RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Votre note: -
Moyenne: 3
(5 votes)
Alors qu'il fait nuit, une automobiliste est arrêtée à un feu quand soudain un homme pénètre dans le véhicule et viole la jeune fille. Beaucoup plus tard, le violeur en question, un garagiste prénommé Alex, et Ricky, son acolyte légèrement attardé mental, sont invités à une soirée organisée par un jeune couple bourgeois et qui a pour cadre une énorme bâtisse repliée au fond d'un parc. Une fois là-bas, commence alors une soirée où se succèdent tortures, viols et mutilations en tous genres orchestrés par un Alex mué en véritable psychopathe que même son compère Ricky ne semble pouvoir arrêter. Il devra pourtant baisser les armes devant ses hôtes qui en définitive ne l'ont pas convié là par hasard et lui réservent un sort tout à fait inattendu...



Le film, (dont le titre original signifie littéralement "Piège pour un violeur" a été jugé trop explicite quant au résumé du métrage et remplacé par le titre que l'on connaît actuellement), un ersatz de "La dernière maison sur la gauche", a dû en son temps marquer ses contemporains. Il est toutefois regrettable qu'il n'en soit plus de même aujourd'hui. Ceci est grandement la faute à un David Hess, déjà présent dans le film de Wes Craven précité, et abonné aux rôles de névrosés, qui de par son charisme étouffe le reste d'un casting que l'on jugera trop timoré. D'ailleurs, Deodato considère ce film comme très mauvais et pour lui la cause véritable en est le caractère imbuvable de David Hess qui fort de son succès d'estime hollywoodien, avait la grosse tête et se prenait pour Marlon Brando.



Ajoutons à cela : une musique un peu "cheap" qui casse tous les effets dramatiques de certaines scènes censées être troublantes, des scénettes interminables et mal gérées notamment celles des tortures, le jeu affligeant de certains acteurs rendant peu crédibles quelques passages dont les scènes dites de "bagarre aux poings" et un doublage français déplorable, pour faire de ce film une véritable déception.



ATTENTION SPOILER

Certes, la fin, au cours de laquelle le violeur se fait tuer par ses hôtes qui en fait l'avaient invité afin de venger la mort de la jeune automobiliste du début, est surprenante et elle sauve d'ailleurs le projet d'un Deodato semblant ne pas s'être remis du succès de "Cannibal Holocaust". A moins qu'il n'ait eu autre chose en tête pendant le tournage, on pense notamment à la vague de procès engendrés par "son œuvre", ce qui expliquerait ce thriller à huis clos de facture moyenne, qui sait?