Affiche française
LUCKY SKY DIAMOND | RAKKî SUKAI DAIAMONDO | 1990
Affiche originale
LUCKY SKY DIAMOND | RAKKî SUKAI DAIAMONDO | 1990
Un film de
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oui
Musique de

Lucky sky diamond

Rakkî sukai daiamondo

Une femme se réveille dans une chambre d'hôpital éclairée par une lumière vacillante inquiétante. Entourée de murs qui laissent du sang s'écouler et un aquarium rempli d'anguilles, la pauvre femme est manipulée par un médecin de laboratoire et sa jolie assistante qui semblent être à portée de main uniquement pour tourmenter leur patiente sans défense...

LUCKY SKY DIAMOND | RAKKî SUKAI DAIAMONDO | 1990

Certains seront surpris de savoir qu'il existe un 7ème opus non officiel de la saga culte japonaise "Guinea Pig" intitulé "Lucky Sky Diamond" aka "Bloody Fragments on White Walls" étant complètement différent des volets de la saga.

Jamais édité en DVD, le film est l'œuvre du réalisateur du sous-estimé "Evil Dead Trap 2".
S'inscrivant parmi les films les plus étranges qui soient, "Lucky Sky Diamond" est un trip psychédélique à l'ambiance clinique glaçante qui tombe rapidement dans le gore-fest en plein milieu de décors hospitaliers développant une atmosphère claustrophobe et froide.

La bizarrerie de certaines idées divise inévitablement le spectateur mais n'en laisse aucun indifférent.
Débutant dans une pièce sombre où le réveil d'une femme précède une succession d'images hallucinatoires aux jeux de lumières irréalistes.

Ceux qui se rappelleront de la dernière demi-heure de "Evil Dead Trap 2" feront très vite le rapprochement et sauront que l'absence de scénario sera le cadet des soucis du réalisateur qui décide de nous livrer un trip sous acide expérimental tantôt dérangeant, tantôt comique avec des séquences aussi grotesques qu'inattendues : l'opération chirurgicale qui est suivie d'une danse du chirurgien et de son assistante avant que cette dernière se mette à lui faire une petit gâterie qu'aucun homme ne refuserait, l'agression de la victime par un homme habillé par une boîte en carton, la présence de tripailles et d'organes dans les endroits les plus improbables (exemple : micro-onde...).

Il est difficile de dire si le film est bon ou pas; bien que le rythme soit constamment posé, les scènes étranges de ce métrage réussissent toutefois à captiver et à désintégrer notre cerveau. Une folie aussi paroxystique que celle de l'intéressant mais fauché "964 Pinocchio" et l'excellente perle "Rubber's Lover", le thème cyberpunk en moins.

"Lucky Sky Diamond" est un film atypique et organique que chaque cinéphile adepte de l'expérimentation bizarre doit tester tout en s'offrant une légère dose de gore dans un ensemble bien supérieur à certains volets de la série "Guinea Pig".

Quelque chose se dégage cependant de cette œuvre complètement tordue réduisant souvent les dialogues à des hurlements ou des gémissements, quelque chose d'insolite et inexplicable pouvant nous poser plusieurs questions sur notre avis vis-à-vis de ce film.

C'est ce qui ferait le charme de cette réalisation hystérique et sanglante impossible à déchiffrer que ce soit par rapport aux plans de caméra inhabituels, à la bande sonore indescriptible laissant à peine entendre un bruit bref et indicible, aux scènes improbables à la limite de la démence la plus psychotique.
Il sera en revanche impossible de nier l'originalité de l'œuvre contrairement à l'intérêt qu'elle peut porter à l'amateur de cinéma déviant et déséquilibré qui sommeille en nous.

Avec quatre personnages au total, un décor clinique, un final farfelu, le réalisateur réussit à livrer un lot de bizarreries "étranges", cet adjectif pour les définir s'avérerait trop faible et insuffisant.
Izo Hashimoto a l'air d'avoir mis une bonne partie de son esprit déroutant qu'il a su mettre également à la fin de "Evil Dead Trap 2" pour faire une œuvre abracadabrante ne laissant aucune piste de rationalité qui pourrait aider le spectateur à y voir plus clair dans le but principal de l'existence de "Lucky Sky Diamond".

Un des volets les plus intéressants de la saga (si on peut se permettre de le considérer comme un opus de cette dernière) mais pas le meilleur pour autant.

Ce sera donc à chacun de juger son ressenti vis-à-vis de cette bizarrerie mystérieuse et complexe n'apportant qu'un lot de sang et de folie sans véritable profondeur et sans permettre au spectateur de le décoder pour connaître les raisons de son existence.

LUCKY SKY DIAMOND | RAKKî SUKAI DAIAMONDO | 1990
LUCKY SKY DIAMOND | RAKKî SUKAI DAIAMONDO | 1990
LUCKY SKY DIAMOND | RAKKî SUKAI DAIAMONDO | 1990
Note
3
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Nicolas Beaudeux