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Le magicien Sokurah rétrécit la princesse Parisa, fiancée de Sinbad, et pousse ce dernier à retourner sur l'île de Colossa. C'est ici que Sinbad avait libéré Sokurah des griffes d'un cyclope qui garde une lampe magique. Afin de retrouver sa précieuse lampe, Sokurah a donc joué ce mauvais tour à Sinbad. Le seul remède qui puisse rendre à Parisa sa taille normale se trouve sur cette fameuse île. Pour Sinbad et quelques autres marins, c'est le début d'un long et dangereux périple...



L'AVIS :

Réalisé en 1958 par Nathan Juran, Le septième voyage de Sinbad est un merveilleux film d’aventure fantastique qui fera le bonheur des petits et des grands. Enchantement visuel de tous les instants, le film est un habile mélange des codes du film de piraterie avec ceux des contes des Mille et une nuits, eux même mixés avec des éléments des contes de fées et même de l’Odyssée. Si le scénario reste assez classique dans sa structure et n’a rien d’extraordinaire, on ne peut pas en dire autant des péripéties et des dangers qui attendent Sinbad, très bien joué par Kerwin Mathews.



Cyclope, oiseau à deux têtes, dragon et squelette armé d’une épée et d’un bouclier viendront en effet tenter de barrer la route à notre héros qui n’en demandait pas tant et aurait préféré convoler en justes noces avec la princesse Parisa, interprétée par la ravissante actrice Kathryn Grant. Bénéficiant de superbes couleurs, Le septième voyage de Sinbad donne l’occasion au talentueux Ray Harryhausen de montrer au public l’étendu de son talent. Car c’est bien à ce pur génie de l’animation qu’on doit le succès du film, ayant supervisé de A à Z les scènes mettant en vedette ses diverses créatures. Comment ne pas être émerveillé par la première apparition du cyclope, avec ses jambes de chèvre, son œil unique et cette corne figée au milieu de son front ? Une créature réellement sublime, animée image par image avec un brio époustouflant et qui s’intègre vraiment bien avec le décor et les personnages bien réels.



Mais le cyclope et ses confrères monstrueux ne sont pas les seuls effets proposés par Harryhausen. On a également une effrayante femme-cobra, un petit garçon qui joue le génie d’une lampe magique et un superbe effet de rétrécissement de la princesse Parisa qui passera la majeure partie du film en ayant la taille d’une poupée ! Le tout sur une jolie partition musicale de Bernard Hermann, qui n’est autre que le compositeur attitré d’Alfred Hitchcock, excusez du peu ! Alors oui, on sent bien que le déroulement de l’histoire ne sert qu’à mettre en valeur les créations de Ray Harryhausen et que c’est bien ce dernier qui impose le rythme du film au réalisateur Nathan Juran. Mais qu’importe !



La réussite et la magie sont au rendez-vous et lorsqu’on revoie ce film de nos jours, le charme et la nostalgie opère instantanément. C’est sur que ceux qui n’ont connus que les images de synthèse vont peut être avoir du mal avec ces effets à l’ancienne mais bordel, c’est tellement beau pourtant ! Le film eut deux suites assez tardives, en 1973 et 1977, avec Le voyage fantastique de Sinbad et Sinbad et l’œil du tigre.