100 CANDLES GAME – THE : THE LAST POSSESSION
100 CANDLES GAME – THE: THE LAST POSSESSION
Des blogueurs-influenceurs invoquent l'esprit de la « comtesse noire » disparue lors d'un rituel dans son manoir : elle s'était volatilisée en jouant à un jeu dimensionnel. Leur rituel libère des démons venus d'ailleurs, que les survivants doivent renvoyer d'où ils viennent…
L'AVIS :
Suite directe de l’honorable "The 100 candles game", cette anthologie est une nouvelle compilation de courts-métrages (dont certains remontent même à 2015 !) reliés entre eux par une séquence d'encadrement similaire à celle du premier volet. On commence donc les hostilités par Arcana avec une sorcière enfermée dans sa cellule et préparant une bien étrange mixture en écrivant moult signes ésotériques...
Ce court faisant preuve d’une excellente réalisation visuelle avec une sorcière horrible dans le style de "Evil Dead" est assez bien fait mais quel était véritablement son but ?
On continue étrangement avec The last possession, un segment qu’on devine comme étant le récit cadre même si ce n’est pas très clair. Peu importe, on y suit ainsi quatre jeunes se rendant dans une bâtisse abandonnée en pleine forêt pour jouer au jeu des 100 bougies, mais une présence semble les observer, de loin…
The fortune teller arrive ensuite et met en images une jeune fille qui joue au jeu de la cocotte en papier avec sa baby-sitter…
Les effets spéciaux étaient sympas et ça faisait un peu peur, mais on a l'impression que ça aurait pu être beaucoup mieux car c’était trop court et prévisible alors que le sentiment qu'il manquait quelque chose dominait largement. Pour conclure, ce n’était pas top, mais la créature de fin était bien flippante, c’est déjà ça !
Retour sur le fil directeur The last possession, enfin on pense, avec un couple piégé par celle qu'ils servent, la comtesse noire et assistant à une sorte d’exorcisme au cours duquel elle disparaît.
Qu’est-ce que c’était court et inintelligible même s'il y a une scène de rappel plus tard dans le film qui nous éclaire davantage et qu'on sait tous pertinemment que la comtesse n'a pas vraiment disparu !
Five minutes pointe ensuite son nez et prend lieu et place dans un monde apocalyptique, avec un père dont le sang d'un zombie a touché sa blessure au bras et qui ne sait pas s'il va mourir et se transformer mais protège tout de même sa fille, va-t-il périr ? Il le saura au bout de 5 minutes, le temps mis pour être infecté…
Précisons que ce court a été réalisé alors que les auteurs étaient étudiants en cinéma et qu’ils ont présenté le projet à la marque de montres G-Shock, qui a financé environ un tiers du budget total et fourni les montres utilisées lors du tournage. Il s'agit donc, au départ, d'un film à la fois promotionnel et interactif puisqu’on pouvait faire des choix à incidence directe, ce qui a été supprimé pour cette anthologie. Quoi qu’il en soit, ce segment n’est pas terrible, peut-être que le changement de format y est pour beaucoup ? En tout cas, à l’écran ça sonne comme un vague succédané de la formidable série "The last of us" donc déjà vu pas mal de fois et par conséquent inutile.
Au tour de Let her go de prendre ensuite le relais et dans lequel un jeune couple nouvellement marié, dont la femme est enfermée dans la salle de bains d'une chambre d'hôtel, reçoit des coups de téléphone au grand dam de l'époux extrêmement jaloux, à moins que ce ne soit le fait du maître d'hôtel souhaitant les avertir de quelque chose…
Même si l'on se doute pertinemment que l'un des protagonistes court à sa perte, on profite de l'esthétique crasseuse et dérangeante créant un malaise nourrissant le récit, lequel se déroule sous la forme d'une série d'appels téléphoniques entre un jeune marié et une voix insistante le soir de sa nuit de noces. La fin est brutale et tout aussi étrange car le scénario n’était pas clair du tout !
Apparaît quelques minutes après Behind the door où l’on suit Milagros dont le père est mort et qui souhaite communiquer avec lui à travers en invoquant son esprit à travers une porte ne devant être ouverte sous aucun prétexte pour lui demander une faveur, mais cela comporte des risques…
Je ne sais pas quel était le pire : le fantôme radin énervé par sa fille le contactant outre-tombe pour lui taxer de l’argent ou bien cette même fille incapable de suivre une consigne simple à l’issue d’une incantation vers l’au-delà ? Bref, archi prévisible et paraissant long, un comble pour un segment de 9 minutes !
Puis on visionne Black moon, la dernière histoire racontée par les principaux protagonistes dont voici le synopsis : alors qu'elle rentre chez elle à pied, une jeune mère est attirée par un bruit dans un tunnel, ignorant ce qui y a été réveillé en cette nuit de lune noire…
Au départ, on se dit que le script n’est pas crédible voire impossible depuis que l’on a visionné "Irréversible" ! Pourtant, ça passe pas mal car la femme se retrouve bloquée dans ce tunnel sans fin et qu’en plus ça ressemble à une malédiction façon "Le témoin du mal", bien vu !
On conclura ce film à sketches par l’histoire encadrante, quasiment la même que dans le premier opus, avec en plus la même musique de générique de fin et ainsi sans grand intérêt ! Alors qu’on enchaîne avec une scénette et deux nouveaux personnages déjà aperçus dans "The 100 candles game" prenant place dans un bar avec une fin bien cheap liée au Japon où ce jeu datant des samouraïs a vu le jour. Bref, assez pitoyable et mal joué !
En définitive, The 100 Candles Game : The Last Possession peut se laisser vaguement regarder pour qui n’est pas trop exigeant car il propose deux, trois segments potables. Malheureusement, il n'est pas aussi réussi que le premier opus car il est terni par : des scénarii pas forcément très clairs, ainsi que des images de synthèse paraissant très datées notamment pour le récit servant de fil directeur aux faux airs de déjà-vu et à la conclusion pathétique. En deux mots : à éviter !