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En 1987, un double-meurtre défraye la chronique. Malgré les soupçons qui pèsent sur un groupe de pensionnaires d’un internat, la police classe l’affaire, faute de preuve… Jusqu'à l'intervention, plus de 20 ans après, du Département V : l’inspecteur Carl Mørck, et Assad, son assistant d’origine syrienne, spécialisés dans les crimes non résolus.Ensemble, ils rouvrent l’affaire qui les amène à enquêter sur trois des notables les plus puissants du Danemark...



Après Miséricorde, le Département V revient pour une deuxième enquête, toujours inspirée des romans de Jussi Adler-Olsen et toujours réalisée par Mikkel Norgaard. Cette fois, ce n'est pas une disparition qui va retenir l'attention des deux policiers, mais une affaire de meurtres et de viol non élucidés depuis vingt ans, pour une enquête encore plus difficile et plus sombre que la précédente.



J'avais beaucoup aimé le premier épisode de cette nouvelle saga cinématographique : j'ai encore davantage apprécié Profanation. Tout d'abord, le scénario est encore mieux ficelé, assemblant peu à peu les nombreuses pièces d'un puzzle très bien agencé, et réussissant paradoxalement à maintenir le mystère et le suspense tout en nous révélant assez rapidement l'identité du tueur. On s'intéresse dès lors à l'enquête en elle-même, mais aussi aux circonstances ayant entraîné les meurtres, pour découvrir plusieurs portraits de personnages assez glaçants.



Profanation est également plus violent que le premier volet, et plus sombre, notamment autour du destin de Kimmie, loin des personnages féminins parfois lisses que l'on retrouve souvent dans le genre. Tout comme pour le premier volet, on retrouve les influences de Millénium, le film et de David Fincher, notamment dans l'évolution de l'inspecteur Carl Mørck, qui évoque parfois le Brad Pitt de Seven. On regrettera néanmoins que son coéquipier, Assad, reste la plupart du temps en retrait et ne participe presque jamais à l'enquête, se contentant de suivre sans prendre d'initiative.



Bénéficiant en plus d'un casting impeccable (on retrouve d'ailleurs Pilou Asbæk, déjà vu dans les excellents R et Hijacking - et dans l'immonde Lucy de Luc Besson, personne n'étant parfait) et d'une réalisation toujours aussi sobre et soignée, Profanation est donc à mes yeux encore plus réussi que Miséricorde, en grande partie grâce à un scénario remarquable qui nous plonge entièrement dans une enquête passionnante et sans temps mort. Il est presque frustrant de devoir maintenant attendre le troisième volet, dont le tournage va bientôt commencer !