SUMMONING OF BABY BLUE – THE
SUMMONING OF BABY BLUE – THE
The Summoning of Baby Blue est un film omnibus inspiré d’une creepypasta (légende urbaine effrayante diffusée sur Internet). Le scénario s’articule autour d’un terrifiant rituel de salle de bain où une jeune fille doit raconter une histoire de fantôme devant un miroir pour invoquer l’esprit de « Baby Blue ». Ce postulat glaçant se déploie en une série de courts récits étonnants qui créeront une tension et développeront une certaine mythologie.
L'AVIS :
On commence les hostilités avec le récit servant de fil directeur à tout le reste et qui s’intitule The summoning. Là, Laura, une baby-sitter et des amis qu’elle a invités mais qui n’ont pas le droit d’être sur les lieux, vont murmurer devant un miroir de salle de bains une sorte de mantra « Baby Blue, Blue Baby » pour invoquer un esprit, mais surtout pour s’amuser à se faire peur. Dès lors, des histoires n’ayant aucun rapport entre elles défileront sous nos yeux ébahis !
A noter que la source d’inspiration de ce « magistral court » (sic) viendrait de Tik Tok avec le « Baby Blue Challenge » consistant à invoquer un bébé fantôme dans une salle de bains sans que sa mère n’intervienne. Pour ce faire, rien de plus simple : vous devez entrer dans une salle de bains, éteindre toutes les lumières et verrouiller la porte. Placez-vous ensuite face à un miroir et, les bras croisés, chantez « Baby Blue, Blue Baby » treize fois (faut avoir envie de se répéter tout de même !). Sentez le poids du bébé dans vos bras, qui devient de plus en plus lourd. Laissez tomber le poids dans les toilettes et tirez la chasse avant qu'il ne devienne trop lourd. Sortez rapidement de la salle de bains pour que la mère fantôme n'apparaisse pas. Beau programme, n’est-ce pas ?
Quoi qu’il en soit, sachez que ce "Candyman" du pauvre se transformera vite en une invocation cauchemardesque, où la survie dépend de la confrontation avec le passé et de la capacité à échapper à la colère d’une mère d’outre-tombe. Bref, aucun intérêt car des métrages avec des baby-sitters en danger, on en a eu des tonnes et de bien meilleurs ! Quant aux succédanés du film avec le regretté Tony Todd et la sublime BO de Bernard Rose, il faut bien admettre que seul l’original vaut le coup d’œil !
Suivra Scarecrow avec un type à bord de sa voiture sur une route semblant sans fin et qui croise un épouvantail (au design plutôt bien foutu cela dit) paraissant à chaque fois de plus en plus hostile et de plus en plus proche. Ce très court segment aurait pu être intéressant si sa fin n’était pas accompagnée d’effets spéciaux numériques proprement pitoyables !
Dans Hive, Sasha, une jeune baby-sitter (encore une !) perd des yeux la fillette dont elle a la garde dans un parc et se retrouve confrontée à une entité insidieuse cachée parmi des enfants paraissant possédés et tous connectés.
Ressemblant un peu à un mélange entre "Le village des damnés" et "Body snatchers", ce segment n’était pas forcément désagréable à visionner et cette fin avec ce toboggan avec une matière visqueuse semblable à celle de "Le Blob" était assez intéressante sans être non plus transcendante car n’aboutissant pas à grand-chose de concret, autrement dit : c’était passable quoi !
Ce qui ne sera pas le cas du beaucoup plus attrayant Carnivora de 2024 dans lequel une jeune fille s’occupant de façon plus ou moins forcée de sa grand-mère comme d’autres avant elle, s’apercevra que cet héritage malheureux sera bien funeste !
Ce récit était un peu long mais relativement sympa avec de bons SFX notamment lors de « LA » scène du court et pour les plus malins, tout est dans le titre ou dans l’accroche : « La famille peut vous consommer »…
On enchaîne avec l’obscur et malingre Locksmith dans lequel Emma, une jeune femme, soupçonne le serrurier, venu chez elle faire des réparations pendant qu’elle s’affaire à se préparer pour sa journée de travail, d'être un pervers alors qu’en définitive, pas du tout. Et c’est tout en fait ! Ah si, une ombre fugace en arrière-plan comme ultime réponse ! De qui se moque-t-on ?
On pensait avoir vu le pire, mais non puisque survient In the shadow of god où l’on observe une femme qui vide la maison de son enfance après le décès de son père et découvre qu'une menace plus sinistre, longtemps enfouie sur le terrain de la bâtisse familiale, est peut-être à l'origine de sa mort.
Bon, en gros c’est l’histoire de Sara, une fille retournant chez son père alcoolique venant de mourir alors qu’en même temps, on a le récit de parents ayant perdu leur enfant, tout ça était bien incompréhensible ! On n’aura aucune explication tangible si ce n’est des bribes de réponses que le réalisateur a voulu sous forme d’indices mais c’est trop confus pour qu’on y adhère totalement. Force est de reconnaître toutefois que l’on se trouvait là en présence d’une sorte de recueil de thèmes dérangeants, mais c’est bien tout !
Et puis retour sur le court The summoning servant de lien entre tous et dont la fin était aussi prévisible que pas terrible !
Partant d’une légende urbaine circulant sur le Net datant d’une dizaine d’années environ, The Summoning of Baby Blue est, comme beaucoup de films à sketches horrifiques avant lui, sans grand intérêt car il semble réunir des segments ayant peu de rapport entre eux, mais surtout ayant connu des dates de sortie différentes (entre 2022 et 2026 pour le coup !) ! Encore une fois pour ce type de production : l’ensemble est complètement inégal quant à la qualité et la durée des segments, les acteurs au CV assez rachitique la plupart du temps ne jouent pas tous très bien, les effets spéciaux étaient relativement minables pour certains et les scénarii pas toujours très frais car si pour une fois, les chutes n’étaient pas forcément prévisibles, elles étaient quasiment toutes incompréhensibles, ce qui est encore pire ! Moralité : à vite oublier ou à éviter tout simplement !