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vampire a soif - le - blood beast terror - the - 1967 un film de Vernon Sewellvampire a soif - le
vampire a soif - le


Marija NIELSEN




1,5/6 - Marija NIELSEN

4/6 - Christophe JAKUBOWICZ

2,5/6 - Yann LE BIEZ










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VAMPIRE A SOIF - LE

( BLOOD BEAST TERROR - THE )


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( expérimental )

vampire a soif - le

De jeunes hommes sont mortellement blessés par un ou des agresseurs inconnus. Vidés de leur sang, ils meurent avant de pouvoir donner un quelconque renseignement. Un témoin oculaire va cependant parler d’une sorte de créature géante ailée et des indices retrouvés sur le lieu d’une agression vont conduire la police sur les traces d’un scientifique reclus.

vampire a soif - le


Ce film a été considéré par Cushing lui-même comme étant le pire de sa carrière. Bien que je n’aille pas jusque là, force est de constater que ce métrage est terriblement creux, tant au niveau des idées que de la réalisation d’un Vernon Sewell décidément très peu inspiré. De plus, la traduction du titre original est complètement mensongère puisqu’à aucun moment, nous n’avons affaire à un vampire mais à un papillon de nuit géant se nourrissant de sang humain. Juste pour souligner que rien n’est réussi dans ce film. Enfin, ne chipotons pas non plus, le film n’a pas besoin d’être enfoncé davantage puisqu’il y réussit fort bien tout seul.



vampire a soif - le




Cushing joue le rôle de l’inspecteur Quennell (soit le scénariste ne parlait pas français, soit il avait un curieux sens de l’humour) sur les traces de cette mystérieuse créature tuant sans scrupule. De nombreux plans le montrant songeur, le regard perdu, font inévitablement penser à Sherlock Holmes sans sa pipe et son chapeau, mais malheureusement, c’est tout. Et même Cushing semble le réaliser puisqu’il ne fait aucun réel effort pour nous convaincre de quoi que ce soit, se disant peut-être que de toute façon, personne ne regardera jusqu’à la fin.

Effectivement, la tentation d’appuyer sur le bouton "stop" démange le doigt, et même la créature d’un ridicule achevé esquisse à peine un sourire sur le visage du spectateur fatigué. L’acteur porte un costume à cape noire avec deux antennes sur la tête et deux yeux de mouche géantes sur le visage. De près, le tissus fait fortement penser à une sortie de bain pour bébés. Pour ce qui est des effets spéciaux, les transformation entre papillon de nuit géant-belle jeune femme sont tout simplement atroces : juste un fondu de l’image entre les deux, douloureusement mal fait.



vampire a soif - le




Ah oui, autant que je vous dise : la créature a été créée par un savant fou et sa forme humaine est prétendument sa fille. Dans un élan de créativité remarquable, le scénariste a décidé que cette capricieuse personne désirait un compagnon. Le savant s’y applique alors avec attention. Toute ressemblance avec un film déjà existant ("Frankenstein" pour ceux dont les neurones se reposent déjà) est sans doute purement volontaire.

Après une trentaine de minutes, on commence déjà à s’ennuyer sérieusement, pour employer un terme poli, et on se demande en combien de temps le scénario a été écrit, tant les acteurs sont stéréotypés et l’action inexistante. Le seul personnage qui est un minimum intéressant – ou du moins, drôle – c’est l’employé à la morgue qui mange parmi les morts tout en proposant son repas aux inspecteurs de police récalcitrants ou révélant force détails concernant l’état des cadavres avec une bonne humeur imparable. Dommage qu’il ne soit présent qu’environ 5 minutes en tout.



vampire a soif - le




Bon, ce n’est pas tout ça, il faut bien terminer ce que l’on a commencé. Et là, on se dit qu’on aurait préféré ne pas savoir tant l’on se sent presque honteux devant un final abracadabrantesque de clichés stupides et de laideur certainement involontaire. On dirait que l’inefficacité de tout ce qui précède a gagné l’équipe entière et qu’ils ont été incapables de faire autrement que de continuer sur cette pente les menant au fond du trou.

Au final, le film n’est pas nul-bien, juste nul-nul. Mais que sa présence dans le coffret Peter Cushing ne vous empêche pas de vous le procurer – les trois autres films valant largement l’achat à eux seuls.




1,5/6 - Marija NIELSEN





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L'AVIS DES INTERNAUTES
Avis de : Sean Moore


C'est moche de frapper un film à terre! Et en plus vous avez déjà tout dit...Alors pourquoi ajouter mon grain de sel? Disons que ça m'amuse...Contrairement au film! Non, sans déconner,je soupçonne un genre de pari à la con au cours d' une soirée orgiaque au bord d' une piscine remplie de Whisky.J'imagine le scénariste(arf,arf) raconter son histoire(re-arf,arf)au producteur qui en parle à son tour au réalisateur(re-re-arf,arf) après que ce dernier eut dégobillé tout son Johnny Walker dans les hortensias. Les trois compères décident ensuite de faire appel à Peter Cushing en étant certains qu'il acceptera,vu qu'ils sont toujours bourrés comme des calebasses! Ils sonnent chez lui à cinq heures du mat', braillant des chansons de Gilbert et Sullivan, après avoir écrasé le caniche du voisin en parquant la M.G!!!
Cushing,qui était un gentleman( Et avait simplement envie de dormir tranquillement!) se demanda pendant un instant s'il n'allait pas les rosser avec son parapluie voire avec un exemplaire du "Times" plié en quatre,mais jugea finalement plus digne d'accepter de jouer dans leur film,a condition qu'ils aillent faire leurs pitreries( Vous ou moi aurions dit "conneries" mais c'est pour ça que nous ne sommes pas des gentlemen!)un peu plus loin. Et voilà comment il s'est retrouvé dans cette daube!C'EST LA SEULE EXPLICATION LOGIQUE!!!OUI!!!LA SEULE!!!!...... OU ALORS L'HYPNOSE!!!!
Je gratifie quand même le film d'un demi point,histoire que Peter Cushing n'aie pas été réveillé au milieu de la nuit pour des prunes!






Avis de : dr west


Vieux film d'horreur assez sympa avec le grand Peter Cushing!! Un titre trompeur car ici point de vampire mais une abeille géante!!!






Avis de : Lord Nithorynque


Quelquefois, le manque de moyens et d'ambition aidant, certains films anglais peu inspirés deviennent fascinants à force de réalisme plat : c'est le cas ici. Le film n'est pas le moins du monde expressioniste. La réalisation gomme toute aspérité. La photographie est sans apprêt. Les effets spéciaux sont réduits au strict minimum. Tout cela, peut-être par manque de talent, certes, mais qu'importe, puisque ce nivellement, accentué par le jeu relativement atone de Peter Cushing, rend le film intrigant.

Personne ne semble croire au scénario ni aux personnages ? Fort bien. LE VAMPIRE A SOIF avance donc tout seul, malgré le metteur en scène, malgré les acteurs, malgré ses spectateurs. À peine y a-t-il une légère inflexion dans le ton du film lors des scènes de la morgue, que Peter Cushing et Roy Hudd ont décidé de jouer sur un mode humoristique.

Le scénario (débile et/ou habile) mélange les références à FRANKENSTEIN, DRACULA et même HAMLET (la petite pièce de théâtre jouée chez Robert Flemyng, à l'intérieur du film, et qui révèle la vérité au spectateur attentif) ou L'AMANT DE LADY CHATTERLEY (la convoitise de Wanda Ventham pour le jardinier). Autrement dit, quand un scénariste anglais ne fait aucun effort particulier, c'est le vieux fond culturel, toujours présent, qui fait retour.

Le budget limité impose au film, qui se déroule au XIXe siècle, de nombreuses scènes tournées les bois dans ou à proximité de forêts, souvent à la tombée de la nuit, inquiétantes sans avoir besoin de forcer le trait. Quant aux trajets en voiture à cheval sur des petites routes de campagnes, ils ont un cachet qui, comme certaines scènes d'intérieur, peut évoquer dans leur simplicité les sérials de Louis Feuillade. Quelquefois, le choix de lieux qui n'ont que leur banalité à offrir fournit une ambiance étrange à peu de frais.

Bien sûr, il s'agit tout de même ici d'un mauvais film, mais on peut y trouver bien des choses intéressantes, et sûrement tout ce qu'on se donnera la peine d'y chercher...








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