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Agée de onze ans, la petite Anna verra le jour de son anniversaire tourner à l’hécatombe suite à une punition qu’elle se verra infliger par sa maîtresse. Ne supportant pas son sort, elle fait semblant de s’évanouir et plonge dans ses rêves ou elle se retrouve face à une curieuse maisonnette, qu’elle venait de dessiner sur son cahier. Chaque modification sur le dessin a des répercutions sur les rêves de Anna, des rêves très réels par ailleurs, peut-être trop…
Grâce au coup de fouet donné par Clive Barker avec "Hellraiser", le fantastique anglais tente de se réveiller quelque peu dans les années 80. Et bien malheureusement, on est loin de la période Hammer. Et pourtant, parmi les perles oubliées on peut trouver "Paperhouse", qui traite du thème du rêve. Un thème répandu dans les années 80 puisque des films comme "Dream lover", "Les griffes de la nuit", "La compagnie des loups" ou "Dreamscape" en fera usage. Par ailleurs, le réalisateur de "Paperhouse", Bernard Rose, reviendra encore une fois au fantastique avec le fabuleux "Candyman". Après cela l’homme ne touchera plus au genre fantastique. Dommage.
"Paperhouse" est un film unique et qui ne ressemble à aucun autre, et il s’y forme une étonnante alchimie entre une comédie dramatique juste et touchante, et un film fantastique inquiétant virant là où on ne l’attend pas dans le cauchemardesque. Tout débute par un simple dessin esquissé par Anna, dont c’est le jour de son onzième anniversaire. Ce qui surprend surtout au premier abord est son caractère atypique, plus réaliste qu’à l’habitude. On est loin de la petite fille guillerette et héroïque, prête à affronter tout et n’importe quoi, oh non, on en est bien loin. Anna est plutôt impulsive, capricieuse, et entretient une relation parfois houleuse avec sa propre mère. Le problème chez elle ? L’absence de son père tout simplement, trop occupé par son travail, ce qui provoque chez elle de mauvaises réactions.
C’est donc une simple maison dessinée au crayon noir par Anna qui va chambouler sa vie. Pas de quelconque crayon magique ou bonhomme sortant du dessin pour partir à l’aventure, mais une plongée directe dans le dessin à chaque fois que la petite se met à rêver. Et c’est après un envoi direct dans le couloir, après avoir jouée un mauvais tour à sa rivale, elle simule un évanouissement et s’endort par la suite, se retrouvant dans une immense plaine sinistre, ou se situe la fameuse "maison de papier". Toutefois, Anna modifie son dessin entre-temps, provoquant des changements dans la maison. En voulant mettre un garçon triste à la fenêtre, elle se retrouve dans son rêve avec le jeune Mark, paralysé des jambes et qui semble craindre une menace proche, qui pourrait arriver tôt ou tard. Les séquences oniriques font évidemment la force du film, en particulier cette curieuse maison qui va être le lieu privilégié du film. Mais une ombre néfaste plane constamment dans ces scènes oniriques, peut-être provoquée par la curieuse architecture de cette maison, rappelant parfois certains décors des films de l’expressionnisme Allemand. Même le jeune Mark ne se trouve jamais à l’aise, ni encore moins rassuré. Le fait que le dessin se retrouve entre les mains d’une jeune fille aussi imprévisible que Anna ne fait qu'augmenter la curiosité du spectateur. Que va-t-il se passer ? Le simple film fantastique va-t-il dégringoler dans l’horreur ? D’une certaine manière, oui, et surtout pour notre plus grand plaisir.
Car lorsque Anne ne maîtrise plus ses gestes et décide de se rabattre violemment sur son dessin, les conséquences vont être catastrophiques. Et l’horreur peut donc intervenir, pas dans une débauche d’effets spéciaux ou de morts sanguinolentes mais donnant cours à des scènes terrifiantes, renvoyant aux peurs enfantines du croquemitaine et de certains cauchemars dérangeants qu’on aimerait faire moins souvent.
Bernard Rose rend son atmosphère encore plus sombre, distille des effets simples mais tétanisants (la longue, lente et stressante descente des escaliers ou la radio très louche), des plans souvent mémorables (la vallée plongée dans l’obscurité avec cette ombre surgissant de la colline) et une tension permanente, ce qui n’est pas rien. La dernière partie du film, plus calme, évite de verser dans le larmoyant et l’émotion préfabriquée, et réussit à rendre de manière très attachante et émouvante la relation entre Marc et Anna, deux enfants que tous sépare. Sans un budget énorme, sans acteurs connus et sans effets spéciaux pétaradants, mais avec un immense talent, Bernard Rose signe un conte d’une grande sensibilité, parfois effrayant ou triste, qui prend aux tripes et au cœur. Avoriaz ne résistera pas et lui remettra le grand prix de l’étrange en 1989. Et c’est largement mérité pour un film aussi magique et aussi vibrant.
6/6 - Jérémie MARCHETTI
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Avis de : jcaware
Paper House est une sorte de film Poetique qui nous transporte dans les rêves d'une petite fille. C'est un film vraiment unique, ne resemblant pas à un film d'horreur mais avec quand même quelques scenes un peu etranges... La critique du film est tt à fait en accord avec l'ambiance generale du film, je suis ok à 100%. Ca fait un moment que je l'ai en VHS, et je compte bien la garder car c'est vraiment un super film !
Avis de : Beautiful freak
Excellente surprise que ce PAPERHOUSE. Le film de Rose nous plonge dans la psychologie tourmentée d'une jeune fille, et on est bien loin des clichés hollywoodiens. C'est passionnant, les images sont superbes, l'interprétation tout à fait crédible, les décors incroyables, et la fin est d'une beauté magique. A voir absolument !
Avis de : sangore
Un très beau film.
Avis de : orion
Trop louche ce film! Il reste génial malgrés de petite longueur.
Vraiment très beau.
Un bizarrerie de plusdans le monde étrante et difficile d'accés qu'est le cinéma.
Avis de : gohu
Attention, film culte. Ce film est une pure merveille. Un petit chef d'oeuvre poétique comme il en existe peu dans le cinéma. Alternant plusieurs genre et d'une incroyable finesse, on se demande comment Bernard Rose a-t-il pu faire ce film, lui qui nous a pondu bien des navets ensuite. Etait-il dans un état second, a-t-il perdu un proche ? Le plus édifiant dans cette histoire, c'est surtout que le film est introuvable ou de rares vhs à des prix exorbitants.
Un peu comme Antarctica en 1986, les années 80 recèlent des films inimitables, intemporels, indémodables, d'une puissance aujourd'hui inégalée. C'est du moins mon sentiment et c'est mon premier 6 sur ce site, je le donne de bon coeur et naturellement tant tout est beau, du scénario à l'interprétation, de l'image à la musique en finissant pas la mise en scène. Voilà qui définit allègrement un chef d'oeuvre.
Avis de : lejob
suis tout à fait daccord avec cette critique. Ce film est une assez pure merveille. le scénar est simplex, ce qui à mon sens fait généralement les meilleurs films (d'épouvante) et les décors y sont minimaliste. comme tu l'indiquait le film prend son temps. les effets y sont très maitrisés... le père qui poursuit les enfants. En outre les thèmes sont d'une assez forte pertinance psychologique... les parents et les gosses captent spotanément ce qui se passe.
Avis de : OneBadBandito (OneBadBandito@hotmail.fr)
Quel univers Cauchemardesque !!!
Ce film vient d'un autre monde.
Tout est comme dans un rêve, et à la fois un cauchemar atroce. L'ambiance irréelle rajoute encore plus à l'aspect mystérieux.
Actrice magnifique en tout point.
Film bouleversant dont on ne ressort pas bien.
Mais quelle bonheur.
(Mon avis n'engage que moi)
Avis de : nekro
chef d'oeuvre : poetique, inquietant, sensible ...une merveille hors des modes .
Avis de : Intros
Un véritable chef d'oeuvre , totalement accompli , intemporel , un film qui m'a profondément marqué . De très belles images , un travail de recherche de couleurs de 4 ans pour nous offrir ce bijou de Bernard Rose , tout cela bercé par le fabuleux Requiem de Gabriel Fauré. Charlotte Burcke est magnifique et l'on regrette de ne pas l'avoir par la suite dans d'autres longs-métrages.
Incroyablement fantastique , d'une grande délicatesse Paperhouse est tout simplement fabuleux.
Avis de : ART
ON SE FAIT CHIER DANS CE FILM
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