Je ne m'en cache pas, je suis un fervent admirateur du Québec et de sa dynamique culturelle. Leur artistes musiciens sont habités et talentueux ; des Cowboys Fringants, à Dales Hawerchuck en passant par Gatineau, il y en a pour tout les goûts.
Mais ce n'est pas pour vous parler mélodies que je tapote sur mon clavier tel un hamster hyperactif névrosé en prise avec une crise de psychose aigüe ; non, si je m'adresse à vous en ces, c'est pour vous parler d'un jeune cinéaste prometteur. Après Steven "Cerritosis" Cerritos, Syl "Zordax II: la guerre du metal" Dysjonk et Eric "Coming Home" Falardeau, permettez moi de vous présentez Simon Boivin.
Outre sa gentillesse, ce qui est fort agréable, mais hors de propos ici, le Québécois a réalisé un court métrage appelé 2027: le départ. A la seule évocation du titre, vous devriez être à même d'imaginer dans quel style évalue le cinéaste.
Le tout est écrit dans une belle grosse police jaune poussin, alors quoi d'autre qu'un post nuke ? Et de fait, c'est bien là l'histoire du court, en 2027, trois hommes sont sur le départ. Cependant une pièce du véhicule est défectueuse, ce qui va les forcer à quitter le garage. Mais dehors, il n'y a rien d'autre qu'un désert radioactif où errent les radiés.
Le scénario simpliste, se limite à l'essentiel. C'est bien là sa force ; pas de frifri qui vous empoisonne le plaisir de regarder un court métrage. Ici, Simon Boivin va droit au but et ne s'embarrasse pas de théorie fumeuse, pour expliquer le pourquoi du comment. De plus, cette trame scénaristique épurée, est l'une des marques de fabrique des film d'exploitation post-apocalyptique. 2027: le départ fleure bon l'influence d'un certain Roger Corman.
Je ne sais pas ce qui relie les Québécois aux métrages dépeignant un monde irradié, survivant avec peine à l'apocalypse, mais il y à là bas un véritable vivier de fervents défenseur du genre. Ce n'est cependant pas moi qui m'en plaindrait, d'autant que le talent est au rendez vous.
Si le métrage souffre de son manque de moyen, et d'un manque d'énergie sonore (les bruitages sont mous, et la musique souvent absente), il n'en demeure pas moins bourré de charme et de l'authenticité vicérale, propre aux métrages accouché dans la passion. Un travail plus qu'honorable, et diablement efficace malgré le défaut de budget.
La suite arrive, et est titrée "2027: La Survie". A surveiller de près !
Pour plus d'informations : http://pa2027.wordpress.com/.