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Un virus toxique capable de réanimer des tissus morts et ainsi de redonner vie aux soldats américains morts sur les champs de bataille a été élaboré par un laboratoire scientifique mandaté par le Gouvernement. Mais ce dernier s’avère instable et très vite le laboratoire se retrouve envahi de zombies assoiffés de chair fraîche qui déambulent dans les couloirs étroits du bâtiment. Alors qu’un petit groupe de soldats est dépêché afin d’éradiquer la propagation du virus, l’un des militaires se fait mordre par un mort-vivant et se cache dans un club de strip-tease clandestin. Va s’ensuivre alors un véritable carnage dans ce petit club…



Nombreux sont les films de zombies divers sortis à ce jour et il s’avère à présent difficile de trouver des idées originales pour un réalisateur et/ou un scénariste afin de donner naissance à un long-métrage mettant en scène des morts-vivants. C’est un peu le constat que se font le réalisateur Jay Lee et ses acolytes qui désirent réaliser une comédie horrifique innovante et purement commerciale. Alors que ces derniers se soumettent à un exercice dans lequel chacun doit donner des noms fictifs de films d’horreur au titre aguicheur, le nom de « zombie strippers » fait l’unanimité au sein du groupe : c’est décidé, un film portant sur des stripteaseuses zombies va voir le jour!

Avec un titre pareil, on s’attend forcément à de la grosse déconnade, à des scènes bien croustillantes (que ce soit en érotisme ou en effets sanguinolents) mais surtout à une bonne dose d’absurdité. Hé bien, aucun doute là-dessus : le contrat est rempli. Souvent drôle et faisant preuve parfois d’originalité, ce sympathique petit mélange de gore et de trash à la fois, non dépourvu de scènes un brin hots et absurde de bout en bout, est le parfait film horrifique divertissant à voir à plusieurs vautrés dans un canapé, le sourire jusqu’aux oreilles!
Vous avez aimé « le couvent » et ses femmes démons ou encore « doghouse » mais avez eu le sentiment d’avoir été trahis par le titre aguicheur « lesbian vampire killers » qui promettait tellement pour finalement n’offrir qu’un travail bâclé, peu drôle et pas suffisamment trash pour demeurer dans les annales de ce type de cinéma de genre? Alors, dans ce cas, bienvenue dans le monde de Jay Lee et de ses stripteaseuses mortes-vivantes!



Passée une première partie assez banale (un virus s’échappe d’un laboratoire top secret et une unité de soldats est appelée à la rescousse pour éclater du zombie) rappelant par moments « le jour des morts-vivants » ou encore « resident evil », « zombie strippers » va rapidement rassurer son public, attiré par ce titre bien barré, et offrir le spectacle promis.
Dialogues (à regarder en VOST de préférence) et situations absurdes mais bien souvent hilarants, nous voilà plongés dans le club clandestin Le Rhinos où érotisme, gore, trash et déconnades sont au rendez-vous!
Le show commence par des danses sexy de ravissantes stripteaseuses en string ficelle et aux formes souvent généreuses pour rapidement se transformer en un spectacle orchestré par des danseuses assoiffées de chair fraîche, tantôt titubant sur scène tantôt au contraire pétant d’énergie, choisissant à tour de rôle leurs victimes parmi les clients du pub, tous volontaires pour un face-à-face dans les coulisses car non conscients que tout ceci n’est pas une mise en scène mais qu’il s’agit de véritables zombies!

Se permettant même quelques tranches de cynisme et un esprit critique vis-à-vis de la politique (on apprend que Bush est de nouveau président en raison de problèmes informatiques lors des élections), des scientifiques (utilisation de sans abris, d’immigrés et de gens issus de la classe moyenne comme cobayes pour les expériences sur le virus), des armées (les soldats sont vus ici comme des brutes idiotes sous les ordres du lieutenant Ryker, véritable mercenaire traitant ses hommes comme de la merde) et des sociétés en général (l’appât du gain, le patronnât, le sentiment d’esclavagisme de certains employés…), « zombie strippers » s’avère, malgré son titre très commercial et synonyme d’absurdité en barre (il faut bien le reconnaitre!), bien plus intéressant et fouillé qu’on aurait pu l’imaginer.



Et que dire de la galerie de personnages? Menés par un duo inattendu formé de l’increvable Robert Englund (notre Freddy) et de Jenna Jameson herself (la fameuse porno-star), les personnages assurent le spectacle et nous amusent pour une bonne partie d’entre eux.
A commencer par Robert Englund dans la peau du patron du club de strip-tease : prêt à tout pour amasser de l’argent (quitte à accumuler les cadavres et les zombies dans son club clandestin) tout en restant à l’écart de ses gagne-pains (il refuse de toucher ses stripteaseuses, qu’il appelle « herpès ambulants », par peur de choper une quelconque maladie), raciste et esclavagiste envers son employé mexicain qui en prend plein la poire, ce patron non-modèle saura par contre rapidement se dégonfler et se planquer quand la situation deviendra incontrôlable!
A ce personnage central s’ajoutent également de bien jolies stripteaseuses (dont je passerai les détails) ayant chacune un look particulier (la gothique, la beauté fatale…) dont la « chef », elle aussi peu respectueuse de ses filles (« mes grosses salopes »), et une petite nouvelle, jeune chrétienne pratiquante timide et pudique, venue ici dans l’unique but de payer une colostomie à sa mamie!
Enfin, on s’amusera devant les cris de joie des clients du club, balançant des billets à tout va et à la limite de la prosternation devant certaines filles (on retiendra principalement le petit homme enveloppé qui a jeté tous ses billets et rédige à présent un chèque, ou encore le jeune homme se présentant à l’entrée du club, sa carte d’identité à la main, et qui se voit dire par le gorille « cet endroit est plus illégal que ta carte d’identité! »).

Bien-entendu, il est de mon devoir de parler de l’aspect gore et trash du long-métrage de Jay Lee. Alors que de nombreux films de zombies s’avèrent avares en la matière, force est de constater que « zombie strippers » ne lésine pas sur les effets sanguinolents, le tout dans une ambiance déjantée, décomplexée et 100% second degré.
Au programme : head shots et démembrements en pagaille, croquage de pénis, extirpations d’intestins, mâchoire ouverte en deux et arrachage de langue, gorges saignées, ouverture de crâne… Sans oublier quelques séquences loufoques et hilarantes comme notamment ce passage où une zombie girl s’insère des boules de billards pour ensuite (par pression de la foufounette!) les envoyer tels des missiles sur ses assaillants.



Vous l’aurez aisément compris, mis à part deux-trois effets numériques un peu grossiers, nous avons là un véritable défilé d’effets gores et trashs comme nous l’espérions à la vue du titre mais sans trop y croire, tellement déçus de nombreuses productions trop timides sorties ces dernières années.

Si nous devions toutefois retenir quelques points négatifs à « zombie strippers, ce serait peut-être ce rythme parfois trop ralenti lors de scènes de danse ou de discussions en coulisse entre la chef et ses filles (bien que certains dialogues sont franchement divertissants et que certaines danses feront s’écarquiller les yeux de nombreux hommes) ainsi que cette fin peu convaincante avec ses flashbacks et son patriotisme puant.

Au final, « zombie strippers » est une très bonne surprise dans le domaine du DTV. Gore, trash, érotique, drôle et sympathiquement original à bien des niveaux, le film de Jay Lee remplit parfaitement son contrat et ne trompe aucunement son public aguiché par un titre aussi commercial que celui-ci.
A regarder assurément en VOST et à ranger aux côtés de « doghouse » et « le couvent »!








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