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Réalisation
Ricky Lau

Scénariste
Roy Szeto & Barry Wong

Date de sortie
1985

Genre
vampires

Tagline


Cast
Ching-Ying Lam
Pauline Wong
Ricky Hui
Chin Siu-Ho
Moon Lee & Wu Ma


Pays
Hong Kong

Production


Musique
Melody Bank

Effets spéciaux



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Moyenne: 5
(4 votes)
Dans un petit village chinois au début du siècle, Maître Kau voit ses deux disciples réveiller par mégarde une poignée de vampires. Après le retour des créatures à leur propriétaire, Kau est chargé de trouver une nouvelle sépulture au défunt père d'un riche notable. Mais étrangement, le corps semble intact malgré le poids des années, et Kau suspecte qu'il soit un vampire. La terreur va commencer dans le village…



Inédit pendant un bon moment en France, la série des "Mr Vampire" sort enfin en VHS à la fin des années 90 chez HK Vidéo, en tout cas seulement le premier et le troisième volet.
Depuis quelques temps, le même éditeur vient enfin de sortir un splendide coffret Dvd comprenant les 4 films en version originale. L'occasion de redécouvrir cette saga, aussi célèbre que celle de "L'exorciste chinois" ou de "Histoires de Fantômes Chinois".

Car évidemment "Mr vampire" est un ghost-kung-fu-comedy marchant sur les pas de "L'exorciste chinois" avec ce cocktail d'horreur, d'humour (souvent pas très finaud et assez excessif, voire nonsensique) et de kung-fu.
Un sous-genre populaire lancé par le fameux Samo Hung (véritable homme à tout faire du cinéma hongkongais) avec le fameux film cité un peu plus loin, qui va en fait, si on remonte plus loin, prendre racine à un classique de la comédie fantastique : "Le bal des vampires".

On retrouve cette volonté de faire rire tout en préservant une très belle imagerie fantastique, alternant frissons et gags délirants. Ce ne sera pas pour rien si de nombreux éléments du film de Polanski se retrouveront dans la saga "Mr Vampire". Cependant, comme je vais l'expliquer au fur et à mesure du décorticage de la saga, de nombreuses copies, remakes ou ersatz voire spin-off, viennent emmêler quelque peu les pinceaux.



A la manière de "Histoires de fantômes chinois", ce premier volet est considéré comme le meilleur de la saga malgré les nombreuses années qu'il portent sur ses épaules. Le côté rétro est toujours aussi plaisant, et contrairement à la saga des "Histoires de fantômes chinois", le film n'use pas réellement d'effets spéciaux ultra sophistiqués, au contraire c'est plutôt simple et efficace. Un bon point, puisque le film vieillira moins d'un coté.

Ching-Ying Lam ne bougera de la série jusqu'au troisième épisode, incarnant le fameux prête taoïste chassant les vampires et les démons avec une assurance sans faille. Billy Lau (souvent insupportable) reste le bouffon de service jusqu'au troisième épisode également, et la très très jolie Moon Li, sert d'élément féminin plus ou moins utile (dans le second épisode, elle ne servira malheureusement plus à grand-chose).
Au programme de cet épisode : des Gyonshi et une jolie femme fantôme. Mais qu'est qu'un Gyonshi? Eh bien il vaut mieux que vous reteniez le nom de ces créatures qui restent la marque de fabrique de la fameuse saga : des vampires en costumes de mandarin, sautant à pied joint et tendant les bras vers leur victimes. Les manières de s'en débarrasser sont multiples, dont des parchemins capables de les figer ou encore le riz gluant ayant autant d'effet sur eux que l'eau bénite sur les vampires habituels.



Le cadre récurrent de la ghost-kung-fu-comedy, c'est bien sur la Chine du début de siècle, encore imprégnée des légendes et traditions orientales. Un univers idéal pour les vampires, monstres et fantômes ancestraux, traversant ce sous-genre typiquement hongkongais.
Assisté par ces deux idiots d'assistants, Maître Kau doit éliminer un Gyonshi surpuissant, hantant les ruelles du village depuis un bon moment, après s'être échappé suite à la surveillance maladroite organisée par les deux élèves de Kau. Mais les problèmes s'empilent petit à petit, surtout face aux deux disciples : Man est mordu et se transforme en vampire, et Chou rencontre une très belle dame fantôme qui l'envoûte par ses charmes orientaux.

C'est sur ce dernier point qu'on remarque que "Histoires de fantômes chinois" s'est inspiré fortement de cette partie de l'histoire. On retrouve cette beauté raffinée et fantomatique, aux desseins certes assez ambigus, mais à la passion amoureuse touchante et finalement assez belle. Pas de langue démesurée ici, la tête s'envole du corps, les cheveux hérissés comme des pointes, et le visage se révèle être défiguré peu proprement. Cependant l'issu de cette passion trouvera une suite dans le spin off de "Mr vampire", le très décevant "New Mr Vampire".
Quand à l'autre compère, un personnage humoristique qu'on croirait sortit d'un manga japonais, il est raide dingue amoureux de la sublimissime Ting-Ting et tente de cacher sa transformation en suceur de sang à son maître. Il se lime les dents et les ongles, et fait semblant d'effectuer son devoir : danser comme un idiot pour éviter que le mal ne l'envahisse ! Scènes hilarantes à l'appui, cela va de soi.



Spectaculaires, les combats sont primordiaux dans le film, et s'allient parfaitement avec les gags. Ils sont la pierre angulaire du film et n'ont pas pris une seule ride : rapides, enjoués, frappés, inventifs, vifs et hilarants, impossible de passer à côté ou de faire la fine bouche devant. Et ça commence dès le début qui expédie le générique pour s'attarder à la capture et la paralysation d'un groupe de Gyonshi pas trop méchants mais quand même très nombreux. Ce qui n'est pas le cas du très vilain Gyonshi du film, grand méchant du métrage et forcement plus résistant que les autres. Faut dire, en dormant dans des grottes crades et humides, normal qu'il se tape une tronche pareille !
Se repérant au souffle, les Gyonshi ne repèrent plus leurs victimes lorsqu'elles arrêtent de respirer. Et c'est l'occasion pour le film de nous livrer deux scènes d'anthologies, dont celle du placard, grand moment de tension et de n'importe quoi à voir impérativement !

"Mr vampire" premier du nom balance à la face du spectateur des morceau de bravoures difficilement égalables dans le domaine, transpirant une folie et un délire rapidement communicatif. A ce titre, la séquence ou ce débile mental de Billy Lau se retrouve possédé par Man et reproduit tous les fais et gestes de ce dernier, le jeu de cache-cache dans la prison avec le mort vivant ou l'intro avec ce combat contre des vampires rigides comme c'est pas permis, sont tout simplement inoubliable. Difficile de ne pas céder au cocktail de "Mr Vampire", un ghost-kung-fu-comedy dans toute sa splendeur, innovant bien sur et complet déridant, sans aucun doute.