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Marija NIELSEN
6/6 - Marija NIELSEN
2/6 - Stéphane JOLIVET
5,5/6 - Jérémie MARCHETTI
3,5/6 - Vincent DUMENIL
3/6 - Christophe JAKUBOWICZ
5/6 - Stéphanie AVELINE
5.5/6 - Lionel JACQUET
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CALVAIRE
( CALVAIRE )
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Le chanteur de variété Marc Stevens est en route vers le sud pour un gala de Noël lorsque sa camionnette tombe en panne en pleine forêt. Avec l'aide d'un curieux personnage qui recherche sa chienne perdue, il sera accueilli à l'auberge Bartel. Le propriétaire des lieux voit en Marc une sorte de réplique de sa femme Gloria, qui l'a quittée, et tente par tous les moyens de garder le chanteur auprès de lui.Sur un plan personnel, "Calvaire" m'a marqué comme seuls l'avaient fait "Evil Dead" et "Massacre à la tronçonneuse" avant lui. Je suis donc retournée le voir une deuxième fois pour vérifier mes premières impressions et je suis heureuse de dire qu'elles sont intactes. Mon avis est de ce fait difficilement objectif. Et certains y verront des SPOILERS dans ma fiche bien qu'elle n'en contienne pas.
Dès le départ, l'ambiance est glauque, les décors sont tristes et les personnages pitoyables. L'on se rend vite compte à quel point la vie de Marc Stevens est vide de tout sens, à quel point il a besoin d'être ce que d'autres attendent de lui. Cela se vérifiera d'ailleurs lorsqu'il se trouvera en face de ses tortionnaires : eux non plus n'ont aucune personnalité ni aucun moyen d'expression, rien pour les définir en tant qu'êtres humains individuels. La violence de toute sorte, à commencer par la zoophilie, s'effectue et se subit en groupe, donnant lieu à un processus de déshumanisation terriblement efficace.
Tous les acteurs semblent nés pour leurs rôles, avec une mention toute particulière pour Jackie Berroyer. Il est tour à tour odieux et pathétique, monstrueux et humain et personnellement, je ne l'aurais jamais imaginé capable de jouer un tel personnage. Laurent Lucas est impeccable en victime désignée qui ne se rebelle jamais, un homme dont le destin semble l'attendre à l'auberge depuis toujours.
La réalisation est drôlement efficace pour un premier long métrage bien que l'on ressente fortement la présence de Benoît Debie, le chef opérateur de Gaspar Noë sur "Irréversible", notamment durant une scène clé vers la fin. Ici, les bruitages sont retravaillés avec soin, la caméra bouge dans tous les sens puis se stabilise, pour ensuite monter au plafond et surplomber l'action, donnant l'impression qu'elle pourrait nous plonger dedans sans crier gare. L'on a presque envie de tendre les mains en avant pour amortir le choc imaginaire de ce petit tour de force filmique.
A la première vision, une chose m'avait frappée d'emblée : la neige tombe et fond très vite là-bas... Je sais bien que Du Welz n'a pas eu d'autre choix que de faire avec et justement, là où certains n'y verraient qu'un problème de continuité, je me suis sentie d'autant plus déstabilisée que le film flirte déjà avec le surréalisme. Une autre chose particulièrement appréciable est le fait que le personnage de Gloria reste invisible tout le long du film. Qui était-elle ? A-t-elle même existé ? Et que s'est-il passé entre elle et les villageois pour que Bartel se méfie autant ? Autant de questions qui ne trouvent heureusement aucune réponse ici, ce qui a pour résultat d'approfondir le malaise et enflammer l'imagination du spectateur davantage.
Si vous avez lu jusque là, vous devez vous dire "Oh ! Mais c'est le chef d'oeuvre de la décennie, ou bien ?" Les avis négatifs ne tarderont pas à pleuvoir sur le film. Certains diront "C'est ennuyeux..." Je répondrais : "Avez-vous déjà entendu parler du concept "Raconter une histoire" ? D'autres diront "Ce n'est pas original..." Je pense qu'il n'existe pas d'histoires originales, seulement des façons originales de les raconter. Ou encore "La scène du repas est trop similaire à celle de TCM pour être honnête et ça gâche tout..." Quand Tarantino fait du repompage intégral d'autres oeuvres et appelle cela un "film personnel", tout le monde hurle au génie. Etc. Que personne ne se sente visé, ce n'est que mon avis tout à fait subjectif.
Je pourrais continuer longtemps que cela se résumerait toujours à ceci : Je n'ai pas l'impression d'avoir vu un film mais d'avoir été percutée par un camion 38T. Alors donnez une chance au cinéma francophone et allez voir "Calvaire". Vous aimerez ou pas - chacun sa sensibilité - mais il faut au moins reconnaître la volonté de certains de sortir un peu des sentiers battus.
AVIS DES AUTRES REDACTEURS : Une fois de plus, le cliché naturaliste a frappé. Nous voilà obligés de subir des psychologies moisies qu'on situerait au mieux dans la France profonde - ou la Belgique? peu importe - des années 40, le tout dans des décors dignes de ces bouquins régionalistes qu'on peut trouver dans les bacs de librairie pour deux euros. Le sort d'un chanteur itinérant pour dames touche forcément de plein fouet nos angoisses modernes, car nous sommes fréquemment réveillés au milieu de la nuit par l'existence de ces paysans qui, bien entendu, sont de profonds arriérés psychopathes.
Avec un tel vérisme, difficile de résister à l'argument principal, qui veut qu'une communauté entière de ces amateurs de veau prennent un homme pour une femme. Non? Si. Les bribes de fantastiques, curieusement clipeuses pour quelqu'un souhaitant conjurer les artifices du cinéma (mais alors le mieux, ce serait de ne pas en faire), ne sont évidemment pas là pour colmater les brèches, et ne trahissent pas du tout la nature superficielle du projet: se la jouer grave - tout en prétendant l'inverse.
On ne peut pas dire pour autant que le film soit mauvais ou raté. Il est juste à côté de la plaque, et ressort davantage de l'exercice de style et de la pose que d'une inspiration véritable.
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 Avis de Aiwass sur calvaire | La scène de piano-bar très Tom Waits - Captain Beefheart est une des qualités de ce film ; son ambiance et sa construction très spéciales aussi... mais dans l'ensemble, ça n'a rien de bien marquant... c'est étrange et cliché à la fois, bizarre et ennuyeux ; des villageois zoophiles consanguins par-ici, un Berroyer gentillement siphonné par-là (une sorte de Norman Bates à la belge quoi, bof), on fait quelques trucs de passe-passe humour noir à la Dupontel (qui tombe pas toujours sur leurs pattes), on teste quelques effets tape-à-l'oeil (la scène filmée de haut façon Taxi Driver je sais plus trop où). Nahon fait son Nahon, exploité avec la plus grande facilité (Seul contre tous, Haute tension, ça va ptetre faire assez non ?), pis le gars essaye d'embrayer sur un trip onirique-surréaliste, vers la fin, quand on s'attendait à voir un survival bien crade et déjanté avec traque et tout le bazar on tombe sur un OVNI un peu ramollo fadasse, mais OVNI tout de même... mbref, c'est pas l'panacée, mais bon, à voir au moins une fois. | | | superbe film que j'ai vus il y 1 an(tiens,d'ailleurs faudrait que je le revois).trés bonne interprétation des deux acteurs principal.le seul bémol,c'est la fin que je n'ai pas bien compris. |  Avis de smiling bags sur calvaire | c'est un film que j'ai bien aimé dans le sens ou le côté glauque est repris dans n'importe quelle situation du film.la monstruosité se déploie à travers une meute composée d'hommes.mais la folie de Bartel est en fait une folie qui est aussi collective et que j'ai vraiment du mal à percevoir la crédibilité parce qu 'on ne peut pas se dire que la forme de cette folie,qui est l'identification de la femme de Bartel à travers le chanteur , puisse se propager dans la tête d'un autre groupe de personne.
c'est le seul sujet du film qui m'énerve réellement
pour le reste je trouve tout est bien ficelé parce qu'on ressent bien l'angoisse morbide, glauque à souhait de la victime principale.on se dit bien que cela pourrait nous arriver mais dans une forme de folie plus plausible.
(ex-vento)
|  avis de Nokturnus | Alors là, non...Le titre du film résume bien ce que doit supporter le spectateur... C'est long, chiant, mou et complètement stupide... Un "héros" qui passe son temps à chialer, une scène de diner qui donnerait des envies de suicide à Tobe Hooper, une "course-poursuite" finale iiiiiiiiintense entre Philippe "Pere Noel" Nahon et Laurent "Crybaby" Lucas, une scene zoophlie sensée etre peut-etre dérangeante je sais pas mais en tout cas inutile, un Jackie Berroyer vite fait taré... Ah oui, une scène particulièrement débile dans le bar avec une danse des pinguins qui m'a vraiment mis à l'épreuve et m'a fait me demander ce qu'avait bien pu prendre le réal comme drogue(s) (à mon avis c'était de la très bonne came). Bref j'ai perdu 1h30... Sinon les paysages sont jolis tout de même. Faudra me dire où vous voyez du glauque, c'est plus grotesque qu'autre chose. Ah oui, puis les références au Christ, pitié... | | | La campagne profonde belge, en automne, peuplée de consanguins qui violent des veaux, dans une forêt marécageuse ... Je plante le décor. C'est répugnant, repoussant, déprimant, insoutenable a certains moments; mais jamais dans le bon sens du terme. Ce que je veux dire, c'est qu'il y a des films qui nous font frissonné, voir flipper, qui nous débecte, mais qui nous font réagir, on qu'on aime, tout simplement. Là il n'y a rien a aimé, tout le monde est a détesté, y compris le réalisateur.
| | | Entre survival extreme et histoire d'amour completement barrée,une oeuvre totalement aboutie réussit de bout en bout et qui prends suffisament son temps pour présenter ses personnages,INCONTOURNABLE. |  avis de nekro | Extrèmement déçu .Je l'attendait pourtant ce film, et vu les images des previews, l'affiche sublime et la critique dans Mad Movies je pensais que ça allait devenir un de mes films cultes. Meme si j'ai été très séduit par la photo et les paysages (Le chef-op de Gaspart Noé ,normal) le film est chiant .On sait ce qu'il va se passer, y'a pas de suspense .Laurent Lucas est horripilant à gémir comme une fillette tout le long du film, Berroyer est pas mal mais il est pas du tout flippant .La scène des bouseux qui dansent dans le bar est hors sujet et n'a rien à foutre dans le film .Elle conviendrait mieux à un clip ou à un court métrage .On sent bien que c'est le premier film d'un fan de cinéma fantastique avec un grand talent graphique, mais un grand amateurisme en ce qui concerne la dramaturgie. J'ai quand bien aimé quelques scènes: La découverte par Laurent Lucas des paysans zoophiles (scène bien malsaine) et puis la chasse à l'homme finale avec les sangliers apprivoisés .Et puis je le répète les paysages et les lumières naturelles sont magnifiques .Pour ma part, grand film raté |  avis de Divad | Toujours à la recherche de films d'exception afin de compléter ma collection grandissante de dvds de genre, j'ai hésité longtemps concernant l'achat de ce dvd facile à trouver en occasion... Finalement, j'avoue l'avoir obtenu de façon illégale (honte à moi!) afin de pouvoir le visionner avant d'acheter l'original.
Hé bien, quelle grandiose idée j'ai eu car "Calvaire", c'est sûr et certain, ne figurera jamais dans ma collection, tout comme "Isolation" que j'ai trouvé bateau...
Calvaire est un petit OVNI voguant entre le survival et l'histoire d'amour. Cependant, le hic est que le réalisateur n'approfondit pas son oeuvre, bien au contraire il s'enlise au fur et à mesure que les minutes passent... Etant pourtant bon spectateur, je ne peux ignorer la deuxième partie du film vraiment mauvaise, sans fond. Pourtant, il faut l'avouer, "Calvaire" démarre très bien et nous décrit la descente aux enfers d'un jeune artiste chanteur qui a la malchance de tomber en panne près d'une auberge dont le propriétaire n'est autre qu'un homme malheureux devenu fou après le départ de sa femme de la maison conjugale. Cet homme, interprété par Jackie BERROYER, verra en cette personne tombée du ciel sa femme tant aimée qui l'avait quitté auparavant. S'ensuit alors la séquestration du jeune homme, pris au piège dans cette auberge au beau milieu de nulle part où il subira à la fois les sévices et la folie de son hôte.
Cette première partie est vraiment intéressante et on se rend vite compte qu'un piège est en train de se refermer sur notre héros chanteur. Le seul vrai point fort du film est la prestation de Jackie BERROYER dans le rôle de l'aubergiste : à la fois attentif et inquiétant (une schizophrénie rondement bien orchestrée) dans la première partie du long-métrage.
Une fois la moitié du film atteinte, celui-ci tourne à l'ennui : le calvaire promis sur la pochette du dvd vient de faire son apparition! Car, il faut le reconnaitre, cette seconde partie est poche, Laurent LUCAS n'étant pas convaincant dans son rôle de victime (il en fait vraiment trop) et les dialogues assez minces et parfois incompréhensibles (essayez parfois de comprendre ce que dit le chef du village...). Tout ceci pour finir d'une manière troncaturée évidente (comme si la pellicule venait de s'enrouler en plein cinéma). Une seule scène est à retenir de cette seconde partie : une danse complètement déjantée dans le bar des villageois (ce passage me fait tout drôle quand je le regarde : c'est de la folie pure!) : certainement selon moi le meilleur passage du film!
Au final, malgré un titre provocateur nous incitant à en savoir plus sur cet OVNI en provenance du plat pays, "Calvaire" s'avère être une sorte de boutade, un film-piège et honteusement bâclé...Reste le personnage de Jackie BERROYER qui aurait mérité un meilleur sort que celui de terminer dans cette réalisation trop faiblarde...Un film à voir pour sa première partie. |
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