Mukuro Trilogy
Mukuro Trilogy
Anthologie de trois courts métrages sur le thème de la vengeance extrêmement violente.
L'Avis :
Réalisé par Katsumi Sasaki ("When you wish upon a star"), Mukuro Trilogy est la réunion de trois courts-métrages distincts, regroupés autour de la thématique de la vengeance de femmes soumises à une extrême violence.
Dans Appartment Inferno, la petite amie d'un criminel est chargée de se débarrasser des cadavres ramenés par son petit ami et son colocataire. Sweet Home Inferno nous décrit le massacre d'une adolescente par sa famille sous l'influence d'un gourou. Just Like a Mother nous fait enfin suivre la vengeance d'une mère et de sa fille enlevée pour être violées et torturées par un groupe de jeunes hommes.
Trois situations bien distinctes donc, avec des ambiances également particulières. Le premier court est ainsi particulièrement sordide, grâce à un étonnant travail sur l'image et le son, mais aussi sur les zones d'ombre entourant le segment : on ne sait quasiment rien de ces personnages, ni de leurs véritables agissements. Il y a des juste des corps, dont il faut se débarrasser, morceau par morceau.
La seconde partie est plus légère. On pense d'ailleurs un peu à "Visitor Q" de Takashi Miike ou "Love exposure" de Sono Sion pour l'intrusion d'un étranger faisant éclater la cellule familiale, le tout avec pas mal d'humour noir. Le film soigne néanmoins ses débordements de violence, citant par exemple Guinea Pig : flowers of flesh and blood, avant de se conclure sur un délire assez jouissif.
Enfin, le troisième est presque "classique" dans sa thématique de rape & revenge, rappelant toujours l'horrible affaire Junko Furuta. On aurait d'ailleurs presque aimé que la vengeance soit encore plus violente, d'autant que le passage le plus dur reste celui de l'évasion de la mère, particulièrement éprouvant, et que la mise à mort des tortionnaires est un peu atténuée par des effets spéciaux grotesques.
Autant dire que cette anthologie frappe assez fort, et de façon parfois très efficace même si elle n'impressionnera que rarement les habitués de ce genre de cinéma, et qui donne envie de revoir Katsumi Sasaki, que je ne connais que par "When you wish upon a star" et "Death speaks louder", dans ce genre de cinéma plus furieux !