SANG POUR SANG HORREUR
edward aux mains d argent - le ballet
biographie - deborah foreman
19/10/2008 : EDWARD AUX MAINS D ARGENT - LE BALLET

Samedi 18 octobre. Je me rend sur Paris pour assister à une des nombreuses représentations du ballet de danse moderne inspiré par le chef d'oeuvre de Tim Burton.

Ce ballet est la nouvelle réalisation du danseur chorégraphe anglais Matthew Bourne, qui avait déjà triomphé avec son adaptation du "Lac des Cygnes" ou de "Cendrillon" par exemple. Ce nouveau ballet met en scène 30 danseurs et 12 musiciens qui vont jouer les merveilleuses musiques de Danny Elfman.

19h. J'entre au Théâtre du Châtelet avec ma femme, j'ai déjà les places, il n'y a plus qu'à attendre l'ouverture. J'aperçois dans le hall d'attente un homme pas très grand qui m'intrigue fortement. Je vais le voir et lui demande "pardon, c'est quoi votre prénom ?". L'homme sourit et me répond "Xavier, pourquoi ?"

Eh eh, j'avais bien devant moi Xavier Gens, le réalisateur de l'excellent "Frontiere(s)" ! On papote un peu, je lui vante les talents de son film que j'ai adoré et lui demande ses projets. Il me répond qu'il travaille sur l'histoire de La Perousse et que son film sera dans l'approche un croisement entre "Apocalypto" et "Master and Commander", avec des cannibales en plus !

19h30. On peut aller prendre place. Le ballet commence à 20h un peu passé. Les lumières s'éteignent, la féérie va pouvoir commencer !

"Féérique". Tel est le mot qui correspond le mieux à ce ballet. L'histoire de Tim Burton a été légérement modifié mais les scènes cultes du film sont toutes présentes, avec des décors absolument grandioses, des jeux de lumières époustouflants qui nous plongent littéralement dans l'univers sombre et poétique d'Edward aux mains d'Argent.



Les danseurs sont excellents et campent avec fougue et passion les différents personnages qu'on reconnait aux premiers coup d'oeil. Les numéros de danse sont rythmés, colorés, dynamiques, on ne s'ennuie pas une seconde. Le tout est porté par un orchestre qui joue avec la précision d'une horloge suisse les principales partitions de Danny Elfman, dont le transcendant "Ice Dance" qui me ferait presque verser une petite larme tellement c'est beau.

La séquence où Edward sculpte dans la glace le portrait de sa dulcinée est magnifique, avec jaillissement de petites paillettes argentées pour représenter les copeaux de glaces qui s'envolent sous les coups de ciseaux d'Edward.



Les différentes scènes s'enchaînent dans une parfaite alchimie, la troupe revêt différents costumes, les décors changent sans arrêt, tout est parfaitement millimétré pour le plus grand plaisir des spectateurs.

Après 55 minutes de spectacle, placé sous le signe de la joie, une petite entracte de 20 minutes a lieu avant que revienne la troupe pour la seconde et dernière partie du ballet. Cette seconde partie bifurque vers la tragédie avec, comme dans le film de Burton, le rejet d'Edward par la population et son amour impossible avec Kim. Une seconde partie prodigieuse, bouleversante d'émotion, où l'orchestre fait vibrer tous nos sens.

La spectacle se termine sous une tombée de paillettes argentées, toute la salle se lève pour une standing-ovation amplement méritée. Chaque "famille" se présente au public sous une salve d'applaudissement, le sommet étant atteint quand le danseur interprétant Edward se présente seul devant nous, avant de rejoindre l'ensemble de la troupe visiblement enchantée par l'accueil du public français.

Malgré un tarif un peu élevé si vous voulez être bien placé (parce que pour certaines places de dernière catégorie, je suis pas sur que les gens aient vu quoi que ce soit...), le ballet de Matthew Bourne est à ne pas rater si vous aimez l'univers de Tim Burton et l'histoire d'Edward aux mains d'Argent.

Pour plus de renseignements et pour voir des images du ballet, rendez-vous sur le site du Théâtre du Châtelet en cliquant sur le lien ci-après : SITE OFFICIEL DU THEATRE DU CHATELET

Stéphane ERBISTI


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