alien : la resurrection - alien : resurrection - 1997 un film de Jean-Pierre Jeunetalien : la resurrection


Stéphane JOLIVET




5,5/6 - Stéphane JOLIVET

2/6 - Yann LeBIEZ

4.5/6 - Jeremie MARCHETTI

4/6 - Lionel JACQUET

5/6 - Stéphane ERBISTI

4/6 - Vincent DUMENIL

4,5/6 - David MAURICE


ALIEN : LA RESURRECTION
( ALIEN : RESURRECTION )

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Après l’apothéose de "Alien 3", la saga semblait définitivement close. Pourtant, tandis que le projet d’un "Alien vs Predator" bouillonnait dans les marmites hollywoodiennes, les spéculations sur une possible résurrection d’Ellen Ripley ne tardèrent pas à mener bon train. Il allait falloir davantage qu’un bain de flammes pour abandonner un personnage féminin de cette envergure… Le crossover céda donc la place à la séquelle écrite par Joss Whedon (l’un des principaux scénaristes de la série TV "Buffy contre les vampires"), et la chaise du réalisateur, après avoir accueilli un Danny Boyle de passage, reçut un hôte bien imprévu : Jean-Pierre Jeunet, réalisateur français dont la réussite esthétique et poétique de "La cité des enfants perdus" (1995) avait obtenu une reconnaissance internationale.

200 ans après sa mort, à partir d’un échantillon de sang récupéré sur la planète Fiorina 16, l’équipe militaro-scientifique de l’USM Auriga, vaisseau de recherche médicale croisant dans l’Union des Systèmes Planétaires, met à terme un clone du lieutenant Ellen Ripley (Sigourney Weaver). Sous la direction du Dr Vren (J.E. Freeman), le Dr Gediman (Brad Dourif) extrait le fœtus alien de sa cage thoracique, et ils décident de garder la jeune femme en vie.

Suite à la culture ADN dont elle a fait l’objet, Ripley se révèle douée d’une force peu commune, ainsi que d’une sorte de liaison télépathique avec l’espèce alien, qui lui fait rapidement prendre conscience qu’un spécimen de reine s’apprêtant à pondre est élevé à bord du vaisseau. C’est à ce moment-là que le Betty, navette de commerce de Elgyn (Michael Wincott) et de sa bande d’olibrius, accoste sur l’USM afin d’y livrer des sujets cryogénisés, dont ils ignorent qu’ils sont destinés à incuber les monstres…



Parmi les bagages que Jean-Pierre Jeunet eut l’autorisation de faire passer aux douanes se trouvait Pitof, dont on retrouve ici toute la palette esthétique, à la fois sombre, verdâtre et glacée. La répartition des tons et des lumières est d’ailleurs significative du propos du film, dont l’une des caractéristiques est de ramasser et de mettre en relief les thèmes abordés depuis le début de la saga. Ainsi l’opposition hommes/femmes, symbolisée par le nom de l’ordinateur central ("Je suis le Père") et Ellen Ripley elle-même ("Je suis la mère du monstre") est marquée par des variations de couleurs et d’éléments tranchées : d’un côté un univers mâle aseptisé, brillant, métallique et surexposé où les grimaces viriles ressortent avec agressivité, de l’autre sa corruption maternelle, abordée avec des précautions qui s’avèreront bien vaines : acide, lumières orangées, rouille, ténèbres et viscosités organiques propres à créer une atmosphère étouffante, angoissante et empesée, où les corps s’embourbent comme dans un cauchemar. La transition - et le salut – sera assurée par l’équipage du Betty : gouailleurs, bordéliques et débrouillards, les tons sombres et sales qui entourent les membres de l’équipe signalent à la fois une contestation et une familiarité avec les deux mondes précédents, qui leur permettra d’y échapper.

On peut se demander pourquoi le scénario de Joss Whedon rebrasse tant d’éléments précédents : les œufs pondus dans le vaisseau et l’équipage militaire ("Aliens"), les marginaux ("Alien 3"), l’équipier se révélant être un robot ("Alien")… Chacun d’entre eux subit bien entendu une modification significative, voire une inversion totale, mais reste clairement identifiable. Par exemple, le personnage incarné par Winona Ryder, "Call", succède au "Ash" interprété par Ian Holm et au "Bishop" interprété par Lance Henriksen, mais est cette fois un robot lui-même crée par des robots, cherchant à détruire la race alien et manifestant une humanité excessive. S’agissait-il donc de multiplier les signes de fidélités envers un public de fans inquiets (mais dans ce cas l’esprit de conservatisme signe de toute façon l’arrêt de mort de la série), de borner étroitement la marge d’invention du réalisateur (on sait qu’elle était faible, ce qui décida Marc Caro à ne pas accompagner Jeunet dans son périple hollywoodien), ou de compenser par des références solides les inventions majeures de cette "Résurrection" ?



Débutant sur un rythme ample et fielleux magnifié par la musique de John Frizzel, où la renaissance de Ellen Ripley s’accompagne d’une mise en place qui fait la part belle au caractère pittoresque des autres personnages, le film s’accélère à partir de la libération des aliens, enchaînant les unes après les autres les séquences d’épouvante et d’action. La bataille du gymnase, l’évacuation des militaires, la découverte d’un survivant (Leland Orser) parmi les cobayes ou la scène sous-marine, autant de morceaux menés tambour battant et recelant quelques beaux effets gore (les meilleurs se situant au niveau des têtes !), où l’on regrettera seulement quelques traits d’humour au feutre et des dialogues typiquement "frenchies", c’est-à-dire bien trop écrits et manquant de naturel dans leur côté "rebelle, humain et marrant"…

Mais c’est lors des quelques pauses rythmiques que nous accorde Jeunet qu’ont lieu les séquences les plus marquantes et les plus originales du film, placé sous le signe de la manipulation génétique. La découverte par Ripley du laboratoire où sont conservés ses précédents clones atteint des sommets de terreur, d’écoeurement et d’émotion, les images dégageant un faste macabre et lyrique peu commun. Enfin, la séquence la plus belle et la plus impressionnante demeure sans doute l’accouchement de la Reine, Ripley communiant avec une noire sensualité aux douleurs de la mère immense… qui accouche alors d’un nouveau-né au mixage blanchâtre et gluant, auprès duquel les spécimens d’aliens classiques ont l’air d’enfants de chœur ! Son alliage de monstruosité et d’humanité, de détresse et de violence, tétanise littéralement, et la scène finale hautement sadique traduira à merveille l’ambiguïté des positions de Ripley à l’égard des créatures qu’elle n’avait de cesse autrefois de combattre.



En somme, Jean-Pierre Jeunet a réussi à mettre en boîte un fabuleux volet qui ne dépare pas les précédents (et qui surpasse même celui de James Cameron), assumant au contraire avec brio le tournant décisif donné au personnage de Ripley en nous livrant un film d’horreur et d’action noir, poétique et malsain, exactement ce que l’on pouvait espérer en le voyant engagé par les studios hollywoodiens. Y aura-t-il une suite, ou bien l’inspiration s’est-elle tarie, n’accouchant plus que de crossover malingre ? L’avenir le dira.

5,5/6 - Stéphane JOLIVET


Très en dessous des précédents volets mais plutôt sympathique dans son ensemble, Alien 4 ne se veut pas être au départ une suite très utile. Au rayon défauts, on notera des personnages trop caricaturaux et des incohèrences trop présentes, de même que le fameux New Born frôle à maintes reprises le ridicule. Mais heureusement, Jeunet insuffle une dimension poétique à son film et nous donne une Sigourney Weaver vénéneuse et envoutante, une douce et frêle Winona Ryder et un Brad Dourif complétement allumé. On ajoute à cela quelques scènes assez réussies(les clones de Ripley, la plongée sous-marine...) et on obtient ce quatrième opus,cloturant la saga de manière un peu bancale mais restant tout de même à découvrir.

4.5/6 - Jeremie MARCHETTI




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  Avis de sxtwin sur alien : la resurrection
Jean-Pierre Jeunet qui réalise Alien 4, le résultat est forcement excellent, c'est le cas. Quelques petites chose un peu decevante mais rien de grave.
  Avis de Aiwass sur alien : la resurrection
Pas facile d'arriver en dernier après 3 films qui se sont chacun imposés à leur manière pour foutre les boules. Jeunet nous pond le moins bon des 4 ok, mais le plus étrange assurément, une sorte de vision pus poétique et "artistique" de la bête créée par Giger, à laquelle il offre une splendide créature, sorte de mix entre la froideur mécanique de l'alien et la chaleur émotionnelle de l'humain.
  Avis de whitequeen sur alien : la resurrection
Il est clair qu'au bout d'un moment le mythe s'estompe , il faudrait savoir s'arreter , c'est toujours sympa a voir mais la magie alien n'opere plus...pour moi le moins bon de la serie
  Blob chuckyettiffanyAvis de chuckyettiffany sur alien : la resurrection
Je trouve que c'est le plus mauvais de la série... aucune montée de suspense à part quand le cul de jatte reçoit de l'acide sur l'oreille mais ce passage a été gâché dans la version longue.

La scène la plus ridicule est sans doute la course poursuite dans l'eau, on a l'impression de jouer à half life, et le rasta qui se "suicide" on sait pas trop pourquoi à la fin (pourquoi personne vient les chercher? pourquoi il se décroche pas le cadavre d'alien du pied? comment peut-il mourir d'une simple chute dans l'eau?...) et les autres qui surjouent, heureusement que le filtre vert fluo est là pour cacher tout ce kistch idiot.

Rien à voir avec le suspense étouffant du 1er (on nous dévoile toute l'histoire dès les 5 premières minutes)

Rien à voir avec l'orgie d'action du deuxième (un seule scène d'action pour tout le film, en plus complètement ratée)

Rien à voir avec les carnages hystériques du 3ème (les quelques exactions des aliens sont plus proche de l'auto-parodie mal assumé que du film d'horreur)



Jeunet sans Caro ça donne un chou sans crème.
  Blob Hannibal Lecteravis de Hannibal Lecter
Je le trouve pas mal!Bien dégueu en tout cas!
  avis de *btk*
Le film laisse un sentiment de joie et de tristesse. Joie, car le film est bien mené, on se rapproche toujours de l'alien pour en saisir les subtilités visuelles. De plus les décors et les effets spéciaux sont de bon ton. Tristesse, car Jeunet nous vomit du caca vert sur l'ultime alien naît de la reine mère et que la dénaturalisation de l'alien a ce point gâche la série des alien bien comme il faut! Ensuite les moments d'humour en font presque une série B moderne.
  avis de ste²ve
Un épisode inutile.Jeunet se contente de livrer une pâle copie du Aliens de Cameron qui était déja le plus faible de la trilogie.De nouveau les aliens constituent de la simple chair à fusil, les rares scenes les mettant en avant (celle dans l'eau étant en fait la seule) n'y changent pas grand chose.Quelques effets sanglants par-ci par-là.La distribution semble prestigieuse mais certains acteurs ont déja été beaucoup plus inspirés: Winona Ryder est énervante, Ron Perlman donne envie d'arréter le film.Sigourney Weaver est la seule à tirer le film vers le haut,sublime et "bestiale".Quand aux aliens, aucune nouveauté si ce n'est le ridicule nouveau-né de la fin, n'inspirant aucune crainte ni pitié.
Au final ce 4eme épisode est celui de trop, dénaturant une trilogie quasiment parfaite (le bémol étant venu du 2).
  avis de nekro
Ah oui je m'en rappelle. Le alien mutant a la fin qui se fait aspirer dans un trou dans l'espace, c'est triste.
Et puis la salle avec les clones de ripley c'est boulversifiant aussi. La scène ou elle se fait engloutir dans les cales du vaisseau et qu'elle se retrouve avec une mère alien qui enfante l'alien chelou mi alien mi-homme et qu'après il éclate la tete de sa mere qu'il ne reconnait pas comme sa vrai mere ( car sa vrai mere c'est ripley ). Terrible !!!
Les décors marrons. Ron Perlman, Dominique Pinon? Wimona Rider, Brad Dourif ... Que du bon.Et puis la course poursuite sous-marine avec Dominique Pinon qui est attaché sur le dos de Ron Perlman et qui tire sous l'eau sur les aliens qui nagent à leurs trousses .
Non vraiment je comprends pas pourquoi y'en a plein qui l'aime pas ce film .
  avis de nekro
Faudrait que je le revois celui-là mais à l"époque j'avais surkifé. Le meilleur après le 2 .


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