Affiche française
Réveil de la momie - Le | Mummy - The | 2026
Affiche originale
Réveil de la momie - Le | Mummy - The | 2026
Un film de
Scénario
Date de sortie
Pays
Genre
Couleur ?
oui
Musique de

Réveil de la momie - Le

Mummy - The

La petite fille d’un couple disparait mystérieusement dans le désert égyptien lors d’un voyage en famille. Huit ans plus tard, un hélicoptère transportant un ancien tombeau s’écrase en plein désert. À l’intérieur, les autorités égyptiennes découvrent le corps de l’enfant, toujours en vie malgré son état physique alarmant. Muette, traumatisée et couverte de blessures inquiétantes, la fillette est confiée à ses parents, qui la ramènent aux États-Unis pour tenter de s’occuper d’elle et reconstruire leur famille détruite par le drame. Mais très vite, son comportement devient de plus en plus étrange et violent, laissant penser que quelque chose d’inexplicable et de profondément maléfique est revenu avec elle du désert.

Réveil de la momie - Le | Mummy - The | 2026

L'AVIS:

Avant d’aller voir "Le réveil de la momie" au cinéma, j’ai regardé tranquillement "War machine", dans mon canapé. Pourquoi je vous parle de ça ? Parce qu’il y a des films qui affichent directement lors ambitions quand d’autres les camouflent. Et au moins "War machine" ne ment pas sur la marchandise : il y a une guerre, une machine, et une machine de guerre qui massacre des militaires. Point barre. Dans "Le réveil de la momie", malgré un titre qui promet une résurrection antique pleine de bandelettes, il n’y a finalement ni véritable réveil… ni véritable momie. Et c’est probablement ce qui résume le mieux le problème du film. Comme m’a dit Nico d’Horreur.com quand je me suis plaint du manque de momie : “ça doit être la petite fille, la momie”. Merci Nico, j’avais compris. Sauf que justement, le problème est là : le mythe de la momie sert davantage de décor que de véritable sujet.

Pourtant, tout commence plutôt bien. Lee Cronin signe une introduction, en Egypte, particulièrement angoissante avec cette étrange vieille femme qui tente d’amadouer la petite fille avant son enlèvement. La scène installe immédiatement un malaise très efficace et donne l’impression que le film va pleinement embrasser son imaginaire égyptien et surnaturel. La mise en place est solide, et Cronin prend également le temps de construire la relation du couple avant le drame. Après la disparition de leur fille, chacun rejette progressivement la faute sur l’autre, ce qui détruit leur relation de manière crédible et apporte une vraie dimension émotionnelle au récit.

Mais une fois ce prologue passé, le film abandonne presque totalement son concept de momie pour devenir un huis clos horrifique beaucoup plus proche d’ "Evil Dead Rise" ou de "L'Exorciste" que d’un véritable film de momie.

Après l’introduction en Égypte, l’histoire se déroule presque entièrement dans une maison américaine isolée au milieu des paysages arides d’Albuquerque. Alors oui, les décors désertiques font le rappel avec l’Égypte, mais on reste très loin de l’imagerie classique du genre. Pas de tombe antique fascinante, une malédiction développée hors contexte, pas d’exploration archéologique ou de mythologie égyptienne approfondie. À la place, on retrouve surtout une entité maléfique enfermée dans une maison familiale, avec tous les codes du film de possession moderne.

Le parallèle avec "Evil Dead" devient d’ailleurs impossible à ignorer. Possessions agressives, corps qui se déforment, hurlements, scènes de gore extrêmement crasseuses, tension familiale enfermée dans un décor unique… le film ressemble énormément à un spin-off déguisé d’ "Evil Dead". Et ce n’est pas un hasard puisque Lee Cronin avait déjà réalisé "Evil Dead Rise" auparavant.

L’écriture, même si elle reste globalement efficace, montre aussi parfois ses limites. Certains éléments semblent surtout exister pour permettre au scénario d’avancer. Le meilleur exemple reste le personnage de la mère, infirmière de profession, un détail qui sert essentiellement à justifier le fait qu’elle garde la fillette chez elle au lieu de l’envoyer immédiatement à l’hôpital malgré des signes évidents de violence, de mutilation et de comportement inquiétant. Ce genre de mécanique scénaristique fonctionne sur le moment, mais donne parfois l’impression que les personnages prennent certaines décisions uniquement parce que le film en a besoin. Une facilité parmi d’autres, comme le fait que la petite fille apprenne le morse au début du métrage, ce qui s’avérera bien pratique par la suite.

Et pourtant, malgré toutes ces réserves, "Le Réveil de la momie" reste un film d’horreur efficace. Les acteurs sont convaincants, plusieurs scènes d’angoisse fonctionnent très bien, et Cronin continue de prouver qu’il maîtrise parfaitement le gore physique et malsain. Certaines séquences sont franchement dérangeantes et devraient largement satisfaire les amateurs d’horreur moderne bien sale.

Le plus ironique dans l’histoire, c’est que Lee Cronin a lui-même confirmé après la sortie du film que cette “momie” faisait partie du même univers qu’ "Evil Dead". Une révélation qui ressemble presque à un aveu. Comme si le réalisateur reconnaissait finalement que son film avait toujours été pensé davantage comme un cousin d’ "Evil Dead" que comme une véritable renaissance du cinéma de momie. Reste alors une question : s’agissait-il d’une surprise volontairement cachée avant la sortie du film… ou simplement d’un concept qui n’a jamais vraiment réussi à exister par lui-même ?

Réveil de la momie - Le | Mummy - The | 2026
Réveil de la momie - Le | Mummy - The | 2026
Bande-annonce
Note
3
Average: 3 (2 votes)
Sylvain Gib