baie sanglante - la - reazione a catena - 1971 un film de Mario Bavabaie sanglante - la


Marija NIELSEN




4,5/6 - Marija NIELSEN

4/6 - Christophe JAKUBOWICZ

4/6 - Colin VETTIER

3,5/6 - Vincent DUMENIL

4/6 - Jérémie MARCHETTI

4/6 - Stéphane ERBISTI

4/6 - David MAURICE


BAIE SANGLANTE - LA
( REAZIONE A CATENA )

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***AVERTISSEMENT***
Cette fiche contient un sérieux spoiler signalé à la fin. Si vous n’avez pas vu le film, vous pouvez aisément lire la fiche qui n’en est qu’une critique sans révéler quoi que ce soit.
***

Une vieille comtesse est pendue par son mari qui déguise le meurtre en suicide. Il est à son tour assassiné par un tueur mystérieux qui fait disparaître le corps.

Peu de temps après, quatre jeunes gens s’arrêtent dans la demeure abandonnée pour y passer un peu de bon temps. Ils vont rapidement connaître des fins sanglantes, tandis que le mystère s’épaissit. Quelqu’un cherche à se débarrasser de toute personne ayant une relation de près ou de loin avec la demeure de la comtesse située dans une baie idyllique.

Le film démarre fort avec ces deux meurtres successifs filmés de façon magistrale par un Mario Bava ayant posé les jalons du genre Giallo bien qu’avec ce film, cela prend une tournure beaucoup plus cruelle, voire sadique. Le spectateur a droit à toute la souffrance de la victime en gros plan, tandis que le meurtrier n’est révélé que par quelques détails corporels, comme ses chaussures polies ou ses mains gantées de noir. Et juste au moment où nous voyons son visage, il se fait lui-même larder de coups de couteaux brillants. Une intro des plus efficaces, servie par une mise en scène impeccable dans un décor baroque aux couleurs riches et profondes, donnant un aspect velouté aux images (tiens, voilà Dario Argento venu jeter un petit coup d’œil…).

Avec ce film datant de 1971, il ne fait aucun doute que Bava a inspiré plus d’un réalisateur, tant pour la mise en scène que pour l’histoire et l’inventivité des meurtres. Ici, nous avons droit à un couple transpercé par une lance en pleins ébats, à une décapitation à la hache ou une machette en pleine figure – de plus, dans un décor situé au bord d’un lac (tiens, bonjour Sean Cunningham…) – ou encore à un égorgement en pleine course, donnant lieu à l’une des images les plus sublimes du film (et peut-être du Giallo tout court).

L’une des jeunes filles se baigne dans un lac et croise un cadavre. Elle panique et s’enfuit en enfilant maladroitement sa petite robe vert bouteille. Tout en courant, le tueur lui coupe la gorge et elle s’effondre sur un gazon vert brillant sur lequel contraste merveilleusement sa délicate peau pâle et le rouge du sang qui coule de sa plaie béante. Pour paraphraser mon camarade Christophe J, c’est de la poésie macabre.


L’histoire du film est d’une banalité presque affligeante, devenue une base fixe pour la plupart des Slashers ayant suivi. Mais ici, point de longueurs ni d’effet "déjà-vu" grâce à tout le savoir-faire de Mario Bava, qui introduit des personnages mystérieux à intervalles réguliers, ayant chacun un mobile pour ces meurtres incessants.

En effet, les quatre jeunes vont disparaître l’un après l’autre dans la première demi-heure, si bien que l’on se demande ce qui nous attend pour la suite. Et là, le film prend une tournure un peu inhabituelle dans ce genre de film aujourd’hui, étant donné qu’il commence à raconter une vraie histoire qui ne s’éclaircira qu’à la fin. On n’a pas l’impression d’assister à quelque chose de gratuit et malgré son âge certain, ce film a beaucoup mieux vieilli que "Vendredi 13", qui s’en inspire jusqu’à en devenir un calque, par moments.


Les acteurs composant le groupe de jeunes n’ont rien de particulier. Ils sont juste là pour servir aux funestes desseins du tueur donc leur développement se limite à quelques chamailleries amicales. On devine que l’un des garçons est amoureux des deux filles qui ne le lui rendent pas et qu’il est toujours tenu un peu à l’écart du groupe mais c’est tout. Et ce n’est pas grave.

Par contre, le couple qui arrive dont la femme est la belle-fille de la comtesse décédée, comporte un peu plus de substance, notamment grâce à la beauté fragile de Claudine Auger. Elle va se révéler bien plus ferme et rusée qu’elle n’en donne l’impression et une sombre histoire de propriété et d’avidité va se dessiner autour du couple, les détails devenant de plus en plus évidents en même temps que les cadavres s’amoncellent.


Si vous n’avez pas encore vu La baie sanglante, il est grand temps de le découvrir, ne serait-ce que pour voir le début du Slasher. Je n’ai qu’un seul problème avec ce métrage dont je vais parler dans le paragraphe suivant. Il comporte cependant un monstrueux spoiler concernant la fin, alors ne le lisez que si vous avez déjà vu le film.

4,5/6 - Marija NIELSEN


Un slasher sauvage, mais qui souffre de son âge.

Tout n'est pas de haute volée, et on ressent parfois le spectre du baclage.

4/6 - Colin VETTIER


SPOILER SERIEUX





La fin est en soi très brutale, voire choquante (« Maman ? Papa ? » - BAM !!) et aurait parfaitement fonctionné en clôturant un film aux propos autrement plus cyniques. Ici, elle laisse un méchant goût d’arrière-pensée foireuse, comme si Bava s’était dit « Oh mince, tout le monde est mort. Alors comment faire pour tuer les parents ? » Et là, il s’est souvenu de leurs enfants que le spectateur avait oublié tant ils sont inexistants dans ce qui précède. Il n’existe aucune véritable raison pour qu’ils tuent leurs parents, même si cet acte est présenté comme un jeu pour eux (« T’as vu comme ils font bien semblant d’être morts ? »). Selon moi, l’ironie aurait mieux fonctionné si les parents avaient péri dans un accident provoqué par eux-mêmes et en rapport avec cette baie qu’ils convoitaient tant. Alors qu'ici, le spectateur se sent brutalement mis de côté et plongé dans une réflexion qui nuit en quelque sorte à son appréciation pour le reste du film.

Merci de ne pas parler de ce spoiler si vous laissez un commentaire.

SPOILER FINI


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voir les anciens commentaires



  Avis de ando sur baie sanglante la
Perso j'ai été déçu par ce film, surtout après avoir vu tant d'éloges pour Mario Bava.
Je sais que c'est l'un des tous premiers slashers, mais quand même, je dois dire que je me suis royalement fais ch*** ...
Que dire de plus ?
  Avis de tipiiidu27 sur baie sanglante la
Ce film n'est vraiment pas terrible . On a vraiment du mal à imaginer qu'il a été réalisé par Bava . Les acteurs , le scénario , et la fin (c'est vraiment du grand n'importe quoi ) sont franchement pas extraordinaires . Je ne comprends vraiment pas que certaines personnes considèrent ce navet comme la pièce maitresse de Bava !
  Blob dr goreAvis de dr gore sur baie sanglante la
mario bava et un grand realisateur c'est sur mais se film n'est pas sont meilleur il y a du gore oui et moi qui adore les rousses il y en a une belle il ne manque pas grand chose a se film pour aitre super
  Blob SeBavis de SeB
un des plus mauvais film que j'ai vu.
  avis de ste²ve
Un slasher intelligent, peut etre meme trop. J'avoue avoir été tres surprs par les dédales du scénario, qui ont fait que j'ai parfois eu du mal à suivre le déroulement du film. Surtout qu'il y a beaucoup de personnages.
L'age du film aidant, les costumes et les looks de certains personnages peuvent également preter à sourire...
Le film est tres bien rythmé, on ne s'ennuie pas.Il faut dire que cotés meurtres on est gatés, ils sont nombreux et violents. Comme Marija je retiens particulierement la scene de la fille sur le gazon, et les meurtres plagiés par Cunningham de la lance qui transperce le couple ou de la machette en pleine figure.
Dommage que la fin soit si...si.....
  Blob snakeavis de snake
Un film essentiel car il donne les bases du giallo et du slasher,du gore,de la perversité,c'est un peu gratuit mais bon moi j'adhère direct.
  avis de Divad
Nous voilà confrontés à l'un des emblêmes des films d'horreur! Après avoir lancé le genre giallo avec "La fille qui en savait trop" (genre qui sera ensuite pas mal utilisé par Dario ARGENTO), Mario BAVA lance en 1971 un nouveau genre : le slasher movie! Et là, je dis bravo! Qui aurait pu penser que ce film allait ensuite donner naissance à des long-métrages cultes dans la veine des slashers tels que "La nuit des masques" de CARPENTER, "Vendredi 13" de CUNNINGHAM, "Les griffes de la nuit" et "Scream" de CRAVEN ou encore le trop peu connu "Bloody Bird" de SOAVI...

L'histoire est fort simple (comme pour tout slasher qui se respecte) : une comtesse propriétaire d'une villa et d'une baie se fait assassiner par son mari qui lui-même décèdera quelques minutes plus tard de coups de couteau. Une semaine plus tard, une bande de jeunes assez fêtards (propres aux slashers!RIRES) viennent squatter la demeure à leur plus grand malheur. Puis ce seront l'héritière et son mari qui arriveront sur le site. Mais ce qu'ils ignorent, c'est que le tueur rôde toujours dans les parages...Pourquoi tue-t-il? Quel est le mystère de ces morts attroces et sanguinolentes?

Certes, le scénario ne casse pas des briques (bien qu'il soit un peu plus ficellé que ceux de "Vendredi 13" ou "Bloody Bird" tout de même!RIRES) mais tous les ingrédients du slasher sont présents : un tueur dont l'on ne voit pas le visage, des jeunes fêtards qui ont le malheur de se trouver sur sa route, des meurtres en pagaille, le tout servi par un scénario fort simple.
Les acteurs ne sont pas mauvais, au contraire, et nous font passer un agréable moment, chaque personnage ayant son type de caractère que l'on prend plaisir à découvrir tout au long du film (des jeunes assez ignorants, avides de sexe et fêtards; un passionné de coléoptères et sa femme très portée sur la voyance; une héritière courageuse et son mari fort influençable; une comtesse assez froide et son beau-fils un brin inquiétant; et un couple très porté sur les affaires, les plus machiavéliques).

Comme dans tout film de Mario BAVA, l'accent est également placé sur les décors, lugubres et saisissants. La musique, par ailleurs, est une pièce maîtresse du film : rarement on avait entendu une musique collant aussi bien à l'atmosphère inquiétante d'un slasher movie! Le rythme est également très bien maintenu : on ne s'ennuie à aucun moment devant ce chef-d'oeuvre!

Enfin, Mario BAVA nous livre ici de bien belles scènes gores comme une tête tranchée à la hache, un coup de machette à la "Zombie", un tranchage de cou... Même si l'on ne retrouve pas l'originalité et l'intensité des meurtres d'un "Bloody bird", deuxième grand slasher transalpin, le film a offert au public de l'époque un spectacle auquel il n'était certainement pas habitué!

1971 : date de l'entrée du slasher sur nos écrans! Un film à voir et à posséder à tout prix dans sa dvdthèque!


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