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Sarah Tyler retourne chez les siens pour une brève visite, l’environnement familial n’étant pas des plus agréables. L’arrivée d’une forte tempête va forcer Sarah, ses frères ainsi qu’un couple d’amis à rester dans cette maison isolée au milieu de la campagne toute une nuit. Ils se lancent dans une petite fête improvisée et vont vite découvrir qu’ils ne sont pas seuls, une bête sauvage assoiffée de sang surgit de l’obscurité pour les attaquer. Piégés et effrayés, rien n’est laissé au hasard et chacun commence à douter de l’autre…



Jonathan Glendening a débuté sa carrière de réalisateur dans les années 90, sans être très productif à ce niveau puisqu’on ne dénombre que quatre longs métrages dans sa filmographie réalisés entre 1992 et 2010, cette dernière année étant celle où il met en scène ce Night Wolf qui, d’après son titre, semble lorgner du côté des films de loups-garous. Un monstre du bestiaire fantastique qui semble l’intéresser puisqu’il a réalisé en 2012 un « Strippers vs Werewolves », qui bénéficie de la présence de Robert Englund. Pour Night Wolf, il s’accapare Simon MacCorkindale, alias le célèbre « Manimal », dont ce sera d’ailleurs le dernier film, l’acteur décédant le 14 octobre 2010. Le tournage de Night Wolf n’a pas été de tout repos pour le réalisateur puisque plusieurs problèmes lui ont mis des bâtons dans les roues. Il n’a, par exemple, pu avoir le costume de son monstre qu’au dix-huitième jour de tournage et n’a eu que 5 jours pour filmer tous les plans en intérieur, soit la quasi majorité du métrage. Ajoutons à cela un budget qui ne devait pas être franchement faramineux. Est-ce pour autant qu’il faut se montrer indulgent avec ce film ?



Ma réponse sera « non ». Je n’aime pas particulièrement taper sur des films indépendants car je sais que le réalisateur et toute son équipe ont fait de leur mieux pour mener à bien leur projet. Il n’empêche. Night Wolf fait partie de toute cette tripotée de DTV sans réel talent qui débarquent chaque mois et qui ne hissent pas le cinéma fantastique vers le haut. Evidemment, il est louable qu’un réalisateur sans argent tente vaille que vaille de terminer son film mais reconnaissons-le : la plupart du temps, le résultat ne vaut pas grand-chose et nous fait perdre notre temps plus qu’autre chose. C’est l’impression que j’ai eue à la fin de Night Wolf dont la vision m’a été assez pénible, mes yeux lorgnant sans cesse vers le compteur de temps restant du lecteur DVD, ce qui n’est jamais bon signe.



Lorgnant du côté du film de monstres et de loups-garous, Night Wolf n'a donc pas les moyens budgétaires de satisfaire l'amateur de ces deux catégories. Il faut croire que "le producteur de Dog Soldiers" n'avait plus d'argent en poche. Pour parer à cette restriction monétaire, Jonathan Glendening va donc transformer son film en huis clos et jouer avec le "non vu" jusqu'aux dix dernières minutes. On assiste donc à un spectacle on ne peut plus ennuyeux où le casting, composé d’adolescents stéréotypés, passe son temps à se planquer dans divers endroits de la maison, passant des couloirs au grenier, du toit à la grange pour échapper à une "bête" qu'on devine être une sorte de loup-garou. Heureusement que la jaquette nous donne un indice assez net à ce sujet. Cet enfermement des personnages va évidemment donner lieu à quelques joutes verbales, les rancœurs et la jalousie refaisant surface et chacun va pouvoir laver son linge sale avant de se faire massacrer par notre monstre. Si certaines scènes à suspense sont pas mal troussées, le reste ne sort pas des sentiers battus et reste du domaine de l’anecdotique. On se demande même à quoi servent les séquences avec le flic et le chasseur, si ce n’est à amener le film à une durée correcte.



Niveau effets spéciaux, on aura droit à une petite transformation lors du final qui nous présente une espèce de loup-garou sans poils ! C’est un peu un croisement entre un lycanthrope et les monstres de « The Descent » pour raccourcir. On aura deviné depuis pas mal de temps qui se cache derrière cette bête féroce et le réalisateur nous livre un petit twist final pas dénué d’intérêt mais dont le traitement nous laissera sur notre faim puisqu’on n’en saura pas plus. Au final, Night Wolf nous propose beaucoup de parlotte, un peu d'action, des acteurs pas terribles, des situations peu crédibles (le mec qui est pris d’une frénésie sexuelle et qui veut faire l’amour à sa copine alors qu’ils sont pourchassés par la bête…), quelques maquillages gore sympas mais surtout beaucoup d'ennui et absolument rien d'original.


Disponible en Dvd et BR chez Emylia






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