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LAUGIER Pascal

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Après avoir réalisé deux documentaires sur le tournage du film "Le Pacte des Loups" de Christophe Gans en 2001, ainsi qu'un court-métrage cette même année ("4ème sous-sol"), Pascal Laugier décide de se lancer dans l'aventure du long-métrage en 2004 avec le très beau "Saint Ange" mettant en scène Virginie Ledoyen et Lou Doillon. Cette Ghost Story le fait remarquer aux yeux du public, qui attend sa nouvelle réalisation de pied ferme. Ce sera le déjà très controversé "Martyrs", réalisé en 2008 et qui fait scandale avant même sa sortie, qui est de nombreuses fois décalée à cause du verdict de la comission de censure qui veut imposer au film une interdiction aux moins de 18 ans. Après un dur combat l'opposant à cette institution, Pascal verra finalement son film obtenir une interdiction aux moins de 16 ans avec avertissement, ce qui libérera "Martyrs" par la même occasion du carcan dans lequel il était enfermé et qui sortira enfin sur les écrans le 3 septembre 2008.

Horreur.com a décidé de donner la parole à Pascal Laugier et c'est avec un grand plaisir que nous vous livrons cet interview !

Alors Pascal, enfin soulagé par l'interdiction de - 16ans avec avertissement ?

Oui, je dois dire que c’est un revirement inattendu. Le dernier vote a été aussi serré que les précédents, mais cette fois en notre faveur : quatorze voix contre douze. Je suis content parce que ça créera une sorte de jurisprudence. Et ça ne peut pas faire de mal aux projets futurs qui ne rentrent pas dans la case du prime time télévisuel. Honnêtement, j’ai été très surpris d’une telle mobilisation. En fait, elle aurait dû arriver dès le premier film touché, SAW 3, mais mieux vaut tard que jamais. Un certain nombre de gens sentaient bien que le retour du -18 ans appliqué arbitrairement était plutôt malsain…

Les premières décisions de la commission de censure ont soulevé le débat sur les films d’horreur pour adulte en salles et le fait que certains grands groupes refusent de diffuser des films interdits aux moins de 18 ans. Dans les années 80, la majorité des films d’horreurs étaient interdits aux moins de 18 ans et cela ne posait pas de soucis. SAW 3 a cartonné en salle malgré cette interdiction. Pourquoi d’après vous les grands groupes de salle de cinéma refusent-ils dorénavant de diffuser de tels films alors que ça marche plutôt bien niveau entrée en salle ? Comme le suggérait le patron de La Fabrique de Films, va-t-il falloir rouvrir des salles spécialisées devant la frilosité des grandes enseignes ?

Les salles spécialisées, c’est une idée marrante ! Vous voulez dire un retour aux salles type "Midi-Minuit", "Le Styx" ou "Le Colorado" avec des devantures ornées de spectres et de cercueils et qui ne passeraient que du film de genre ? Ah, ça, ce serait d’un post-modernisme extraordinaire ! Putain, vraiment, j’adorerais et je serais le premier client, ce serait un retour à un truc très primitif ! Mais j’ai bien peur que ce soit une utopie totale et que ça n’ait pas beaucoup de sens ! Plus sérieusement, si un certain nombre d’exploitants rechignent de plus en plus à passer des films dits "dérangeants", c’est parce qu’ils méprisent ça au plus haut point. C’est aussi parce que, dans leur esprit, ce cinéma attire une "clientèle à capuche" dont ils ne semblent pas très friands. Je vous laisse juges, moi, ça me laisse pantois. C’est comme ceux qui voulaient interdire le rock dans les années 60 sous prétexte que l’Olympia avait eu quelques fauteuils cassés pendant un concert de Vince Taylor… La France n’a jamais été vraiment contre-culturelle, qu’est-ce que voulez… C’est fou ce que ce pays a une propension à être terrifié par sa propre jeunesse… Et en ce moment, l’époque est crispée, on vit effectivement un grand retour en arrière… On nous parle avec un paternalisme vraiment insupportable… C’est aussi pour ça que j’ai été aussi touché de voir qu’un certain nombre de gens se souciaient à ce point de la liberté de création. Ca n’avait rien à voir avec une défense artistique de mon film. La plupart ne l’avait pas vu… Et certains le détesteront ! Mais c’était vraiment une question de principe.

Des réalisateurs et distributeurs ont créé le "Club Vendredi 13" pour soutenir le film de genre en France. Que pensez-vous de cette initiative ?

Leur texte est impeccable, j’y souscris à 200%. C’est une bonne initiative, elle part d’une énergie formidable, au-delà de tout soupçon, mise en place par des gens de ce métier qui, dans l’absolu, auraient autre chose à faire. Je veux dire, ils pourraient lâcher l’affaire et se contenter de produire des comédies, genre plus friqué et mieux distribué, du cinéma dominant, ça rapporte plus et c’est plus simple. S’ils font ça, c’est parce qu’ils défendent vraiment l’idée d’un cinéma français multiple. Un cinéma qui serait quand même plus varié et plus inattendu… Ils aiment vraiment ça. Ca fait quand même des années qu’on est un certain nombre à le rêver.

D'où vous est venue l'idée de scénario pour Martyrs ? Après Saint-Ange, vous aviez déjà décidé de faire un film beaucoup plus éprouvant et dur ou est-ce venu en imaginant le scénario ?

Non, je n’avais aucune note d’intention en tête. On ne sait pas vraiment d’où viennent les idées. Et si on savait, on n’aurait plus envie de les concrétiser en images, il me semble… Pour MARTYRS, ça a commencé par la scène de vengeance. J’étais un peu obsédé par l’idée de cette fille qui sonnerait à la porte d’une famille ordinaire et se mettrait à en abattre les membres un à un. A partir de cet archétype simple, cette figure de vengeance, le fil narratif s’est développé un peu de lui-même comme on tire sur un fil de laine… C’était un processus intuitif, assez ludique aussi. Je sentais que je mettais les pieds sur un territoire dangereux, vraiment très noir, et ça correspondait bien à mon état d’alors. J’étais dans cette énergie. Il n’était plus question de me censurer. J’avais beau mesurer chaque horreur que j’écrivais, faire très attention à l’idéologie derrière le film, doser chaque élément, je sentais que choisir de montrer un certain nombre de choses était une question d’intégrité… Faire un film aussi violent, aussi désespéré, c’était une affaire d’honnêteté. J’ai écrit MARTYRS, au fond, de façon très "premier degrés", presque sentimentale… Je n’imaginais pas faire un autre film, le récit répondait à toutes mes questions personnelles. J’étais vraiment en phase avec mes personnages et leur traversée…

Martyrs a-t-il été facile à financer ?

Avec le recul, je dirais que ça n’a pas été si terrible… Rapidement, Richard Grandpierre mon producteur, qui a un talent fou pour faire décoller les projets les plus inhabituels, a su s’entourer des bonnes personnes. Wild Bunch a été présent assez vite. Ils aimaient beaucoup le scénario, le mélange d’émotion et d’ultra violence les excitait… Manuel Alduy, de Canal+, a soutenu à fond aussi. Ca a donc créé un petit groupe qui m’a donné assez vite la garantie que le film allait se faire. J’ai eu, à vrai dire, énormément de chance.

Comment s'est fait le choix des actrices ? (ndlr: Morjana Alaoui et Mylène Jampanoï)

Mylène a été retenue par casting traditionnel. A un moment, dans ses essais, j’ai vu naître avec certitude le personnage de Lucie. Il y avait aussi une convergence entre la noirceur de Lucie et celle de Mylène… Et puis, Mylène avait vraiment aimé le scénario. Je sentais qu’elle n’hésiterait pas à y aller à fond, à se faire mal. Son désir de faire ce film a largement participé au mien… Il y a tant de comédiennes qui ne m’ont jamais rappelé après lecture du script ! J’avais l’impression de leur proposer un truc vraiment honteux…
Morjana n’a pas fait d’essais. Quand je l’ai rencontrée la première fois, j’ai compris que j’avais enfin trouvé l’autre personnage. C’est difficile d’expliquer pourquoi. Il y avait quelque chose de très doux en elle, de très lumineux. Et Anna, c’est quand même, à sa façon, une Sainte moderne… Et l’énergie de Morjana est si tendre dans la vie que ça m’a bouleversé. Au bout de dix minutes de conversation avec elle dans un bar du 6ème arrondissement, je savais que je n’avais rien d’autre à faire que de lui proposer le rôle principal… Et puis, Morjana et Mylène sur une affiche, ça avait quand même de la gueule…

Combien de temps a duré le tournage à Montréal ? Avez-vous des anecdotes ?

Le tournage a duré environ 35 jours. Mais il a été interrompu suite à l’accident de Morjana pendant une prise. Elle a traversé un faux plafond et est tombée, presque 3 mètres plus bas, de tout son poids. Ca a été spectaculaire, on a tous eu très peur, j’ai cru quelques secondes que je l’avais tuée… C’était sans compter sur son extraordinaire solidité… Enfin, elle était quand même victime de trois fractures ! Ca a été la fin de la première partie du tournage. Retour sur Paris, arrêt du film le temps que les os de Morjana se ressoudent… D’une certaine façon, ça a permis à tout le monde de se reposer. C’était un tournage vraiment très harassant. C’est plutôt ingrat de travailler toute la journée dans le sang, les larmes et les effets spéciaux. Dire que c’était un film plaisant à faire serait mentir. Par contre, tous les jours, sur le plateau, je vivais des moments artistiquement extraordinaires. Des choses si particulières, si intenses, parfois si bizarres, que c’est pour moi une expérience inoubliable. Malgré la tension, parfois même de sévères engueulades, j’ai toujours senti que Morjana et Mylène étaient là pour le film et se donnaient à fond. Pour de vrai, je ne suis pas encore totalement sorti de cette expérience. Il me faudra du temps pour digérer.


Vous retrouvez Benoit Lestang, votre ami, pour les FX sur le film. Pourquoi avoir fait appel à lui ? Et selon vous, qu'est-ce que son travail apporte de plus au film ?

J’ai appelé Benoit, parce que, au-delà d’être mon ami, il est tout simplement le meilleur maquilleur spécial français ! Notre amitié a néanmoins permis qu’il soit au courant du scénario très tôt. Parfois, je l’appelais pendant l’écriture et lui demandais si tel ou tel truc était possible techniquement. Surtout que je voulais le moins d’effets numériques possibles. Je voulais que tout le film soit fait à l’ancienne, sur le plateau, avec des prothèses et du vrai "faux sang". Benoit a été mon allié de tous les instants, vu le nombre d’effets dans le film… Il a vachement su encadrer les actrices, aussi. Il savait les détendre pendant les poses de maquillage, les faire marrer, leur faire accepter l’artisanat total qu’est la fabrication d’un tel film, ses longueurs, l’aspect parfois très laborieux du processus… On pouvait très rarement s’en sortir avec des fonds verts, des outils numériques qui auraient accéléré le rythme du tournage… Parce qu’on voulait un rendu vraiment organique, qui ne mette aucune distance entre le spectateur et ce qu’il voit. Pareil pour les cascades. A part le père au début qui se prend le premier coup de fusil, il n’y a pas eu de câble pour projeter les corps. Tout était fait à l’ancienne, à base de chorégraphie, avec des heures et des heures de répétition pour que les acteurs sachent recevoir les coups de poings, les balles, qu’ils sachent tomber, intégrer tout ça dans l’émotion, etc…. Ca a été un gros boulot de mise en condition, vraiment un truc de troupe.

En toute franchise, en visionnant le film, j'ai eu de nombreuses fois les larmes aux yeux... content de vous ? (sourire)

Ben, c’est vraiment le plus beau compliment que vous pouvez me faire…

On vous devine plutôt secret et sensible. Quel regard portez-vous sur les diverses souffrances de notre société ? Y a-t-il un message en ce sens dans Martyrs en filigrane ?

La vision assez nihiliste du monde occidental que nous connaissons n’est pas le message du film, c’est simplement l’énergie qui était la mienne au moment où je l’ai entrepris. Oui, il y a quelque chose dans nos sociétés urbaines actuelles, dans notre époque, qui me fout une gerbe irrépressible, et je sais que c’est un cliché affreux que de seulement le dire. Je ne porte aucun regard digne d’intérêt sur le monde actuel, je veux dire que mon point de vue n’est pas plus original que celui d’un très grand nombre de mes concitoyens. C’est juste l’asphyxie totale, soigneusement créée par la brutalité même du système d’économie de marché dans lequel nous vivons, et d’autres choses plus intimes, qui m’ont énergisé pour ce film... Où que je tourne les yeux, je ne vois plus que la compétition, la rentabilité, la méfiance qui vire à la haine de l’autre et un cynisme totalement triomphant. Ca me rend triste, ça m’agresse, et si je n’ai aucune envie de faire pleurer dans les chaumières, ça crée en moi suffisamment d’urgence pour le foutre dans un film et rendre la chose aussi limite que mon état… Mais les messages dans les films, je ne sais même pas ce que ça veut dire… Rien que l’idée de "vouloir dire", dans un film, où n’importe quel autre art, m’indispose totalement. Je préfère l’idée de donner à voir, de donner à ressentir. En ce sens, MARTYRS est un film où je m’exprime très impudiquement. Du coup, je suis vraiment emmerdé d’avoir à le montrer… Alors qu’on a bataillé quelques mois contre la commission de classification pour qu’il sorte… C’est pourtant la vérité…

Vous avez également un franc parlé : que pensez-vous du cinéma de genre français ? Et du cinéma en général ? Pourquoi les nouveaux talents français partent-ils aux USA d’après vous ?

Dans le cinéma français, j’aime Jacques Audiard, Gaspar Noé... J’ai adoré 99 francs de Kounen, aussi. J’ai trouvé le film incroyablement surprenant, excitant. Quant à ceux qui s’attaquent au genre de front, et qui sont globalement de ma génération, je les connais suffisamment pour savoir que ce sont tous des mecs qui sont arrivés à concrétiser leurs rêves simplement à force de travail et d’abnégation. Tout le système vous pousse à faire de la comédie passable en télévision, ou du "beau cinéma" pour les césars et vous avez tout à gagner à rentrer dans cette nouvelle forme de conformisme. Vous obtenez de bien meilleurs budgets, un grand choix d’acteurs et la bénédiction de l’air du temps. Se coltiner le genre, en France, c’est quand même un sacerdoce. On est tellement isolés, on nous regarde avec une telle condescendance… J’éprouve donc le respect le plus total pour tous ces jeunes mecs qui, sans aucun piston, ont fait leur chemin à coup de courts-métrages autofinancés et d’années de galère…

Martyrs va-t-il voyager dans les festivals ?

Oui, le film va beaucoup voyager. Dès la fin août, on sera au Frightfest de Londres. C’est très chouette, je vais pouvoir y rencontrer Frank Henenlotter, un cinéaste que j’adore. Il vient y montrer son dernier film, Bad Biology, et c’est une vraie joie pour moi de pouvoir enfin lui poser des questions sur son travail… Basket Case, Brain Dammage et Frankenhooker sont trois films que j’adore, trois œuvres uniques qui me fascinent depuis des années… Ensuite, on sera à la sélection Midnight Madness de Toronto, ce qui est une belle surprise pour nous, puis au Fantasy Film Festival en Allemagne puis en compétition à Sitges, Austin, etc… Je suis vraiment très heureux de l’accueil fait au film par des festivals très divers… Il semble que la projection au marché de Cannes ait créé pas mal d’opportunités. J’ai hâte, en tout cas, de confronter MARTYRS à des publics si différents…

Avez-vous déjà une idée du scénario de votre prochain film ?

J’ai recommencé à travailler sur deux trois idées. Il y en a une qui s’appelle "PREACHER’S BLOOD", un pur film fantastique qui n’est envisageable que dans le cadre d’une production américaine… Pour l’instant, je démarre… Un producteur français m’a aussi proposé une idée de thriller… Un truc vachement excitant. C’est la première fois que quelqu’un du métier m’appelle et me propose un truc concret, une idée qui ne soit pas la mienne. C’est, à ce jour, le projet qui me passionne le plus. J’espère que nous irons au bout. C’est beaucoup trop tôt pour être plus précis, nous n’en sommes qu’à la toute première phase de développement. Et puis il y a les propositions américaines, qui commencent à venir, mais, pour l’instant, je n’ai rien lu qui me fasse envie.

Que puis-je vous souhaiter pour le futur, hormis un beau succès pour Martyrs ?

Souhaitez-moi simplement de pouvoir continuer à faire des films !

Je vous avais croisé en juillet 2006 lors d'une dédicace de Catriona MacColl venue présenter Frayeurs de Fulci. Est-ce possible de la retrouver un jour à nouveau devant votre caméra ?

Si un scénario me permet un jour de retravailler avec Catriona, je n’hésiterai pas une seconde. J’ai adoré l’expérience avec elle sur SAINT ANGE. Catriona est une femme adorable, à la fois humble et passionnée par son métier. Je n’ai vraiment que des choses positives à dire sur elle et ne garde que des souvenirs privilégiés de notre première collaboration.

Idem, quels sont les réalisateurs de genre qui vous ont donné l’envie de réaliser vos propres films ?

Symboliquement, Dario Argento. Encore et toujours lui. Je ne me suis jamais remis de la première vision de PROFONDO ROSSO, sur la cassette VIP d’époque. Celle qui était coupée de 35 mn. Je ne savais pas qu’un tel cinéma était possible. J’avais 13 ou 14 ans et je me suis pris l’une des plus grosses claques de ma vie. Je ne savais pas que le cinéma pouvait faire un tel effet.
Quand je revois le film aujourd’hui, je n’arrive toujours pas à comprendre comment ce type, alors jeune réalisateur, parvient à ce point à réinventer totalement le cinéma sans en avoir conscience. Je veux dire, PROFONDO ROSSO n’a pas pris une ride. Chaque vision le rend plus unique, plus génial, plus impénétrable, plus complexe. Et ce n’est pas un objet théorique, je veux dire, je suis convaincu que c’est un film fait à l’instinct, à la fièvre… A l’italienne, quoi. C’est un enchantement total et absolu, ça ne ressemble à rien d’autre, ça a au bas mot vingt ans d’avance sur tout. C’est pour moi le meilleur Argento et, sans hésitation, le plus grand film européen des années 70. C’est parce que j’aime profondément Dario, l’artiste et ce que je devine de l’être humain, que je lui ai dédié MARTYRS. C’était vraiment le moins que je puisse faire sachant à quel point son cinéma a compté pour moi. Et ce n’est pas parce que je n’aime vraiment rien de ce qu’il a fait après LE SYNDRÔME DE STENDHAL que je ne garde pas envers lui, envers ce qu’il a représenté, le plus fidèle attachement. J’ai eu la chance de dîner un soir avec lui et quelques amis, il y a quelques années. Je n’ai pas décroché un mot, totalement handicapé par ma timidité et l’admiration que je lui porte…

Un petit mot pour nos lecteurs et pour vos fans ?

Que leur dire à part que je les invite à oublier tout ce qu’ils ont lu ou entendu dire sur MARTYRS et qu’ils aillent juger par eux-mêmes, le 03 septembre prochain ? Quelle que soit leur opinion immédiate sur le film, j’espère qu’ils sortiront de la salle avec la sensation d’avoir vécu une vraie expérience… Ca, pour moi, ce serait déjà vachement bien…

Interview réalisé par Christophe Jakubowicz et Stéphane Erbisti

MERCI PASCAL POUR TA DISPONIBILITE !



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