BODYCAM

BODYCAM

Bryce et Jackson, deux officiers munis chacun d’une caméra fixée sur leur combinaison de policiers filmant tous leurs faits et gestes (la fameuse « bodycam ») enquêtent sur une dispute conjugale lorsqu'un coup de feu accidentel est tiré par l’un des deux agents. Craignant la vindicte de l'opinion publique, ils tentent tant bien que mal de dissimuler l'incident, pour découvrir alors que les caméras ne sont pas les seules à les observer…

BODYCAM | BODYCAM | 2025

L'AVIS :

Autant le dire tout de suite, ce petit found footage movie ne révolutionnera pas le genre car il ressemble un peu trop à ce que l'on a déjà vu pas mal de fois en la matière. Il fait notamment penser à l'excellent segment Stork issu de l'anthologie horrifique "V/H/S/BEYOND" filmé dans le style d’un jeu de tir à la première personne (FPS) avec une équipe de policiers pénétrant dans une sinistre maison dans laquelle ils font d'étranges découvertes. Tout comme il pourra rappeler à certains les épisodes 12 à 14 Destino (Florida) de la série "50 States of fright (saison 1)", avec l'histoire de ces flics qui reçoivent un appel les amenant à pénétrer un bâtiment pas très accueillant où magie noire et sorcellerie issues de Cuba sont monnaie courante.

Sauf qu’ici, nos deux keufs répondant à un appel pour un différend domestique, vont sur place voir la situation basculer dans la pure tragédie. En effet, ils découvriront une fois arrivés sur les lieux lugubres : un type plus que bizarre avec une couverture dans les bras contenant peut-être un bébé, une mère semblant indignée et menaçante, des signes ésotériques peu avenants sur les murs, une sorte de trou ou de puits sans fond et bien d’autres choses peu réjouissantes encore.

Mais ce n’est pas tout, car une fois la bavure commise par l’un d’entre eux, ils essaieront de détruire les preuves en allant rendre visite à un vendeur d’armes peu recommandable avec une hackeuse exerçant en backstage et flippée à mort lorsqu’elle entendra parler sur les caméras qu’elle est supposée effacer de « The Underman ». Peu importe, nos deux compères vont alors se rendre chez Ally Jackson, la mère d’un des deux agents et sorte de gourou de secte pour anciens junkies, qu’ils croiseront sans cesse sur leur chemin jusqu’à l’inévitable et tragique fin que d’aucuns pourraient trouver peu originale alors que d’autres y verraient une apogée bienvenue avec un beau démon Lovecraftien…

Vous l’aurez donc compris à la lecture de ce bref résumé, l’action défile relativement vite et le rythme est donc assez bien soutenu, même si on a, par moments, un air de déjà-vu. Côté casting, si l’ensemble se tient et que les marginaux sortent quand même du lot grâce à leurs faciès patibulaires (mention spéciale à celui jouant Terry, marginal zarbi et flippant entraînant nos deux policiers dans une maison aux couloirs paraissant sans fin !), on a tout de même Sean Rogerson interprétant l’officier Bryce qui semble être le seul acteur « connu » car vu dans "Grave Encounters" et "Underworld Evolution".

Nanti d’effets spéciaux convenables, d’acteurs investis même si peu renommés, d'un bon rythme et d'une durée convenable (moins d'1h15), ce "Bodycam", malgré une fin assez convenue, vous fera tout de même passer de bons moments car c'est assez anxiogène, que le look du démon est assez efficace et parce que l'ambiance est relativement glauque (notamment avec ces junkies semblant tous possédés et connectés à quelque chose de plus grand) et qu'il ne se contente pas de n’être qu’une énième histoire de maison hantée !

BODYCAM | BODYCAM | 2025
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Bande-annonce
Note
3
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Vincent Duménil