Running Man (2025)
Running Man - the (2025)
Dans un futur proche, The Running Man est l’émission numéro un à la télévision : un jeu de survie impitoyable où des candidats, appelés les Runners, doivent échapper pendant 30 jours à des tueurs professionnels, sous l'œil avide d’un public captivé. Chaque jour passé augmente la récompense à la clé — et procure une dose d’adrénaline toujours plus intense. Ben Richards, ouvrier désespéré prêt à tout pour sauver sa fille gravement malade, accepte l’impensable : participer à ce show mortel, poussé par Dan Killian, son producteur aussi charismatique que cruel. Mais personne n’avait prévu que Ben, par sa rage de vivre, son instinct et sa détermination, devienne un véritable héros du peuple… et une menace pour tout le système. Alors que les audiences explosent, le danger monte d’un cran. Ben devra affronter bien plus que les Hunters : il devra faire face à un pays entier accro à le voir tomber.
L'Avis :
L'année 2025 aura décidément été marquée par les adaptations des œuvres de Stephen King. Entre "The Monkey", "The Life of Chuck", "Marche ou crève" ou encore les séries "L'Institut" et "CA - Bienvenue à Derry", les histoires inspirées par l'auteur ont envahi les écrans, pour le meilleur comme pour le pire. En cette fin d'année, c'est l'un de ces romans les plus "cinématographiques" qui bénéficie enfin d'une transposition à l'écran : "Running Man", écrit sous son nom de plume Richard Bachman.
Certains me diront peut-être que le roman a déjà fait l'objet d'une adaptation au cinéma, avec le film de Paul Michael Glaser de 1987 mettant en scène Arnold Schwarzenegger, mais quiconque aura lu et vu les deux œuvres pourra aisément reconnaître l'absence presque totale de lien entre les deux. Mieux encore, ce "Running Man" sera condamné pour avoir plagié... une autre œuvre, à savoir "Le Prix du danger" de Yves Boisset.
Réalisé par Edgar Wright ("Shaun of the dead", "Scott Pilgrim", "Last night in Soho"), ce Running Man version 2025 va effectivement se montrer plus fidèle au roman, tout en prenant assez de libertés pour ne pas en être qu'une simple mise en images. Le problème, c'est que Wright ne semble pas savoir quoi faire de son film : un bon gros film d'action décomplexé, ou un film plus sombre, plus marqué par l'aspect nihiliste de King / Bachman ? Eh bien... Ce sera finalement les deux, et donc finalement aucun des deux. Le film oscille ainsi constamment entre la farce et le pamphlet, parfois dans la même séquence (la scène de la maison de Michael Cera, par exemple), ce qui finit par vraiment nous déstabiliser, au point de ne pas savoir, à la fin du film, si j'ai aimé ou détesté le film. Sans doute, là aussi, les deux.
Et c'est bien dommage, parce que les séquences d'action sont vraiment réussies, le casting est solide (Glen Powell fait parfaitement ressentir la colère de Ben Richards), et on ne voit pas passer les deux heures de film. Par contre, les ficelles scénaristiques sont un peu trop nombreuses et voyantes (bien qu'elles soient déjà présente dans le livre), et on a surtout l'impression que certains passages ou certaines thématiques arrivent comme un cheveu sur la soupe. Je pense par exemple à l'évolution de l'opinion des spectateurs, qui passent de la haine pure et simple du héros, et de la soumission la plus totale, au fanatisme et à la révolution.
"Running Man" souffle donc le chaud et le froid, et restera en permanence le cul entre deux chaises. Une hésitation permanente qui risque d'en faire un film parfaitement oubliable...