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Le jeune D.J., 12 ans, est persuadé que son voisin retraité enlève des enfants et vole des objets appartenant aux habitants du quartier. Avec l’aide de son meilleur ami et d’une copine, il décide alors de mener l’enquête. Mais très vite, les soupçons qu’il avait sur son voisin deviennent des certitudes : ce dernier possède bien une maison vivante, engloutissant quiconque s’en approche de trop près. Or, Halloween arrive à grands pas : il faut réagir avant que la maison dévore les petits enfants frappant à sa porte!



« Monster house » est un film d’animation de 2005, produit par le duo Robert Zemeckis / Steven Spielberg (tandem ayant déjà donné naissance entre autres à la saga « retour vers le futur », « qui veut la peau de Roger Rabbit ? » ou encore « pôle express ») et réalisé par un certain Gil Kenan. Sorti en 2006 dans nos contrées sous format 2D et 3D, ce premier métrage d’animation de Sony Pictures Imageworks Inc. est un dessin animé où horreur, humour et love story se côtoient pour offrir aux plus petits comme aux plus grands un bon moment de divertissement.

Car même si « monster house » demeure au départ un projet de « film d’horreur pour enfants » comme l’affirme Robert Zemeckis, il n’en demeure pas moins fort amusant avec ses répliques tordues, ses personnages un brin décalés et ses situations loufoques. Le film d’animation de Gil Kenan nous plonge dans l’imagination débordante de jeunes enfants prêts à tout pour sauver leur quartier des griffes d’une maison hantée. Plans et pièges quelque peu tirés par les cheveux (faire boire du sirop contre le rhume pour endormir la maison et ainsi y pénétrer…) et idées souvent farfelues, nos jeunes héros ne manquent pas de détermination et de bravoure pour anéantir le monstre de bois.



Un rythme mené tambours battants par des scènes d’action inventives et surtout non répétitives (les kidnappings et autres vols de la maison, les pièges de D.J. et ses amis…), sans oublier une galerie de personnages drôles et chaleureux : une mère étouffante et protectrice, un père-pote, une baby-sitter en pleine crise d’adolescence et son compagnon sans-gêne, un chef de police bien pépère et son acolyte idiot se prenant pour un méga-hyper-super-cop, un addict aux jeux-vidéo dont le cerveau semble déconnecté du monde extérieur… Bref, vous l’aurez compris, même si « monster house » revisite en quelque sorte la saga des « amityville » avec sa maison hantée, il saura également vous divertir dans bien d’autres domaines que le fantastique.

D’ailleurs, ce côté horrifique est très bien rendu dans « monster house ». Véritable cauchemar pour les tout petits (la maison est plutôt effrayante avec ses deux grands yeux jaunes), le film de Gil Kenan saura également faire frissonner les 8-12 ans sans grand mal.
Inquiétant (que ce soit le voisin teigneux ou l’esprit même de la maison) et sombre par moments (les scènes dans la bâtisse avec cette petite visite guidée des pièces sous la lumière des lampes torches de nos intrépides héros ont un rendu très soigné), ce film d’animation sait tirer parti des diverses situations pour rappeler à ses plus jeunes spectateurs qu’ils sont bien devant l’un de leurs tout premiers films d’horreur!



Un gros travail a été fait sur la maison, LE méchant du film. Machiavélique à souhait (la maison est très rusée et n’attaque que lorsque cette dernière ne se sent pas en danger), méthodique et futée (elle utilise des appâts, tel un ballon de basket, pour attirer les enfants dans son antre : une technique nous faisant penser d’ailleurs à ce cher Gripsou dans « it » qui attirait les enfants avec des ballons) et surtout diabolique et insatiable, la maison hantée est le méchant rêvé!
Cette dernière est d’ailleurs très bien modélisée : pourvue d’une bouche (la porte d’entrée) munie de dents (des planches de bois qui se redressent), de deux yeux jaunes (des fenêtres dont les pièces s’éclairent) et d’une langue (le long tapis d’entrée), nous avons là un véritable méchant à part entière qui peut reprendre sa forme initiale quand bon lui semble pour demeurer insoupçonnable (les planches de bois se plient et se déplient à volonté).

Doté d’une image de synthèse fort jolie, d’un panel de couleurs riche et varié et de plans saisissants, « monster house » n’a pas à rougir de la concurrence en termes de films d’animation.
Et pour preuve, après avoir utilisé le procédé « performance capture » sur « pôle express », Robert Zemeckis a poussé encore plus loin cette technologie pour le film de Gil Kenan. Outil permettant de recréer les expressions et les gestuelles de comédiens en infographie de façon à avoir un rendu des plus représentatifs possible de la réalité, la capture de mouvements fait des merveilles sur « monster house ».



Au final, « monster house » demeure un film d’animation de très bonne qualité, à la VF soignée (voire peut-être même meilleure que la VO…), au rythme très soutenu (malgré une durée peut-être un peu trop courte) et dont le combo horreur/humour fonctionne fort bien. Présentant des personnages décalés et inventifs ainsi qu’un méchant bien modélisé et suffisamment effrayant pour faire peur aux plus jeunes, « monster house » est également une véritable prouesse technique : très soigné, le film nous propose une image de synthèse animée par une capture de mouvements du plus bel effet.
Bref, un très bon divertissement pour les petits et les grands!








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