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Réalisation
Alfonso Gomez-Rejon

Scénariste
Roberto Aguirre-Sacasa

Date de sortie
2014

Genre
Slasher

Tagline


Cast
Addison Timlin
Gary Cole
Edward Herrmann
Veronica Cartwright
Ed Lauter
Gracie Whitton
Joshua Leonard
Dodie Brown
Jeremy Ambler
Arabella Field
Lance E. Nichols
Anthony Anderson
Travis Tope
Andy Abele
Denis O’Hare
Spencer Treat Clark
Wes Chatham
Morganna Bridgers
Jaren Mitchell
Kurt Krause
Geraldine Singer
Ricky Wayne
Lanee Landry
Coby Boothman
Bill Stinchcomb
Andrea Cohen
Dodie Brown
John J. Mourain
Pam Dougherty
George Wilson
Gerry May
Garrett Kruithof
Tammi Arender
Danielle Harris
Jeff Easterling
John Donnell
Nathaniel Holt
Brad Victory
Alyssa Chipman
Michael McCormick
Katie Little
Charles B. Pierce
Jeremy Ambler
Grace Roberson
Dave Nelson
etc.


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Ludwig Göransson

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 4
(1 vote)
Soixante-cinq ans après les événements qui ont vu un tueur masqué connu sous le nom de « The Phantom Killer » terroriser une petite bourgade de l'Arkansas, les meurtres reprennent. Tout commence alors que pour chaque Halloween, la ville de Texarkana organise la rediffusion du film originel "The town that dreaded sundown (1976)" au drive-in local. Ce soir-là, Jami et son petit ami Corey décident de sortir du ciné-parc et d’aller ailleurs. Ils seront alors attaqués par un agresseur masqué alors qu’ils flirtent dans un coin isolé. L’histoire serait-elle en train de se répéter ?



The town that dreaded sundown (2014) est considéré comme un remake du film homonyme des années 70 "The Town That Dreaded Sundown (1976)" lui-même inspiré par un véritable fait divers des années 40. Toutefois, ce n'est pas exactement ça. En fait, le réalisateur retourne dans la ville du film original, Texarcana, située à la frontière entre le Texas et l'Arkansas et il analyse comment la sortie du film a pu influencer une vague de violence chez une génération imitant le tueur aujourd'hui. Si le premier film avait du mal à trouver sa place entre un ton tantôt comique et tantôt dramatique, celui-ci joue la carte du sérieux. Il est cependant recommandé de connaître la première version car tout se joue à partir de celle-ci et non de la réalité des meurtres. Le cinéaste n'oubliera d'ailleurs pas le long-métrage d'origine en y faisant souvent référence et en passant même des scènes extraites du film. De plus, il y a même le fils du réalisateur du premier opus qui vient donner sa version de cette deuxième vague de meurtres ! Ainsi que quelques éléments qu’il vaut mieux avoir en tête pour en apprécier toute la saveur comme, par exemple, un meurtre horrible perpétré avec un instrument de musique...



The town that dreaded sundown (2014) est donc un exercice de méta-horreur bien exécuté, car à la façon de Wes Craven avec ses séquelles de "Scream" ou dans une moindre mesure avec "Freddy sort de la nuit", on joue ici sur l'effet que le premier film a pu produire sur son public et la possibilité que c'est un tueur fan de celui-ci qui commet les assassinats mais ce sera évidemment bien plus complexe ! Néanmoins, à la grande différence des franchises de Craven et du métrage originel, The town that dreaded sundown (2014) refuse catégoriquement d'être ironique et c’est plutôt un sentiment de tristesse profonde qui se dégage du film et pas seulement à travers les superbes scènes de meurtres, mais également via la vie de certains habitants de Texarcana. En atteste, par exemple, la grand-mère qui n’a jamais quitté le Texas de sa vie ! Difficile alors de faire plus mélancolique !

A tous ceux qui se demanderaient quel est l’intérêt de faire un énième slasher de nos jours, puisque le même canevas avec de jeunes gens assassinés pour avoir désiré forniquer sera utilisé, on pourrait rétorquer que celui-là est une excellente surprise. Et on en veut avant tout pour preuve que c'est la même équipe que celle d' "American Horror Story" à la réalisation ! D’où la présence de Gomez-Rejon aux commandes et accessoirement celle de Denis O'Hare au casting. D’ailleurs en ce qui concerne les interprétations, il n’y a pas grand-chose à redire tant elles sont plutôt convaincantes, notamment celle de la ravissante Addison Timlin campant la jeune Jami, mais également la doyenne Veronica Cartwright (vue dans "Les oiseaux", "L’invasion des profanateurs" ou encore "Invasion") interprétant sa grand-mère, Travis Tope ("Independance day : resurgence") jouant le copain d’enquête Nick, puis la sale tronche de service Ed Lauter ("The lost", "Cujo") et la tête du flic propre sur lui, Gary Cole ("Vampire university").



Ainsi, côté réalisation, on notera que c’est hyper léché, certains plans sont très recherchés et font un effet bœuf. De nombreuses séquences sont extrêmement bien filmées et à ce titre, la première (un magnifique plan-séquence) lance le film de la plus belle des manières qui soit. La photographie est également très soignée, comme cette séquence majestueuse où le tueur fait face de nuit à un champ de maïs éclairé par la lune, on en aurait presque les larmes aux yeux tellement c’est beau ! Du côté des mises à mort maintenant, celles-ci sont diverses, violentes, sanglantes, voire parfois gore et bien réalisées avec ce tueur original qui utilise une palette d'armes assez large. L'histoire, quant à elle, sans être d’une originalité folle, mêle habilement passé et présent et nous offre une enquête très plaisante à suivre. Le twist final, en revanche, est de facture moyenne, puisqu'à moitié attendu…



Plus qu'un remake du long-métrage de 1976, lui-même inspiré d'une histoire vraie, ce film est en fait une suite qui fait directement le lien avec l'œuvre originale et ce, en intégrant certains passages et ça, c’est vraiment astucieux. Les acteurs sont bons et bien dirigés, la mise en scène, très maîtrisée, nous offre quelques bonnes frayeurs et surtout bénéficie d'une très belle photographie et de plans tout à fait admirables. Le scénario, lui, reste ultra classique avec sa fin un peu tirée par les cheveux et déjà vue, mais pour un slasher, on est vraiment dans du haut de gamme. Cela faisait longtemps qu’on n’en n’avait pas vu un d'aussi bonne qualité. A voir, sans modération et sans nul doute.









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