2006 - Hight Midnight
2005 - Urban Legend 3 : Bloody Mary

2001 - Halloweentown II: Kalabar's revenge (TV)
2000 - In the crowd
1992 - Simetierre 2
1989 - Simetierre

1989 - Episode Contes de la Crypte
1987 - Siesta
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LAMBERT Mary , Cinéaste, réalisatrice de clips vidéos
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NE(E) LE :
1952 , A :
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Mary Lambert est une femme discrète. Tout juste sait-on qu’elle est née en 1952, qu’elle est mariée à Jérome Gary, réalisateur et producteur, et qu’elle a une sœur, Blanche Lambert Lincoln, Sénatrice américaine de son état.
Mary Lambert débute sa carrière dans le milieu musical, précisément comme réalisatrice de clips vidéos. Une particularité qu’elle partage avec David Fincher ("Seven", "Alien 3") puisque tous deux ont travaillé entre autres avec Madonna à ses débuts. On se dit alors que Fincher ("The game"), tout comme Mary, sont bien loin du cinéma fantastique. Mais alors, quel est le parcours qui mènera la réalisatrice à tourner "Simetierre" ?
Au cours des années 80, elle commence tout d’abord par travailler avec des pointures musicales. Tout d’abord Madonna avec qui elle collabore sur Borderline, Material Girl et Like a prayer. L’anthologie 1986-1996 de Janet Jackson obtiendra aussi son soutien artistique en compagnie d’une jeune homme alors inconnu… Marcus Niespel, futur réalisateur de "Massacre à la tronçonneuse 2003". Elle travaille également aux côtés de Bobby Brown, mari de Whitney Houston. Cette incursion dans le genre musical lui vaudra bon nombre de récompenses : révélation vidéo de l’année, MTV Music award…
Nous venons alors tout juste de franchir le milieu des années 80, et Mary Lambert réalise son premier film, "Siesta", un thriller psychologique avec Gabriel Byrne ("Stigmata") et Julian Sands ("Gothic", "Arachnophobie") entre autres. Un premier film plutôt prometteur puisqu’il est immédiatement nominé à l’Independant Spirit Awards for best first feature" (ouf !)
En 1989, elle fait sa première incursion dans le cinéma de genre en réalisant un épisode des "Contes de la Crypte" pour la télévision américaine.
Au même moment, dans le bureau du producteur Richard P. Rubinstein (attaché à l’œuvre de Romero comme en témoigne son travail sur "zombie", "le jour des morts-vivants", ou encore "creepshow"), celui-ci cherche quelqu’un pour réaliser l’adaptation de "Simetierre" de son ami Stephen King pour lequel il a déjà produit nombre de films tirés de son œuvre littéraire : "Les Longoliers", "carrie au bal du diable", "le fléau", "le rapace nocturne", "shining".
Le choix se porte donc sur Mary Lambert. Et nous sommes toujours en 1989.
"Simetierre" : LE film de la réalisatrice, incontestablement. Tiré du livre éponyme de King, son film est une réussite totale. Prenant pour toile de fond une famille américaine confrontée à la résurrection, le film se révèle être un véritable drame, servi par une interprétation toute en finesse et sensibilité. L’ambiance pesante, éprouvante, joue sur la corde sensible de chacun d’entre nous. Difficile de rester de marbre devant cette histoire, et bon nombre de personnes ont versé, et verseront quelques larmes à sa projection. Sa grande force est de mêler l’horreur et la réflexion sur cette même horreur : une réflexion permanente sur "comment réagirions-nous" si une telle situation devait nous arriver.
L’issue du film, bien que devinée, ne manquera pas de frapper les esprits. Alors, est-ce le fait que ce soit une femme aux commandes d’un tel sujet qui donne une telle puissance émotionnelle à "Simetierre" ?
Toujours est-il que le film retiendra non seulement l’attention du public, mais également de la critique qui n’aura de cesse de louer ses qualités.
Petite anecdote pour les fans : la scène où le garçonnet tient le couteau, a été réalisée avec un mannequin.
On se dit alors qu’une nouvelle réalisatrice (rare dans le cinéma de genre) vient de naître.
1992 lui permet ainsi de revenir avec "simetierre 2". Le film est accueilli plutôt froidement, les critiques lui reprochant entre autres le manque de charge émotionnelle du premier volet. Souvent décrié, injustement comparé, "simetierre 2" se révèle pourtant intéressant, et peu avare en scènes gore notamment. Une suite donc, sans grand rapport avec son prédécesseur, mais tel n’était pas le propos. Il s’agit avant tout d’un film à part entière, avec un scénario différent ; et regardée comme telle, cette séquelle est de bonne facture.
Mary Lambert tourne ainsi dans les années 90, notamment en 1999 et à nouveau dans le monde musical pour tourner "Clubland", retraçant le parcours de musiciens aspirants, dans les rues de Los Angeles. Les mauvaises critiques pleuvent. Cette décennie lui permet aussi de renouer avec le clip vidéo, et retrouver Madonna, et de tourner également plusieurs téléfilms sans grande saveur et purement commerciaux.
Les années 2000 débutent par un thriller "In the crowd", ainsi qu’une comédie "Strange frequency" (version très personnelle de "La quatrième dimension"), puis, chez Disney, elle tourne "Halloweentown II : Kalabar’s revenge". Et les critiques, négatives, s’abattent toujours sur la cinéaste.
Il faudra attendre 2004 pour que le nom de Mary Lambert éveille à nouveau la curiosité des fans, lorsqu’ils découvrent la naissance du projet d’une troisième volet d’"urban legend".
Las, le film sort en 2005, et inutile de préciser que la déception fût grande. "urban legend 3 : bloody mary" ne s’articule qu’autour d’une légende urbaine, là où ses deux préquelles jouaient la carte de la multiplicité.
Le casting est déplorable, les effets spéciaux grotesques, et le scénario ferait passer une rédaction scolaire pour de la littérature. Le résultat sera sans appel : une sortie direct to vidéo !
Et surtout, "urban legend 3 : bloody mary" ferait presque regretter "urban legend" et "urban legend 2, coup de grace" qui font office désormais de références dans la saga (si je puis m’exprimer ainsi).
Malgré cet échec artistique cuisant, les producteurs visiblement ne lui en tiennent pas rigueur, puisqu’un nouveau projet est déjà en cours pour Mary en 2006.
Une continuité dans le fantastique avec "Hight Midnight" sur le thème du vampirisme, flanqué d’un nom au générique qui ne manquera pas d’éveiller une fois de plus notre attention (espérons bonne cette fois-ci) : Ted Raimi (le frère de…), aperçu dans "spiderman", "candyman", ou encore "the grudge".
Un film de vampires de plus me direz-vous ?
Souhaitons juste que Mary Lambert, à l’instar de Kathryn Bigelow ("aux frontières de l’aube") soit aussi inspirée que sa consoeur, et mette à profit sa sensibilité féminine pour nous offrir un film de vampires original et personnel.
Vas-y Mary, montre-nous que tu n’es pas la réalisatrice d’un seul film…
Christophe JAKUBOWICZ
Le 09/10/2005
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Avis de : cosmocats
Excellente bio.
Excellement hommage !
:p
Avis de : Céline
Très bon site
et très bonne
biographie ;)
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