Dernier refuge - Le

Last house - The

Ann, Jason et leurs deux enfants Ruth et Graham se retrouvent soudainement emprisonnés dans leur maison après que les portes et fenêtres de la demeure ne se verrouillent mystérieusement. Mais ils ne sont pas les seuls à vivre cette expérience surnaturelle : tout le voisinage est concerné par ce phénomène inexplicable et chacun va commencer à lutter pour sa survie.
Et très vite, une menace extérieure montre le bout de son nez et force notre petite famille à vivre cachée durant des jours, des semaines, des mois…

Dernier refuge - Le | Last house - The | 2026

L'AVIS:

"Le dernier refuge" est un film Netflix sorti en 2026 et réalisé par un cinéaste français bien connu par chez nous, Louis Leterrier. Après des films comme "Le transporteur" (et sa suite), "Danny the dog", "L’incroyable Hulk" (version 2008) ou encore "Le choc des Titans" (version 2010) et "Fast and Furious 10", le voilà qui retrouve donc la science-fiction (après avoir travaillé sur le quatrième opus de la saga "Alien" avec Jean-Pierre Jeunet) avec ce long-métrage dont il est également le producteur.

Après un petit buzz sur les réseaux sociaux, il est temps aujourd’hui de vous donner notre avis (du moins le mien…) sur ce fameux "Le dernier refuge" (alias "The last house") qui n’est pas forcément des plus tendres malheureusement…

Je n’irai pas par quatre chemins avec ce film disponible sur la plateforme américaine au "N" rouge avec lequel je n’ai pas forcément l’envie d’être sympa. Oui, c’est long et ennuyeux… Et ça c’est un gros carton rouge que je sors de ma poche pour montrer mon agacement face à ce genre de film qui cherche à vous vendre de bien belles perspectives sans jamais décoller véritablement malheureusement, qui vous scotche dans le canapé durant 1h50 là où le format 1h30 était bien plus adapté pour éviter les lourdes somnolences..

Alors certes, le film montre de belles qualités et notamment cet aspect intimiste (auquel nous sommes finalement assez peu habitués avec notre cinéaste français quand on se pose cinq minutes sur sa filmographie) qui caractérise fortement "Le dernier refuge".
Forcément, quand on place une famille de quatre personnes emprisonnées dans une maison, on en vient vite à jouer les observateurs pendant de longues (dizaines de) minutes. L’occasion de faire la connaissance de personnages plutôt attachants que l’on suit dans leur quotidien, contraints de trouver des occupations et surtout de survivre une fois les réfrigérateurs, congélateurs et placards vidés de leur contenu. On les observe, à la façon d’un Loft Story à l’époque, en train de s’amuser, de faire du sport, de regarder sans arrêt les mêmes films (purée s’ils avaient ma collection ils auraient de quoi passer le temps…) ou encore de manger avec beaucoup de retenue les quelques aliments qu’ils ont à se mettre sous la dent.

Rapidement, des rituels se mettent en place, aussi bien dans les loisirs que dans la recherche de nourriture. Car notre petite famille tente de survivre de plusieurs façons et surtout doit lutter contre la faim. Ainsi, on les voit par exemple transformer une partie de la maison en potager mais également, plus anodin, pêcher par la cheminée.
Et depuis qu’une menace extérieure a été perçue par la baie vitrée, ces derniers vivent également cachés et opacifient les fenêtres et la baie vitrée pour ne pas être vus de l’extérieur.

Entre scènes cruelles (le destin du pauvre chien de la famille, la mort de la voisine), scènes un brin exagérées (il faut voir le chef de famille confectionner des pièges pour attraper des animaux à l’extérieur en les passant… par la cheminée !) et scènes amusantes (on s’offre en guise de cadeaux de Noël des choses que nous avons déjà dans la maison, faute de pouvoir faire les magasins en cette période), le film joue la carte des émotions mais malheureusement la carte « angoisse/terreur » ne fait pas partie de la main de Louis Leterrier… Et là c’est le drame…

Car c’est en effet au bout d1h10 de huis clos quelque peu redondant et soporifique - malgré les bons points énoncés juste avant (cela n’empêche pas le film d’être longuet) – que nous apercevons enfin notre monstre Lovecraftien. Ce dernier parvient à pénétrer dans la maison après avoir senti la présence de nos amis à l’intérieur et le film commence à basculer vers quelque chose de plus viscéral.

Enfin non… Rapidement le soufflé retombe et le trouillomètre n’a pas eu le temps de se lancer. Purée mais le film dure 1h50 ! Quand estallons-nous enfin faire la vraie connaissance de ces créatures ???
Pas de tension palpable, pas d’attaque de monstre en vue, c’est finalement une maladie chez l’un des personnages qui poussera l’un d’eux à sortir de chez eux et à pénétrer dans la maison des voisins pour chercher des médicaments (vieux de plusieurs années, bref… Nous n’en sommes pas à notre première étrangeté dans ce film, pour ne pas parler d’incohérence…). Et c’est finalement là le meilleur passage du film : la visite de la maison des voisins. Une maison délabrée, pourrie par l’humidité, avec son petit lot de cadavres et d’insectes rampants.

Et après, pour faire simple et pour ne pas divulguer le moindre élément final, le film vire un peu dans l’action et termine sur une fin qui ne marquera nullement les esprits, aussi bien dans sa scénarisation que dans sa modélisation (purée on est en plein minimalisme…).
Hé oui, on reste dans quelque chose d’assez creux, du début à la fin du film…

Au final, une fois le générique de fin du film sur l’écran de notre téléviseur, on se rend compte qu’on s’est quand-même sacrément ennuyés devant "Le dernier refuge". Ce n’est certes pas la première fois qu’un film de science-fiction nous fait cet effet mais de la part de Louis Leterrier c’est surprenant.

Ne perdons pas plus de temps sur ce film qui sera vite oublié, n’en déplaisent à celles et ceux l’ayant beaucoup aimé, comme j’ai pu le voir lors du petit buzz autour de ce long-métrage sur les réseaux sociaux.

Dernier refuge - Le | Last house - The | 2026
Dernier refuge - Le | Last house - The | 2026
Bande-annonce
Note
1
Average: 1 (1 vote)
David Maurice