Affiche française
Undertone | Undertone | 2026
Affiche originale
Undertone | Undertone | 2026
Un film de
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oui

Undertone

Undertone

Animatrice d’un podcast consacré aux phénomènes paranormaux, Evy retourne dans la maison de son enfance pour veiller sa mère mourante. Un jour, elle reçoit d’étranges enregistrements. En les diffusant dans son émission, Evy réalise que les événements décrits semblent déteindre sur la réalité. Les sons deviennent de plus en plus troublants, comme si quelque chose cherchait à lui parler. Et plus elle écoute, plus la menace se rapproche.

Undertone | Undertone | 2026

L'Avis :

A une époque où le cinéma d’épouvante se repose beaucoup trop sur les jump-scares (les sagas "Conjuring" ou "Insidious", par exemple), il devient rare de découvrir sur grand écran une œuvre essayant de proposer une idée différente de la peur. Une idée selon laquelle, plutôt que de tenir constamment le spectateur par la main en lui expliquant quand il doit sursauter et en versant dans l’explication à outrance, on va le laisser travailler un peu, s’investir, combler les vides. C’est ce que propose "Undertone", avec la promesse de n’avoir « jamais entendu un film aussi terrifiant ».

Car le film d’Ian Tuason va beaucoup solliciter notre ouïe, avec une idée simple mais très efficace : celle de nous mettre aux côtés de son personnage principal pendant qu’elle découvre des enregistrements étranges, les étudie, tente d’en découvrir un éventuel sens caché… et pense y reconnaître d’étranges sons et paroles. Un procédé qui n’est pas sans rappeler le récent "Leaving D.C.", dont les séquences sonores étaient les meilleurs passages. Mais ici, le film joue à fond la carte de la paréidolie auditive : on pense, tout comme les personnages, reconnaître certains bruits, certains mots, dans les enregistrements sonores, dans ces comptines pour enfants passées à l’envers. On entend même, au-delà du casque d’Evy, des bruits parasites provenant de sa maison, de l’étage où repose sa mère mourante… ou de la pièce obscure située derrière elle.

En effet, au-delà de l’aspect sonore, ce qui frappe surtout dans le film, et qui complète parfaitement son ambiance, c’est le sentiment d’oppression que l’on ressent lorsque Evy écoute les bandes, seule, dans le noir. Le personnage est souvent isolée dans le cadre, perdue dans les ténèbres, à la merci d’une menace invisible que l’on imagine tapie dans l’obscurité, dans le cadre de la porte juste derrière elle par exemple. L’imagination du spectateur joue ainsi un rôle important dans le film, d’autant que Ian Tuason s’amuse à en jouer (les nombreux plans sur les miroirs, terrain de jeu parfait pour anticiper un jump-scare), et on ne sait plus trop si l’on a vraiment aperçu une forme dans le noir ou s’il s’agit juste d’une impression. Là encore, le phénomène de paréidolie fonctionne parfaitement, le film choisissant délibérément de ne nous apporter que peu de réponses et de ne pas soulager cette tension en nous faisant sursauter. Un parti pris audacieux, qui ne plaira sans doute pas aux amateurs de trains fantômes.

J’ai ainsi ressenti une véritable tension devant cet "Undertone", seul dans la salle de cinéma, et j’imagine que le film peut être encore plus efficace seul, chez soi, dans le noir, le casque sur les oreilles, à imaginer que les bruits que l’on entend (ou que l’on croit entendre…) ne proviennent pas du film. Et s’il n’est pas parfait (le parallèle avec l’état de santé de la mère est un peu poussif, tout comme les interventions de l’interlocuteur d’Evy durant leurs podcasts), il a vraiment fonctionné chez moi, et m’a clairement donné envie de le revoir !

Undertone | Undertone | 2026
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Bande-annonce
Note
4
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Steeve Raoult