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Maximilien déambule dans des rues obscures et glauques. Deux hommes au look totalement opposé viennent à sa rencontre. Une bagarre éclate et les deux hommes malmènent violemment Maximilien. C'est le début d'une nuit complétement folle pour le jeune homme...



Thierry Lopez a déjà six courts-métrages derrière lui et Maximiliani Ultima Nox est sa dernière réalisation. D'une durée de dix-huit minutes, ce petit film par la durée est très grand par le plaisir qu'il donne aux spectateurs ! Car on va en avoir pour son argent !

Le film est en noir et blanc, et se déroule donc la nuit, dans des rues sordides, où se promène le héros, Maximilien, un solide gaillard bien charpenté. Par intermèdes successifs, la caméra se met à défiler à une vitesse vertigineuse dans les rues, contrastant avec le calme apparent des images qui nous montrent Maximilien déambuler. J'ai eu l'impression de me retrouver dans l'ambiance du film "Irréversible" de Gaspar Noé, les images étant accompagnées par une musique assez étrange, atmosphérique mais glauque.



Surviennent deux autres personnages, à l'allure douteuse. Un brun moustachu aux cheveux longs et sales, vêtu d'un blouson de cuir, surnommé José-Marie, et qui semble faire des avances d'ordre sexuel à Maximilien. Il est accompagné par un autre personnage extravagant, se faisant appeler Baron Sodomus (!), pseudo ne faisant plus guère douter sur la nature des intentions de ces deux personnages. Après deux, trois paroles, la situation se complique pour Maximilien qui se fait tabasser et malmener dans la rue. Une musique bien métal, avec double pédale et voix criarde se fait entendre, donnant un rythme bien cadencé à la séance de catch qui s'ensuit. Car Thierry Lopez n'oublie pas l'humour, bien au contraire. José-Marie nous fait des prises dignes d'un catcheur, avec coup de coude sauté, roulement de coup de poing et décollage d'un mur pour mieux atterrir sur le pauvre Maximilien. Le comique intervient également par de savoureux dialogues, qu'on croiraient sortir de "Bernie" ou de "Dobermann" ! L'alternance de la musique d'ambiance avec cette musique métal ultra violente confère au film une dimension étrange, décalée.



Le fantastique débarque sans crier gare quand nos deux extravagants ouvrent la bouche pour nous laisser découvrir de jolies canines ! Des vampires homosexuels ! Polanski aurait apprécié ! Maximilien se fait alors sucer le sang quand deux chasseurs de vampires interviennent, pistolets à la main. En grand amateur du genre, Thierry Lopez mixe les genres, introduit le gore dans son film, les impacts de balle faisant de jolie gerbe de sang. L'horreur prend alors le relais, avec égorgement, décapitation au hachoir, pieu dans le coeur, crucifixion et autres réjouissances... Techniquement très bien réalisés, ces FX amateurs n'ont pas à pâlir devant certains classiques du gore, car ils sont très réalistes. On en vient alors à se demander pourquoi Thierry Lopez n'a pas réalisé son film en couleurs. Manque d'argent ou hommage aux classiques en noir et blanc qu'il vénère, en particulier le Nosferatu de Murnau ? Toujours est-il que les images inclues dans le making-of, en couleurs, sont bien jouissives et que le sang est vraiment bien rouge !



Je ne vais pas tout vous raconter non plus, alors ruez-vous sur le site de Thierry, http://maxultimanox.free.fr/index.htm , et commandez vite le Dvd-r de cet excellent court-métrage, très bien filmé, très bien interprété. On aurait aimé qu'il dure encore plus longtemps, et qu'il arrive encore pleins d'autres mésaventures à Maximilien, tellement on prend plaisir à regarder cette réalisation d'un auteur vraiment très prometteur !

En plus du making-of très intéressant, vous pourrez trouver deux autres court-métrages de Thierry Lopez en bonus sur le Dvd-r. N'hésitez pas à l'acheter !






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