evil ed - evil ed - 1997 un film de Anders Jacobssonevil ed


Jérémie MARCHETTI




5/6 - Jérémie MARCHETTI

2/6 - Stéphane JOLIVET

3/6 - Vincent DUMENIL

4/6 - Lionel JACQUET




EVIL ED
( EVIL ED )

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Edward Swenson est un homme incroyablement tranquille travaillant comme monteur dans une société cinématographique spécialisée dans le film d’auteur. Sam Campbell, travaillant dans une firme dédiée au film d’horreur, l’engage pour couper les scènes les plus sanglantes de son nouveau film. Emménageant dans une maison de campagne, Edward va être en proie à d’inquiétantes hallucinations et commence à sombrer lentement dans la folie meurtrière…

Excepté le très dur rape and revenge "Thriller", la Suède ne nous a pas habituée jusqu’ici aux films d’horreur. Et on comprend très vite pourquoi : la Suède dispose d’une censure très sévère allant jusqu'à mutiler un film aussi innocent que "L’empire contre attaque" !!!! Avec "Evil Ed", Anders Jacobson décide de faire un beau pied de nez à la censure de son pays avec ce film gore et délirant. L’introduction du film annonce d’ailleurs la couleur : un monteur de film d’horreur s’enferme dans sa salle de montage et pète littéralement un plomb, alors que son patron tente de faire ouvrir la porte au chalumeau. Une fois la porte défoncée, le monteur s’enfonce une grenade dans la bouche et la dégoupille, faisant gicler du sang sur la face de son patron et sur le poster de "Cherry 2000" ! Pour enfoncer le clou, le patron lance agressivement "Vous êtes viré" !!



C’est le gentil Edward qui va succéder à ce monteur fou. Père de famille, naïf et plutôt habitué à monté toute la journée des films d’auteur ennuyeux, il va se retrouver auprès du producteur Sam Campbell (vous avez tout de même compris le clin d’œil ?), lui proposant de séjourner dans une tranquille maison de campagne pour s’occuper des coupes à effectuer sur son prochain film d’horreur, contant les aventures goresques et salacse d’un bûcheron psychopathe. Ed accepte et se retrouve seul pendant des nuits entières à couper le film de Sam, détail hilarant : les coupes effectués rendent le film incompréhensible, en particulier ce meurtre bien "hard gore" coupé entièrement, passant de la rencontre du tueur et de sa victime au plan du tueur ensanglanté ! Mais la santé mentale de Ed commence à se déséquilibrer et les hallucinations cauchemardesques s’amoncellent : il croit couper un bras alors qu’il ne fait que trancher un morceau de pain, s’imagine que sa vieille rombière de voisine se change en blondasse à la poitrine opulente, et il est persuadé d’être harceler par un Gremlins bouffi dévalisant son frigo et l’envoyant clairement se faire foutre ! Comme quoi y a des jours ou il vaut mieux rester coucher.



Mais aussi drôle soit-il, "Evil Ed" inquiète parfois comme cette scène déplaisante ou Edward se repasse en boucle la phrase "Don’t you fucking look at me" dans le noir complet, une scène d’autant plus dérangeante que Jacobson nous envoi par la suite un très vilain effet de surprise en pleine poire, qui risque d’en terrifier plus d’un !! Ed va devenir un psychopathe en puissance, massacrant toutes les personnes gênantes sur sa route, il faut le voir en train d’assassiner un cambrioleur à coup de téléphone et de vaisselle ou d’envoyer une impressionnante série de coups de poing au gentil héros du film, le tout sur un air musical de berceuse ! Peu avare en scène gore, Jacobson s’en tire avec les honneurs malgré un faible budget : une belle galerie de monstres et des effets sanguinolents très réussis.



Mais ce qui fait avant tout "Evil Ed", ce sont les très nombreux clins d’œil et hommage au cinéma d’horreur et fantastique comme on l’aime : "Evil Dead" bien sûr (les fameux mouvements de caméras subjectives, le titre, le nom du producteur, l’infirmière possédée), les premiers films de Peter Jackson (la musique, le mélange gore/humour), "Legend" (l’apparition surprise de Lord of Darkness !!!) ; Gremlins (le monstre dans le frigo), Robocop (la mort spectaculaire de Ed est un clin d’œil a celle de Murphy), The Stephfather (la scène ou Edward poursuit sa femme, la chemise et la face maculée de sang, le coup du téléphone) ou encore à Clive Barker ( un inquiétant zombie dont les phrases, le style voir l’ambiance des décors où il évolue font penser directement au fameux Lord de l’horreur anglaise). Même le cinéma de John Woo et de Peckinpah est cité lors d’un gunfight final gorissime, mouvements de caméras spectaculaires à l’appui (la caméra suivant le trajet de la balle). On pourra également remarquer la présence multiples affiches de films d’horreur qu’on s’amusera à repérer : "Critters", "La mouche", "Evil Dead 2", "Prince des ténèbres"… Sorti beaucoup trop discrètement dans un dvd zone 2 douteux, "Evil Ed" est un hommage malicieux et inventif au cinéma d’horreur, qui plaira indéniablement aux fantasticophiles comme nous sommes.


5/6 - Jérémie MARCHETTI


AVIS DES AUTRES REDACTEURS :

Suis-je trop soupçonneux? Loin d'être un hommage, ce film m'a paru être une insulte pure et simple, non seulement au cinéma de genre, mais au cinéma en général. Le propos de Jacobsson se résume en gros à ceci: ceux qui aiment les films d'horreurs sont de profonds débiles, les films d'horreurs ne sont que des recettes minables, et pour ce qui est du cinéma "normal", il est ennuyeux (Edward aime les films bergmaniens, mais pas Jacobsson). "Evil Ed" est selon moi une parodie aigre et haineuse... Anders Jacobsson en est tellement fier qu'il n'a plus jamais touché une caméra, et qu'il est impossible de trouver sur lui de solides informations. Malgré tout, le film se tient et contient quelques scènes intéressantes...

2/6 - Stéphane JOLIVET

Regarder des films d’horreur peut rendre fou ! Evidemment, pris au pied de la lettre, cela est sujet à caution, mais ici le réalisateur prend le contre-pied de cette thématique bien pensante en en faisant des tonnes. Renvoyant ainsi le message à l’envoyeur pour ainsi dire.
Rien là dedans n’est sérieux évidemment. Le réalisateur en fait des tonnes, humour énoooormes entre les productions Troma, les « Uncutmovies « trash et le gore « Jacksonien « . Une flopée jubilatoire de clins d’œil à tout un pan du cinéma d’horreur à destination des fans.
Même si le rythme semble s’essouffler au milieu du film (le rendant un poil trop long en fait), il procure un plaisir coupable dont aucun amateur ne devrait se priver.
Une excellente petite production comme on aimerait en voir plus souvent, bourrée d’idées et d’intentions.

4/6 - Lionel JACQUET




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  Avis de whitequeen sur evil ed
c'est une blague ce film , il m'a sembé durer 4 heures tellement c'est long et ennuyeux
on parle d'humour decalé? non l'humour decalé c'est braindead , evil dead 2, la on se moque tout simplement des fans d'horreur
a eviter histoire de ne pas perdre de temps
  avis de OneBadBandito
(OneBadBandito@hotmail.fr)

J'ai passé un bon moment en regardant ce film, grâce à l'histoire que j'ai trouvé vraiment intéressante.
Bon c'est vrai qu'il y a des défauts mais ils ne gâchent pas complètement le film et celui-ci s'en sort tout de même bien.

(Mon avis n'engage que moi)
  avis de Sangore
Je ne sais pas quelle est la position du réalisateur vis-à-vis des films d'horreur, mais je m'en fous: y'a plein de scènes gore comme je les aime, c'est ce qui compte. Puis j'ai craqué pour la bestiole du frigo... Trop fort! Mais bon, c'est sûr, les acteurs sont nuls. Enfin, en tant que fan de gore, je suis super content d'être tombé sur ce film, tout à fait par hasard (tout comme Body Trash, que j'ai acheté en même temps).
  avis de Divad
"Evil Ed" : LE film gore suédois! Cela faisait 2 bonnes années que je cherchais ce dvd assez rare, d'autant plus que l'édition est très basique, et j'avoue ne pas avoir été déçu (0,90€ chez Cash Converter pour un dvd de cette qualité, c'est donné). En effet, le film tient ses promesses en terme de gore : quelques scènes bien sanglantes (explosions de têtes, pied coupé, bras tranché...) et surtout, chose propre au gore à proprement dit, des dialogues et des situations bien fendards (le monstre dans le frigo qui dit à Edward d'aller se faire foutre; notre même héros qui voit en sa voisine du troisième âge une bombe sexuelle; des cambrioleurs craignos; un producteur un brin trop près de ses secrétaires...). Mais "Evil Ed", tout en étant un film gore, est pourvu de deux objectifs : c'est une manière pour le réalisateur de se révolter contre la censure scandaleuse de son pays, mais c'est également le moyen qu'il a trouvé pour rendre hommage à de grands films horrifiques ("Evil dead 2", "Massacre à la tronçonneuse"...) mais également à de bonnes séries B qui ont marqué leur temps ("Critters" par exemple).
Niveau scénario, je vous aurai prévenu, "Evil Ed" est l'archétype du film gore, donc de ce côté nous aurons droit à un scénario simple (un homme très sérieux se voit confier comme travail de couper des scènes jugées trop violentes dans des films horrifiques et finit par avoir des visions d'épouvante, des tendances à la barbarie...), des acteurs pathétiques (ce qui donne de la force et de la forme au film gore) et des situations bêtes à souhait. En plus de poursuivre avec brio la lignée des films gores, "Evil Ed" a la particularité, contrairement à d'autres ("Braindead", "Bad taste", "The toxic avenger"...), de nous faire sursauter avec des scènes soudaines et fortes en intensité (la scène de l'infirmière est tout bonnement la meilleure du film).
Un seul conseil : jetez-vous sur ce film car il en vaut la peine, malgré sa faible disponibilité sur le marché du dvd...


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