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Une bande d'amis décide de passer un séjour à Ruiflec, dans la maison de famille de l'un des leurs. Sur la route, alors qu'ils approchent du village, plusieurs d'entre eux disparaissent mystérieusement. Partis à leur recherche, ils se rendent vite compte qu'il est impossible de s'échapper du village...



Aucun doute là-dessus, Le Village des Ombres est une ode à la réinsertion professionnelle, une pub d'une heure et demie pour le Pôle Emploi. Amis chômeurs, méfiez-vous donc, s'il y a un peu de justice dans ce monde, de nouveaux concurrents – l'équipe du film au complet - arrivent sur le marché du travail !
J'exagère ? A peine... Les personnes habituées à me lire savent qu'en dépit de certaines exigences, je suis plutôt bon public en matière de cinéma de genre – je peux même prendre du plaisir devant "The Grudge 2", c'est dire – alors honnêtement, face à cette production qui frôle allègrement le ratage complet, passez votre chemin tant qu'il en est encore temps.



Rien à sauver ici en dehors d'une photographie pas dégueulasse - mais j'ai envie de dire que c'est la moindre des choses aujourd'hui, alors qu'avec un téléphone portable on dépasse facilement la qualité visuelle d'un film de Bruno Matteï. Bref, depuis le scénario écrit sur un bout de nappe jusqu'au jeu systématiquement "à côté" des acteurs (eux-mêmes, pas aidés par des dialogues affligeants), ce métrage cumule les handicaps et n'aurait de toute évidence jamais dû dépasser le stade du pitch, voire du stade anal. Pourtant, face à cette intrigue recyclant tous les poncifs du genre, quelqu'un de sensé aurait dû stopper la machine, ne serait-ce que pour éviter à un producteur aveugle et sourd de miser ses derniers deniers dans pareille histoire. Mais peut-être le méritait-il me diriez-vous avec pertinence...



Que dire donc, sinon que passé une intro relativement efficace, on sait déjà que la vision du film va être fort pénible pour l'amateur de ce type de cinéma comme pour le néophyte. En fait, on a affaire à un slasher sans effusion de sang – le comble - déguisé en film de Balaguero mais sans émotion – le comble bis – et le tout mélangé à une histoire que Granger aurait pu écrire pour une rédaction en 6e – le comble ter. Vous l'avez compris, voilà la parfaite mixture pour réaliser un mauvais film, car si tous les ingrédients reposent normalement sur un "savant" dosage de mystère, la prévisibilité du résultat et notre somnolence éradiquent d'un coup 99% de l'intérêt potentiel du métrage. Ajoutez à cela, une interprétation nanaresque et vous avez un bel exemple de ce que la production française en matière de film de genre est capable de (mal)faire. "Sheitan" – exemple parmi tant d'autres - n'a qu'à bien se tenir !



Le Village des Ombres est donc ni passionnant, ni effrayant, ni émouvant. Il est juste mauvais et totalement inutile. Le pire étant qu'on en demandait pas tant, car après tout, on voit plein de films médiocres sans déplaisir. Le truc évident est que le réalisateur a voulu mettre plein de références dans son film (on y voit même une fille brune aux cheveux sales et mouillés nous regarder par en dessous) à partir de rien, ce qui ne lui confère même pas un quelconque intérêt référentiel et/ou cinéphilique. En fait, on s'emmerde...








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