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Stéphane JOLIVET
1,5/6 - Stéphane JOLIVET
4,5/6 - Gérald GIACOMINI
6/6 - Jeremie MARCHETTI
4/6 - Yann LE BIEZ
3,5/6 - Colin VETTIER
4/6 - Vincent DUMENIL
5,5/6 - Lionel JACQUET
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NEW YORK 1997
( ESCAPE FROM NEW YORK )
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Certains films nous laissent un souvenir flatteur, qu’un simple revisionnage suffit à anéantir. Ce n’est pas de gaîté de cœur mais il faut parfois se rendre à l’évidence : non seulement "New York 1997" a souffert du temps, mais ce que d’aucuns considèrent comme l’un des classiques de John Carpenter s’avère tout simplement être un mauvais film.
Suite à une augmentation sans précédent du taux de criminalité, Manhattan est transformée en un gigantesque ghetto-prison. Une police militarisée aux méthodes expéditives surveille son enceinte, tandis que l’intérieur du périmètre est livré aux détenus et à leurs propres lois. Se rendant à une convention internationale, l’avion du président des Etats-Unis est détourné et crashé sur les immeubles de la zone condamnée. Snake Plissken, ancien militaire que les autorités s’apprêtaient justement à emprisonner pour braquage, est alors chargé par le commandant Hauk de retrouver le président, ainsi que le précieux document qu’il transportait avec lui. Le tout en moins de 24 heures. S’il y parvient, il sera remis en liberté.
Une fois posées les bases de l’histoire (les 25 premières minutes), il ne reste plus au personnage central qu’à effectuer ce qui était prévu. Et c’est ce qu’il fait, d’une façon on ne peut plus linéaire. Mais parlons-en, des bases. Elles ne sont même pas crédibles. A l’origine de la prison Manhattan est invoquée une hausse de "400% du taux de criminalité"… Pas besoin d’être statisticien ou sociologue pour comprendre que la pilule est un peu grosse, ce rush à lui seul pouvant motiver un film fantastique. Ensuite, faire du cœur économique de New-York une prison ? Quelle pertinence de la part d’un gouvernement impérialiste… Le Bronx et le Queens, plus vraisemblables, étaient juste à côté. Le crash d’un avion en pleine ville n’engendre que quelques débris ? Là, c’est l’Histoire qui nous fait grincer des dents. La précieuse bande magnétique ? Un document de cette importance, en un seul exemplaire…
Quand bien même on adhère au discours anarchiste du réalisateur, ce dernier en reste donc à une représentation grossière et déjà mille fois rabâchée en 1981 : méchants impérialistes, vilains voyous et héros solitaire à qui on ne la fait pas. Au contraire de George A. Romero, avec qui il partage le même penchant contestataire (il donne son nom à l’un des personnages, tout comme il donne à un autre le nom de Cronenberg), John Carpenter ne cherche pas à pousser la réflexion, se contentant de tirer de ses positions un usage rock’ n roll, pourrait-on dire. Et pourquoi pas ? Petit problème, c’est que cette attitude ludique empêche au film de remplir le minimum des conditions que le spectateur est en droit d’exiger lorsqu’il regarde un film d’anticipation : que les hypothèses exploitées soient au moins envisageables. Là, l’idée de départ prenant l’eau, on n’a plus qu’un petit jeu vidéo où aurait pu jouer Jean-Claude Van Damme, et soit "Escape From New York" préfigure les bourdes cosmiques du régime George W. Bush pour ce qui est de la logique, soit le scénario a été pondu à la va-vite sur un coin de table…
Côté divertissement, malheureusement, "New York 1997" déçoit aussi, à commencer par les décors et les accessoires. Inutile de dire qu’un environnement futuriste élaboré en 1981 a peu de chance de faire bonne figure face à ceux que l’on peut mettre au point aujourd’hui, à plus forte raison si le budget n’était pas celui d’un George Lucas.
Ici, autant les extérieurs de la base militaire sont réussis, autant le reste fleure bon le "K 2000" à venir, tableaux lumineux et gadgets en plastique à gogo. Hormis lors de l’atterrissage en planeur de Plissken sur l’une des tours du Worl Trade Center et une petite escarmouche, le choix de Manhattan s’explique par ailleurs d’autant moins que les gratte-ciel ne seront pas exploités durant le film. L’investissement des hauteurs par la racaille semblait une évidence, et aurait pu donner un niveau d’intérêt supplémentaire. Mais non, tout se passe à ras de terre dans un décor qui aurait pu être celui de n’importe quelle banlieue livrée à elle-même, et inutile de vous demander ce qu’est devenu Central Park : rien.
Les événements sont prévisibles et s’enchaînent les uns à la suite des autres avec une monotonie exemplaire, Kurt Russell passant en revue un casting royal mais systématiquement dévitalisé. Jamais Lee Van Cleef n’avait paru si peu vicieux et si peu menaçant, Harry Dean Stanton et Donald Pleasance aussi pâles. Le "Duke", quant à lui, est aussi effrayant qu’un Village People, et ses troupes de sauvages cultivant tous les symboles de l’histoire américaine ressemblent finalement à de grosses dindes bariolées… Si on y rajoute une voiture équipée de chandeliers et un combat de boxe à coup de batte cloutée, que dire ? Que Carpenter avait réuni tous les éléments d’une franche comédie tromesque (et hop, Brain sautant sur une mine, à mourir de rire), mais que n’étant guère du genre comique, il a continué à croire que son sujet était sérieux.
Le pire dans tout ça, c’est qu’on sait que Plissken a 23 heures pour faire son boulot, mais qu’on s’en moque comme de l’an 40. Pas le moindre suspens, on sait de toute façon que ce genre de héros n’est pas susceptible d’échec. Que reste-t-il? Une atmosphère ténébreuse, une mise en scène sobre comme à l'habitude chez Carpenter, une musique pas très inspirée mais qu’on reconnaît bien comme étant de lui… Et puis on oublie, vite.
L'un des nombreux films cultes de John Carpenter, delaissant le monde de l'horreur pour celui de la science fiction. Faisant evoluer ses personnages dans un New York apocalyptique et fascinant, sorte de ville fantome sans lois, il va jusqu'à créer un personnage devenu culte aujorud'hui : Snake Plissken. Charismatique,ambigu et interpreté par un stupefiant Kurt Russel, il restera longtemps dans toutes les memoires. L'etonnant casting est un catalogue de stars comme Isaac Hayes ( Shaft himself),Lee Van Cleef( grand habitué des westerns), Ernest Borgnine ( second role egalement très present dans certains westerns), la superbe Adrienne Barbeau ou encore Harry Dean Stanton et Donald Pleasence. Violent,maitrisé et très sombre, angoissante et privilegiant l'action sur la psychologie, une oeuvre epatante. Un des rares Carpenter devant lequel je n'ai pas été parcouru de ce frisson unique que l'on ressent à la vue d'un chef d'oeuvre.
C'est à mon sens un film assez médiocre considérant qu'il est signé Carpenter. C'aurait été quelqu'un d'autre...
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 Avis de Aiwass sur new york 1997 | Longtemps ce film est resté le seul Carpenter de la grande époque que je trouvais un peu mitigé, je me matais plus volontiers Starman, jamais trop compris le statut de chef d'oeuvre car je le trouve assez faible dans l'action même si on a droit à quelques scènes bonnardes (et délicieusement basiques), bien que Kurt Russel soit toujours très fringuant et qu'il en impose en Snake (l'ancêtre du cynisme 90's des Bruce Willis/Gibson et consort créé par Shane Black ?). Escape from L.A. le surpassera à tous niveaux (l'humour déjà, plus efficace) excepté peut être l'esthétique, qui est ici vraiment ravissante, homogène, peut être la série B qui retranscrit le mieux l'ambiance de New York avec Ghostbusters... film culte ok, ça c'est difficilement parable, Manhattan à l'état de jungle, les méchants gangs, etc etc, un petit film d'aventures urbain bien sympathique, old school, à ranger pas loin des Guerriers de la Nuit et de Mad Max, pas ce que John a fait de mieux dans cette période loin s'en faut, et puis faut dire que c'était son premier film "détente" (quoique Dark Star) après les très tendus Assaut/Halloween/Fog, mais il avait pas encore pris la main pour l'humour fin 70's/début 80's (remember Napoleon Wilson avec ses vannes très ohohoh ou le Dr Loomis qui fait sa blagounette aux gamins, John n'était pas très adroit pour les effets comiques en c'temps là), d'où le côté un peu "transitif" de NY97, son aspect entre deux mondes, à la fois austère (les rues noires/grises, ou Snake lui-même qui est un perso assez sombre malgré sa bouille sympathique) et léger-kitschouille... Et puis il me semble que Carpenter s'est jamais caché de détester New York, d'où ce manque d'excitation/enthousiasme qu'on peut ressentir par moments, alors qu'il se lâchera complètement avec la suite à L.A., ville dont il est amoureux, ce qui rendra la suite/remake beaucoup plus attachante amha. Une sorte d'entracte snickers-fanta de luxe avant The Thing en quelque sorte, un bon ptit action movie artisanal. | | | Halloween,assaut,the thing et new york 1997...je kiffe a mort | | | C'est un film que j'adorais dans les années 80 et que je continue à aimer maintenant et pas seulement par nostalgie. Le personnage joué par Kurt Russell est charismatique à souhait et tous les autres acteurs sont très bien choisis. Je suis toujours heureux de voir les trognes de Donald Pleasance et d'Ernest Borgnine. Les décors sont pour moi excellents et je trouve que l'on s'immerge très vite dans l'histoire qui tient en haleine jusqu'au bout. La musique composée par Carpenter rajoute à l'atmosphère du film. Tous ces éléments mis bout à bout: Casting à la hauteur, scénario qui tient la route, mise en scéne classieuse, bonne B.O entraînent que l'on est pour moi, en face d'un film culte. | | | c'est certainement l'un des meilleurs films d'anticipationqui m'a ete donne de voir. la premiere fois que je l'ai vu je devais avoir 10ans et je suis tombe sur le cul! une ambiance apocalyptique desesperee, un kurt russel rebelle et anarchiste comme on en fait plus, une musique inimitable: la decouverte pour moi d'un grand realisateur "JOHN CARPENTER". par contre je suis decu que ce soit quelqun qui n'a pas aime le film qui fasse la critique. mais je te remercie tout de meme stephane.j de m'avoir dit que aux frontieres de l'aube existait bien en zone 2. |
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