WEDDING NIGHTMARE : DEUXIEME PARTIE
READY OR NOT 2: HERE I COME
Grace, survivante du massacre de la famille Le Domas, tente de se reconstruire après cette nuit cauchemardesque où son mariage s’était transformé en véritable chasse à l’homme ou plutôt à la femme, orchestrée par une riche famille liée à un pacte satanique. Mais très vite, elle découvre que les Le Domas n’étaient qu’une pièce d’un réseau beaucoup plus vaste : plusieurs grandes familles influentes à travers le monde seraient elles aussi liées à cette mystérieuse secte occulte…
L'AVIS :
N'ayant pas trop apprécié le premier "Wedding Nightmare" que j’avais trouvé quelconque à cause notamment de sa fin grotesque et que j’ai beaucoup de mal avec le duo Matt Bettinelli-Olpin/Tyler Gillett depuis leur passage dans la saga "Scream" (mais depuis, le 7 est sorti…), cette suite ne me motivait évidemment pas plus que cela. Je me suis tout de même laissé tenter car, en plus de la distribution du métrage et de son alléchante bande-annonce, les deux lascars ont quand même réalisé deux métrages sympas ("666 road" et "Abigail").
Ainsi, considérée comme une menace après avoir échappé au rituel dans "Wedding Nightmare" , Grace devient alors la cible d’une nouvelle traque. Mais cette fois-ci, elle n’est plus seule : elle retrouve sa sœur Faith, avec qui elle était en conflit depuis plusieurs années, et les deux femmes vont devoir unir leurs forces pour survivre face à une organisation puissante cherchant à réparer les erreurs du passé. Le film développe ainsi davantage son univers en introduisant une véritable mythologie autour du culte, des familles satanistes et d’un pouvoir que certaines convoitent.
Là où le premier opus jouait surtout sur le mystère et l’ambiguïté, cette suite assume beaucoup plus son aspect spectaculaire. L’action est plus présente, le rythme plus nerveux et le gore largement renforcé. Les scènes de poursuite, les affrontements violents et les mises à mort s’enchaînent dans une ambiance mêlant humour noir, survival et slasher. Le film pousse également encore plus loin le concept de la « final girl » : Grace n’est plus une simple victime dépassée par les événements, mais devient une héroïne beaucoup plus combattive et déterminée et en plus, elle a une sœur qui n’est pas non plus une manchote en matière de baston !
Le duo de réalisateurs Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett mise clairement sur le divertissement pur, avec une formule plus excessive : davantage de sang (il faut voir la superbe scène finale que Peter Jackson ne renierait pas, lui qui a fait bien pire avec son formidable "Braindead" !), plus de personnages, plus d’action et des enjeux élargis. Le résultat rappellera parfois des sagas comme celle de John Wick pour son énergie ou encore celle de "American Nightmare" pour son ambiance de traque nocturne. Même si on pourrait reprocher au scénario plusieurs incohérences, les sempiternels réactions ou actes incongrus de la part de certains protagonistes et une intrigue parfois forcée, il faut tout de même reconnaître que cette suite est plus efficace et plus fun que le premier volet.
Le casting est ainsi particulièrement à mettre en avant. Samara Weaving reprend son rôle avec beaucoup d’investissement et porte largement le film comme dans le récent et très bon "Azrael : L’ange de la mort". Sa relation avec sa sœur (bien que l’idée semble avoir été empruntée à la franchise "Scream") interprétée par Kathryn Newton (habituée à ce style de métrages et vue dans "Freaky" ou encore "Abigail"), apporte une dimension plus émotionnelle et se révèle particulièrement touchante au milieu du marasme ambiant, même si elle reste parfois assez classique. La présence de : Sarah Michelle Gellar (la mythique Buffy, aperçue également dans "Souviens-toi…l’été dernier") dont le duo avec son jumeau le sadique Titus contrebalance celui de Grace et Faith, Elijah Wood (l’éternel Bilbo le Hobbit vu aussi dans "Sin City" et "Maniac 2012") et même David Cronenberg (adorant faire l’acteur et entraperçu récemment dans "Les linceuls" ou encore la série "Slasher (saison 4) : Flesh & Blood") apporte un côté très plaisant pour les amateurs de cinéma horrifique.
Enfin, il faut souligner que le film, en plus de davantage développer son univers en introduisant plusieurs familles liées au pacte, ainsi qu’un système de pouvoir autour d’un trône convoité, devient réellement intéressant dans sa dernière partie grâce à un rebondissement important qui relance totalement l’histoire et donne une saveur plus inattendue au récit jusqu’à une fin totalement jubilatoire.
Pour conclure, si dans Wedding Nightmare 2 suite directe du premier opus, on passe outre le fait que les deux héroïnes survivent à leurs blessures comme si de rien n'était, tout comme on pourrait être également surpris que cette secte satanique antédiluvienne soit composée d'une élite dominant le monde mais dont les membres ne semblent pas si intelligents que cela vu leur statut, on passe un bien meilleur moment que dans le précédent volet. Et ceci grâce au duo sympa des deux sœurs, mais surtout parce que lors de la dernière demi-heure, on assiste à un rebondissement assez inattendu donnant une autre saveur au film qui était jusque-là quelconque et remplissant tout juste le cahier des charges des métrages de ce genre. Au final, ce twist relance tout et permet au long-métrage, un survival sur fond de critique lutte des classes, d'être potable avec une fin assez jouissive et pensé avant tout pour faire passer un bon moment aux amateurs du genre que nous sommes !