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En Louisiane, d'étranges disparitions ont lieu dans les marais. On retrouve des corps complétement déchiquetés, avec des traces de morsures assez impresionnantes. Sam Rivers, un jeune médecin légiste, est envoyé sur place pour déterminer quel prédateur pourrait agir ainsi. Il est secondé par une représentante de la faune et de la flore. Sur place, nos deux enquêteurs font la connaissance avec un petit groupe d'habitants vivants dans les marais, sur des maisons flottantes. Parmi eux, Sam tombe rapidement sous le charme d'Eliza, qui vit avec sa mère, une vieille dame pratiquant la magie. Ses recherches le mène à découvrir un bateau abandonné, semblant provenir d'Asie, dont tous les membres d'équipage sont morts dévorés dans la cale. Sam et sa coéquipière assistent alors à l'attaque de leur guide par un énorme poisson aux dents acérés, rapide comme l'éclair et pouvant effectuer d'incroyables sauts hors de l'eau. Le poisson se met alors à attaquer les habitants des maisons. Avec l'aide de Sam, ils vont tout mettre en oeuvre pour échapper à l'appétit de ce dangereux prédateur...



Mark A.Z. Dippé avait déjà oeuvré dans le cinéma fantastique, puisqu'il est le réalisateur du film "spawn" en 97, adaptation de la fameuse bande-dessinée. Il revient en 2004 avec un film au titre évocateur de Frankenfish. Le spectateur aura compris de suite que le film va mettre en scène des poissons modifiés génétiquement, à la taille surdéveloppée, et sûrement très voraces. Et ce sera effectivement le cas !

Avec un titre pareil, je n'attendais pas grand chose de ce film, mais étant fan des attaques sous-marines par des requins ou des monstres, je me suis laissé aller à louer ce Frankenfish. Bien m'en a pris car j'ai passé un très bon moment !



Frankenfish rentre dans la catégorie série B bien fun, pas prise de tête, avec ses clichés mais aussi ses surprises. Je le rangerai au côté de "arac attack" pour l'esprit et sa bonne humeur communicative.

Les personnages sont assez stéréotypés : on a le jeune médecin légiste noire, qui va rencontrer une jolie créature noire elle aussi, donc on sait d'emblée qu'il vont tomber sous le charme l'un de l'autre. On a le pseudo copain de la jolie créature, un peu benet, qui n'est pas dans le coeur de la mère. On a le résident qui n'a peur de rien, sorte de Rambo tatoué, qui n'hésite pas à nager dans le marais malgré la menace. D'autres personnages seront présent, servant de garde-manger au gros poisson carnivore. Des personnages sans grand relief mais cela ne trouble en rien la vision du film car on n'est pas venu dans le but de suivre une adaptation de Shakespeare.

Non, nous, on veut voir du monstre, des morts, s'amuser. Et passé une petite demi-heure, le film va remplir parfaitement son contrat !



Après la présentation des personnages et la petite enquête commencé, notre ami le poisson va se mettre à boulotter une très grande partie du casting. Et c'est là qu'on prend son pied. Parce que notre poisson, il est vraiment spécial. Un gros corps assez rond, une tête allongée et une machoire aiguisée comme des lames de rasoir. S'ajoute à cela une force herculéenne et la capacité de bondir hors de l'eau tel un dauphin, ce qui lui permet par exemple de décapiter d'un coup un pauvre garçon restait trop près de l'eau.

Car ce qui rend très fun ce film, c'est justement les attaques du poisson qui sont très gores ! Dippé n'y va pas avec le dos de la cuillère et ca charcute sec ! Corps sectionné en deux, décapitation, corps projeté dans une hélice et littéralement déchiqueté dans un geyser de sang... Pas de répit pour le spectateur qui jubile comme un fou, attendant avec impatience la prochaine vitime !

Les effets spéciaux sont plutôt bien réalisés, même si on voit bien les images de synthèses. Car la majeur partie du film, lors des apparitions du poisson sont en images de synthèses, avec parfois un poisson en caoutchoux quand celui-ci est sur la terre ferme ou le ponton d'une maison flottante. Mais qu'importe ses petites faiblesses, on se marre, c'est le principal !



Bref, d'une courte durée de 1h17 minutes, Frankenfish va à l'essentiel et se révèle bien meilleur que prévu. L'explication des origines de cette espèce nouvelle de prédateur nous sera dévoiler vers la fin du film et tient la route, rappelant au fan le fameux "chasses du Comte Zaroff" ou "Predator"...Je ne vous en dit pas plus mais si vous avez l'occasion, n'hesitez pas à louer ce sympathique petit film, destiné au marché de la vidéo, qui vous fera passer un bon moment, pour peu que vous soyer receptif à ce genre de spectacle !








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