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Emma Collins, une éminente biologiste marine, et son équipage ont installé un laboratoire au milieu de l'océan, au-dessus d'une ville insulaire qui a été engloutie, afin d'observer l'accouplement des grands requins blancs. Malheureusement, les requins-taureaux améliorés sont également là avec leur propre objectif d'évolution : se croiser avec les grands requins blancs, plus imposants et plus rapides, afin d'engendrer une nouvelle race de squales..



L'AVIS :

S'il aura fallu attendre 20 ans pour voir débarquer "Peur Bleue 2", l'attente a été nettement moins longue pour voir le troisième volet de la saga. Suite directe du second volet, il nous offre cette fois un changement radical de décor, puisqu'au laboratoire sous-marin succès une île abandonnée, condamnée à être submergée par les flots comme un néerlandais sans digue. Un décor original donc (ceux qui arpentent les chemins du nanar à requins feront remarquer qu'on voyait quelque chose de semblable dans "2-headed shark attack", connu chez nous sous le titre de "Sharks" : silencieux et mortels"), pour un film qui va également se démarquer par son approche relativement sérieuse.



Un léger sous-texte écologique (oui, il faut protéger les requins et la faune marine ; non, il ne faut pas faire joujou avec l'ADN des requins), quelques personnages relativement attachants que le film prend le temps de présenter (on est loin de Peur Bleue 2 et de son "bonjour, je suis Daniel, voici ma femme Leslie, on est juste là pour faire monter le bodycount sans avoir d'autre ligne de dialogue"), et une première partie assez avare en attaques, Peur bleue 3 ne révolutionne pas le genre, mais a pour une fois la prétention de raconter une histoire. Une histoire simple, prévisible, rédigée par un collégien un peu idiot ayant découvert l'écologie - et le féminisme - deux jours plus tôt, dans laquelle les requins joueront les arbitres dans l'inévitable affrontement entre scientifiques et mercenaires, mais une histoire quand-même.



Mais que les amateurs de nanars et d'attaques spectaculaires se rassurent : la seconde partie du métrage va rectifier le tir, et nous offrir un gentil carnage, massacrant la quasi-totalité du casting entre deux séquence de sacrifice bien viril et d'émotion bien niaise. L'occasion de s'apercevoir que les effets spéciaux du film, s'ils sont loin d'être parfaits, sont les meilleurs de la trilogie. Là encore, ce n'est pas bien difficile face à "Peur bleue" et "Peur bleue 2", mais dans un genre qui se complait régulièrement à la surenchère dans la médiocrité numérique, il faut le signaler.



Alors, évidemment, on ne fera pas de ce "Peur bleue 3" un chef d'oeuvre, ni même un bon film. Mais en tirant le meilleur parti de son petit budget, en ne prenant pas (trop) le spectateur pour un con, il offre un divertissement honnête. Sans doute pas celui qu'on reverra par pur plaisir masochiste, ni pour l'envie de voir un bon film de requins, mais clairement le meilleur de la trilogie à mes yeux.