs) à vrai dire dans ces deux séquences, mais qu’est ce que c’est beau !!
Premier passage dans le cinoche américain pour Verhoeven et nouvelle victoire, avec ce chef d’œuvre tout simplement INEGALABLE.



6/6 - Jérémie MARCHETTI





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L'AVIS DES INTERNAUTES
Avis de : alien13


Tout-à fait d'accord ! Ce film est tout bonnement un plaisir ! Le bonheur total !






Avis de : juki1


c'est le plus beau film que je n'ai jamais vu






Avis de : snake


certainement le meilleur film sur le moyen - age paul verhoven ne prend pas de gants pour nous montrer la sauvagerie de cette epoque mention special arutger hauer et jennifer jason leigh






Avis de : snake


certainement le meilleur film sur le moyen - age paul verhoven ne prend pas de gants pour nous montrer la sauvagerie de cette epoque mention special arutger hauer et jennifer jason leigh






Avis de : Juanito


un film brutal et cru, paradoxalement tout en subtilité et en nuance...
d'une violence fascinante. Les personnages sont remarquablement bien construits, et leurs évolutions sont finement vu.
Un chef d'oeuvre du film historique.






Avis de : eric


Un film culte pour les vrais connaisseurs,dispo depuis 5 juillet 05 en zone 2 pour 10 euros, a acheter les yeux fermes






Avis de : cinefil


j'ai l'oocasion de voir ce film ,le cotè amour que l'acteur à chercher pour lui donner de ampleur, à effectivement rendu ce film
auui reel que l'on imagine ,c'est fabuleux .






Avis de : dreamer


LE film définitif sur le moyen âge, LE film pour tous les fans de Rutger Hauer (dont je fais partie) qui livre ici sa performance la plus inspirée et hallucinante (bon, à égalité avec dans un autre registre Turkish Delight), LE meilleur film de Verhoeven avec Starship Troopers. Et une sacrée claque toujours, plus de 15ans après sa sortie. Un chef d'oeuvre crépusculaire et mythique.






Avis de : Saint FieF


Moins définitif que d'autres films de verhoeven mais térriblement beau






Avis de : Hérodote


Un film qui aura marqué les esprits sans aucun doute. Mais je reste sceptique quant à la vision historique de Veroeven. En effet, si les qualités artistiques du film sont indéniables, je ne peux m'empêcher de noter certains anachronismes et une vision très personnelle de cette période historique de la part du réalisateur. Celui-ci sans doute influencé par les idées de son pays natal, idées issues de la réforme, ainsi que par son côté libre penseur qui habituellement joue en sa faveur; a eu tendance à stéréotyper ses personnages et à donner une image de l'italie du début du 16ème siècle trop barbare et trop grossière pour l'époque: il ne s'agit plus à proprement parler du moyen-âge puisque celui-ci se termine selon les avis historiques divergents sur ce point soit en 1453: date de la prise de Constantinople par les Turcs, soit en 1492: date de la "découverte" du nouveau monde par christophe Colomb. Nous sommes donc déjà dans la période dite contemporaine et plus précisément dans la rennaissance qui a de plus commencé en italie depuis déjà un siècle ("quattrocento") et si la cruauté et le meutre n'étaient pas absents de l'époque, le raffinement et l'élégance des habits et du langage étaient de mise, dans les divers états italiens aussi bien que dans la cour de France de Louis XII et surtout de François 1er son successeur.De plus les mercenaires engagés par les seigneurs italiens étaient le plus souvent des suisses dont l'infanterie était réputée dans toute l'Europe et non pas le genre de mercenaires que l'on nous présente dans le film. Enfin on sent déjà un parfum de guerre de religion avec ce film qui nous montre un prêtre catholique dément maniant les superstitions comme auraient pu le faire certains animistes et utilisant l'effigie statutaire de saint Martin comme un "fétiche" encourageant une bande de psychopathes au meurtre.Je rappelle que le premier texte réformateur publié parMartin luther en Allemagne le fut en 1517,tout près de l'action décrite dans le film. Comme si le film tenait à montrer que la rennaissance italienne et donc catholique était une époque sombre et barbare: loin s'en faut, il suffit de visiterl'Italie pour s'en rendre compte. Pour finir je tiens à préciser que je n'ai absolument rien contre nos amis protestantsni contre les libres penseurs qui ont enrichi les milieux artistiques de leur vision débridée mais que je tiens simplement à rétablir une réalité historique et un contexte géopolitique passés à la trappe dans ce film, lequel peut être apprécié pour ce qu'il est: un bon divertissement aux accents baroques. Un amoureux de l'histoire et de l'Italie ne pouvait s'empêcher de donner son avis à ce propos.






Avis de : nicofeel


Quand sexe et violence font bon ménage au MOyen Age, cela donne un chef-d'oeuvre !






Avis de : val


j'ai beaucoup adoré ce film que j'ai regarder par pur hasard a la télé et je regrette de ne pas l avoir enregister SVP ya til un moyen de le télécharger ?! merci d avance






Avis de : saint fief


Le téléchargement est interdit, d'autant plus que si tu as adoré le film pourquoi ne pas l'acheter?
tu le trouveras à 9€99 sur amazon.
http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B0009NRSJE/qid=1132511841/sr=8-1/ref=sr_8_xs_ap_i1_xgl/171-3643828-1654640






Avis de : RIRI


Superbe !!! Le meilleur Verhoeven.








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