Goregasm
Goregasm
Un mystérieux tueur nommé Cockface Killer sème la terreur. Un gérant de sexshop va mener l'enquête...
L'AVIS :
Mesdames et messieurs, voici GOREGASM. La fusion des mots "gore" et "orgasme". Prometteur ?
Putain c'est bien pire que ça. Ouais je suis vulgaire putain, mais à côte de Goregasm, je suis un moine.
Goregasm est le film qu'il ne faut pas voir avec votre petite amie. Oh non. Elle risque de ne pas aimer. Elle risque même de fuir. Mais si jamais elle aime, deux options :
- Elle est TRÈS amoureuse de vous.
- Fuyez.
Comment décrire la folie qu'est ce film ? Imaginez les pires trucs dégueux. C'est bon ? Eh bien, c'est pire.
Mais commençons par les faits.
Goregasm est un film américain de 2007 réalisé par Jason Matherne, qui a dû être bien mal materné d'ailleurs. Apparemment, le film serait la suite du film "Attack of the Cockface Killer" datant de 2002. Non, je n'ai pas vu ce dernier. Ai-je envie de le voir ? Joker.
Mais donc l'histoire a l'air d'avoir un lien avec ce premier film, car celle-ci suit les exactions d'un tueur surnommé le "Cockface killer", qui comme son nom l'indique est un tueur affublé d'une bite en plastique sur le menton. Tu trouves ça affligeant ? Houla, mais c'est que le début.
Le héros principal du film est un gérant de sex-shop complètement dépravé (le sex-shop hein) avec des clients tous plus cons et crades les uns que les autres, et un glory hole miteux en accès libre dans la boutique, rien que ça. Ce vendeur sympathique va vouloir démasquer le Cockface killer après que ce dernier l'a agressé en plein ébat avec sa copine.
Il sera confronté tout au long du film à un couple de flics complètement timbré (enfin le flic mâle, sa co-équipière étant la seule personne "normale" du film) ainsi que... Que... Ah, j'ai du mal à le dire tellement ça n'a aucun PUTAIN de sens, mais il sera également confronté à un groupe de féministes extrêmiste détestant les hommes MAIS PAS LESBIENNES (apparemment, c'est très important pour elles, ne me demandez pas pourquoi...) dirigée par une femme à barbe.
Oui, tous les mots sont dans le bon ordre.
Non, il n'y a aucune raison valable d'avoir rajouter ces personnages, hormis pour avoir des scènes complètement gratuites et dépravées.
Voilà, pas besoin d'en savoir plus sur le scénario du film. Il n'a absolument aucun sens, et de toute façon, on s'en fout assez rapidement car le réalisateur lui-même sabote son intrigue à coup de scènes ridicules où le tueur est juste derrière les enquêteurs voire même sous leur nez, alors que ces derniers se demandent toujours s'il existe vraiment...
Goregasm est donc un film comique, horrifique et dépravé.
Prenons ces épithètes dans l'ordre :
- comique : on sent effectivement une volonté de parsemer le film de traits d'humour, mais malheureusement, Jason Matherne a oublié que l'humour doit être marrant.
Ainsi, on est sans arrêt affligé par le niveau abyssal de l'humour. Mais vraiment. C'est à un niveau où les personnages déblatèrent le maximum de fois le mot "bite" ou "chatte" pour provoquer une hilarité qui restera je pense sur le plateau de tournage.
Enfin, après, je dis pas qu'au 7ème degré, ivre, avec quelques potes, ça commence à être rigolo hein... Peut-être.
À vous de voir.
Et à vous d'en tirer vos conclusions sur les progrès de votre thérapie.
- horrifique : bon, ok, là, on est un peu plus satisfait en tant qu'amateur de gore. Il y a des efforts de faits, même si globalement, le sang coule trop rarement et que les effets sont la plupart du temps un peu cheap. On reste dans une qualité assez bonne pour ce genre de budget et de film !
- dépravé : comment dire... Dépravé n'est sûrement pas un mot assez fort. Ce film compile les idées les plus perverses qu'il m'ait été donné de voir. Vous allez être confronté à tout un panel de scènes de cul dégueulasses et décalées. Tout y passe : masturbation, inceste, bondage, viol, scatologie, etc... Le tout sans aucun complexe et quasiment en mode porno.
Maman, pardonne-moi d'avoir regardé ça.
Mais l'effet est là. On est dans une espèce de train fantôme de la perversion. Chaque scène est une surprise, un ébahissement de déviance. La plupart du temps totalement gratuitement.
Je sens que vous voulez des exemples bande de petit(e)s coquin(e)s !
On va déjà avoir moultes scènes dans le sex-shop, d'un réalisme certain comme ce couple qui baise en plein milieu, et donc ce glory hole qui sera utilisé bien souvent, et de manière légèrement déformé (voir le mot scatologique un peu plus haut). On aura également de belles scènes d'un beau mâle s'accouplant avec une poupée gonflable, ou bien une scène où notre bon flic trouvera que le sucre glace de son donut manque de... SAUCE.
Je vous promets que je ne fais qu'effleurer la surface...
Mais évident, le film trouvera ses meilleurs effets dans le mélange horreur/sexe, avec des choses comme un tire-bouchons géants qui s'en va visiter un rectum incongru, ou bien ce crâne perforé avec un gigantesque gode... Et j'en passe de bien meilleurs...
Impossible de se rappeler de toutes les horreurs que j'ai vu dans ce film, et pourtant le visionnage date d'il y a 4 jours.
Alors évidemment, en compensation de ce programme somme toute très alléchant pour tout dérangé qui se respecte, on a un film très médiocre au demeurant.
Budget famélique, acteurs nuls à chier, montage absolument amateur (il faut voir comment ça coupe une milliseconde après un dialogue...) et un rythme assez ennuyeux malgré le nombre de scènes.
Mais ma bonne dame, ceci est le lot de la plupart des films extrêmes underground, et ma foi, on commence à être habitués et surtout tolérant à partir du moment où la part du contrat "extrême" est remplie (contrairement par exemple à un certain Violent Shit 4...)
En tout cas, on ressort de Goregasm groggy et un peu honteux d'avoir jubilé à la vue de ce spectacle complètement pervers et décomplexé.
Bien-sûr, ce n'est pas à mettre devant tous les spectateurs.
Le film est tout sauf progressiste, avec son lot de nudité totalement gratuite, et une vision totalement ubuesque du sexe (on peut toutefois accorder aux auteurs un recul volontaire et comique).
Bref...
NE FAITES PAS CELA CHEZ VOUS !
À noter que le tout se veut assez punk dans l'esprit, la bande-son souligne cela de façon agréable (avec notamment une petite reprise de Maiden sympathique !) et quelques scènes font directement référence à ce style avec notamment un concert d'un groupe de punk underground.
Pour conclure, Goregasm est un spectacle total, ne mentant pas sur la marchandise.
Amateurs de déviance : foncez.
Amateurs de cinéma : fuyez.
* Éditeur Spasmo Video : une édition faisant partie de la collection du fameux éditeur italien, mais avec des sous-titres FR. Le film est en version uncut avec plus de nudité bande de petit(e)s coquin(e)s. En bonus on a le droit à deux making-of et des scènes coupées, ainsi que la traditionnelle introduction de l'éditeur, qui note les niveaux de gore, de sexe, etc... Cette édition est distribuée en France par les cultes Uncut Movies
https://uncut-movies.myshopify.com/products/goregasm-dvd