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Genre
survival horror

Systeme
XBOX One

Developpeur
Bloober Team

Annee
2019

Votre note: -
Moyenne: 4
(1 vote)


1996, un jeune garçon a disparu dans la forêt de Black Hills près de Burkittsville dans le Maryland. Vous incarnez Ellis, un ancien flic profondément troublé, et vous participez aux recherches dans la forêt. Ce qui démarre comme une enquête policière banale va rapidement se transformer en un cauchemar sans fin...


CHRONIQUE :

Si je ne suis vraiment pas fan de la saga cinématographique Blair Witch, j'ai toujours pensé que le cadre, avec cette forêt mystérieuse, serait parfait pour un jeu vidéo, idée renforcée par les premières minutes de Resident Evil 7. La franchise avait d'ailleurs fait l'objet de trois adaptations en l'an 2000, avec la trilogie Blair Witch volume I : Rustin Parr, Volume II : The Legend of Coffin Rock et Volume III : The Elly Kedward tale. Trois titres auxquels je n'ai pas joués, et qui ont une réputation plutôt mitigée. C'est finalement quelques années après le troisième film que débarque ce Blair Witch, développé par Bloober Team, équipe spécialisée depuis plusieurs années dans l'horreur psychologique, avec les deux Layers of fear et Observer.


Sans surprise, le jeu démarre assez calmement, et nous propose principalement d'avancer dans les bois, guidés par notre chien Bullet, afin de découvrir des indices sur la disparition du jeune Peter. Sans surprise également, nous allons rapidement nous perdre et être le témoin de situations étranges : bruits inexpliqués, impression de tourner en rond, découverte de figurines en bois... Blair witch nous fait du Blair Witch, et je dois bien avouer que ça fonctionne pas mal, à condition sans doute de s'équiper d'un casque pour profiter de l'ambiance sonore. L'ambiance naît également de l'état psychologique de notre personnage : on devine assez rapidement que son passé est chargé, ce qui a une influence directe sur ce qu'il voit ou entend, un peu dans la lignée d'un Silent Hill 2. On retrouvera d'ailleurs ce système de fins différentes, liées à des différences de comportement du joueur assez subtiles.



J'avoue ainsi avoir parfois vraiment frissonné, lors de séquences très réussies (les souterrains, ou ce final, remarquable déclinaison en forme de cauchemar interminable du final du premier film), grâce également à quelques éléments de gameplay plutôt sympathiques : l'éternelle lampe-torche avec ses dysfonctionnements, le talkie-walkie et le téléphone avec leurs messages parfois très étranges, la caméra et son mode infrarouge... Rien de bien nouveau dans tout ça, mais j'ai trouvé l'ensemble assez convaincant et efficace.


Au niveau du gameplay, on retiendra également l'utilisation des cassettes rouges pour le camescope, qui permettent d'influer sur votre environnement. Par exemple, pour ouvrir une porte fermée, il vous faudra trouver une cassette montrant une personne ouvrant cette porte. Si j'ai trouvé le dispositif un peu trop simple, il donne quand même lieu à des énigmes assez intéressantes, et s'inscrit parfaitement dans l'idée de paradoxe temporel au centre du jeu.



Evidemment, la jeu n'est pas exempt de défauts : on lui reprochera par exemple un côté très dirigiste (on ne peut pas se perdre dans la forêt, ni l'explorer librement, on se contentera d'avancer de façon très guidée), des séquences d'action moins pertinentes et réussies (avec des monstres à affronter), et un scénario finalement assez classique. La durée de vie laisse également à désirer, même si les développeurs nous incitent à recommencer le jeu pour découvrir les différentes fins... et les innombrables éléments à collectionner.


S'il pioche un peu partout dans le survival-horror (Silent Hill 2 et son environnement qui reflète l'état psychologique du personnage, Resident Evil 7 pour ses cassettes qui révèlent des éléments importants, Alan Wake pour son utilisation de la lumière...), et malgré quelques défauts qui empêcheront de s'y replonger tout de suite (longévité, quelques bugs visuels, une histoire assez classique), Blair Witch est à mon sens une réussite, avec quelques moments étranges, et de vrai frisson et de tension, à l'image de ce que proposait Layers of fear.

4/6 - Steeve Raoult