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Jérémie MARCHETTI
6/6 - Jérémie MARCHETTI
5,5/6 - Stéphane ERBISTI
4,5/6 - Stéphane JOLIVET
3/6 - Marija NIELSEN
5/6 - Vincent DUMENIL
6/6 - Gilles LUQUET
5,5/6 - Stéphanie AVELINE
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BLUE VELVET
( BLUE VELVET )
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En rendant visite à son père malade, Jeffrey Beaumont cueille une oreille tranchée et rongée par la vermine dans un champ isolé. Las d'une existence banale, sa curiosité le fait jouer au enquêteur avec l'aide sa soupirante Sandy. Le jeune homme se rapproche alors d'une chanteuse de cabaret louche, Dorothy Vallens, qui aurait un lien tout particulier avec le membre charcuté.Sortit de l'un des plus étrange space-opera de l'histoire du cinéma avec Dune, David Lynch va instauré les bases de l'univers rétro-bizarre qui caractérise tout un pan de sa carrière, ouvrant le bal des polars noirs d'encre qui n'en sont pas réellement, échafaudant de multiples autoroutes mal éclairées menant aussi bien vers de grandes villes ripolées que des patelins paumés.
Bien que tranquille en apparence, la banlieue de Lumberton n'est pas mieux lotie que celle de Twin Peaks : la première séquence, plus que parlante, donne le ton lorsque la caméra se glisse sous l'herbe verdoyante où vient grouiller un magma d'immondes insectes. Qu'importe que le ciel soit aussi bleu qu'une robe de velours ou que la radio crachote gaiement un tube de Bobby Vinton : derrière les fenêtres, derrières les façades, se joue une autre réalité. Dans "Sailor et Lula", l'Amérique y ressemble à un asile à ciel ouvert, crépusculaire, boursouflé et romantique. Il n'est plus question de monde imaginaire : c'est notre enfer à nous.
C'est ce que le candide et séduisant Jeffrey Beaumont va découvrir à ses dépends : dégagé de son décorum 50's (qu'affectionne comme toujours Lynch), il n'a guère idée du monde malfaisant tapie dans l'ombre. Au delà des pavillons inoffensifs, il y a ces bordels miteux, ces décharges sordides, ces cabarets mystérieux, ces immeubles décrépies, ces petits frappes.
Une contamination qui débute par une vision tout droit sortie d'un film de Bunuël : une oreille dans un champ.
Les apparitions sont trompeuses, et des ténèbres, peut parfois immerger un merveilleux naïf, résolument touchant : la leçon de La nuit du chasseur, référence lynchienne ultime, a bien été retenue. Notion du double, opposition ténèbres/lumière : avec subtilité, Blue Velvet se retrouve attiré par l'aimant du fantastique, sans jamais y tomber de manière explicite. Le malaise et le vertige semble imprégner les murs de cet appartement où tout se jouera le temps de quelques nuits, où Jeffrey tombera dans l'abîme à force de s'y être trop penché : kidnapping, viol, chantage, drogue, démence, voyeurisme. Aux rêveries lyriques de la jolie Sandy et ses rouges-gorges par milliers, se subtilise la bigarrée Dorothy Vallens (Isabella Rossellini, ici brûlante et désespérée) avec ses vices, son mal-être et sa romance sado-masochiste. Jeffrey ne sait pas où il va, et le spectateur non plus : Lynch se joue des limites du rationnel. Excitant et trompeur.
Face au héros ingénu, le terrifiant Frank, campé par un Dennis Hopper bouillonnant, est LA représentation du mal à l'état brut : réflexes sadiques, consommation de produits douteux, poings et dents serrés, hargne sauvage. Tellement impressionnant que Lynch aura bien du mal à l'égaler en introduisant le vilain Bobby dans "Sailor et Lula". Son assaut final est alors un grand moment que n'aurait pas renié Hitchcock.
Sexuel, incongru, idyllique, charnel, à la limite du burlesque, du tragique et du cauchemardesque, Blue Velvet s'affranchit des barrières et traverse des territoires interdits : et on aime ça.
S'il ne vous faut voir qu'un seul film de David Lynch, alors c'est celui-ci. "Blue velvet" est LE film noir ultime, troublant, vénéneux, ambigue, traversé de fulgurances comme on en voit trop peu au cinéma. Une oeuvre unique, d'une maîtrise ahurissante, et rassemblant toutes les obsessions de Lynch. Définitivement culte.
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| | david lynch et un fous il devrais aller voir un psy se film et gigantesque et denis hooper et super | | | un de mes films preferes de david lynch,ce qui est assez rare chez le realisateur le film est assez comprehensible,ne verse pas trop dans le bizarre.isabella rosselini est prodigieuse en femme perdue,dennis hoper est un vrai tare a la sexualite tres deviante,la courte apparition de dean stockwell est marquante.j'ai trouve la musique assez emouvante. |  avis de nekro | Un des meilleurs Lynch tout simplement. Je ne trouve pas ce film "intello" ou "adolescent" contrairement à Tiffany et je voudrais lui signaler que la majorité des films d'horreur ( les bons comme les mauvais) sont destinés aux adolescents . Lynch, lui n'a rien à dire, OK , mais ce n'est pas son but. Il fait ressentir des émotions, il mélange les genres pour en sortir quelque chose d'unique et peu de réalisateurs lui arrivent à la cheville. Depuis un moment c'est vrai qu'il est adulé par pleins de gens qui n'en avaient rien à foutre à l'époque ( il est devenus très "in" ) son dernier film est raté et j'ai peur qu'il soit définitivement finis. Mais cela n'enlève en rien l'immensité de son oeuvre. Un des meilleurs réalisateurs du siècle. |
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