TALES FROM THE VOID (SAISON 1)

TALES FROM THE VOID (SEASON 1)

TALES FROM THE VOID (SAISON 1) | TALES FROM THE VOID (SEASON 1) | 2024

Tales from the Void est une série d'anthologie d'horreur de six épisodes, basée sur les histoires les plus virales et les plus terrifiantes de la communauté r/NoSleep. Cette dernière est un subreddit (une sous-partie du site web américain de discussion et d’actualités Reddit consacrée à un thème spécifique) diffusant des histoires d'horreur courtes rédigées par les utilisateurs avec pour règle d’or : celle que les histoires publiées soient crédibles pour que la communauté puisse prétendre qu’elles sont vraies.

L'AVIS :

On commencera ainsi nos (més)aventures avec Into the unknown narrant les déboires de voisins découvrant un bien mystérieux carré noir apparaissant au beau milieu de leur immeuble faisant s’installer la méfiance entre copropriétaires quant aux horreurs qu'il pourrait engendrer. À mesure que la perplexité grandit, ils découvrent peu à peu que ce carré n'est pas la seule chose à craindre…

Il faut reconnaître que l’idée de base du script de cet épisode est ultra intéressante avec cette histoire d’une résidence dans laquelle les habitants font, un beau jour, la découverte d’une sorte de rectangle noir ressemblant à un écran télé gigantesque dont ils ignorent la nature. Un homme curieux voudra enquêter, mais une bande de brutes, terrorisée par l'objet, l'en empêcheront quitte à le jeter dedans, ce qui nous vaudra une scène, ma foi, bien agréable ! Toutefois, ce sera tout car après, c’est fini ! Aucune véritable résolution ou tentative d'explication. Est-ce censé être une métaphore ? Si c’est le cas, c’est tout de même un peu léger d’autant que les protagonistes, un peu comme dans tous les épisodes de la série, sont peu, voire pas développés, ce qui ne justifiera quasiment jamais l'empathie des spectateurs pour les personnages, dommage !

On continue ainsi avec Fixed Frequency dans lequel Juan et ses amis passent leurs soirées à pirater des babyphones et à effrayer de jeunes parents en leur faisant croire qu’un maniaque va venir égorger leur rejeton, mais que se passe-t-il lorsqu'un vrai psychopathe est à l'autre bout du fil ?

C’est ce que vont découvrir ces adolescents qui regretteront amèrement d’avoir fait ce type de blague car le tueur en série ne va pas les lâcher pour notre plus grand plaisir ! Même si la fin était attendue, ce segment était relativement sympa et dans la veine de la série Les contes de la crypte avec quelqu’un qui commet un acte amoral et qui va connaître un retour de bâton des plus sévères !

L’enchaînement avec Starlight se fait sans encombre et relate le récit de Whit Barnett qui a toujours rêvé d'être une star. Ainsi, le nouveau jeu télévisé « La Question à un Million de Dollars » semble pouvoir lui offrir cette opportunité. Cependant, le concept de l'émission est peut-être bien plus sombre qu'il ne l'imaginait car il semble qu’on ne puisse participer qu’une fois…

A la manière de Live ! avec la sublime Eva Mendes sorti en 2007, on assistera à un jeu télévisé au cours duquel le ou les candidats concourent pour rester en vie afin d’empocher le pactole ou de devenir célèbre, c’est selon. Même si on se doute bien que cette série ne dispose pas d’un budget pharaonique car les effets spéciaux ne sont pas formidables et que l’on sent bien que cette émission de télé n’est pas nette côté scénario, on prendra tout de même un malin plaisir à voir un abruti subir un sort bien mérité, même si ça a tout de même des airs de déjà-vu !

C’est ensuite à Carry de prendre le relai avec l’histoire de Katie qui apprend qu'elle est enceinte, réalisant ainsi son rêve de toujours : devenir mère. Mais lorsqu'elle découvre que son enfant à naître n'est pas viable, elle réalise que l'avortement est contraire aux préceptes de sa communauté religieuse…

Hormis le plan final, cet épisode, vague succédané de Rosemary’s baby n’a que peu d’intérêt et on a hâte qu’il défile en vitesse rapide devant nos yeux. Toutefois, le calvaire durera tout même 30 minutes !

Suivra Plastic Smile exposant la vie d’Abigail, qui a grandi avec une mère toxicomane complétement larguée et qui retrouve l’appartement familial une fois adulte, lorsque sa génitrice est décédée. Elle se met alors à visionner une VHS trouvée sur place, ce qui va lui rappeler des souvenirs, mais aussi révéler une bien sombre vérité…

Cet épisode était bien glauque car voir une gamine d’une dizaine d’années qui s’élève toute seule car sa mère est trop défoncée pour s’occuper d’elle alors que son beau-père ou grand frère on ne sait pas trop, passe son temps à tout filmer avec son camescope était vraiment dérangeant. Heureusement, la jeune fille trouve du réconfort dans une étrange poupée de porcelaine nommée Betsy. Cette dernière n'est pas comme les autres : elle bouge, parle, pleure et semble vouloir qu'Abigail l'emmène dans un tunnel sombre au cœur des bois. Forcément à la fin, il se passe un truc aussi horrible qu’onirique, tout dépend de comment chacun l’interprétera mais quoi qu’il en soit, c’est ce que l’on retiendra de l’épisode car côté acting, ce n’est pas incroyable alors que ce plan final est véritablement choc !

Cette série se conclura alors avec Whistle In The Woods dans lequel la jeune Sawyer rêve de passer la nuit chez sa nouvelle meilleure amie Nola, dans sa somptueuse et immense maison. Mais la demeure de la copine a des règles strictes exposées par la mère de Nola, dont celle de ne pas sortir la nuit, même si on entend un sifflet intrigant provenant de l’extérieur juste derrière la porte et les volets clos…

Ce segment n’était pas des plus attrayants car on sent bien que cette famille dissimule un sombre secret qui ressurgit chaque nuit à 3h03 du matin et qu’il va falloir attendre jusqu’à la fin afin de savoir. Pendant ce temps-là, il faudra voir une sale mioche forcer deux autres gamins à visionner des films d’horreur qui ne sont pas du tout de leur âge et j’en passe. Pas super bien interprété, pas terrible hormis la fin, au suivant, ah mince, c’est déjà terminé !

Si le concept de Tales from the Void est de prime abord intéressant avec cette adaptation télé façon années 80 de six creepypastas célèbres et virales du web sous forme de série, la réalisation l’est beaucoup moins. Malgré de bons moments de tension psychologique et certaines fins très réussies, la série sera trop inégale, la faute principale à un manque de budget manifeste qui limite ainsi les effets spéciaux dignes de ce nom, ainsi qu’une distribution d’acteurs qui tiennent la route ! Au lieu de cela, on semble avoir parfois des amateurs avec zéro charisme paraissant être peu convaincus par les textes qu’ils déclament, dommage ! On retiendra principalement Plastic Smile et Fixed Frequency, soit deux épisodes sur 6, pas de quoi donc mettre la moyenne à cette série qui divertit certes, mais semble manquer de finition pour marquer durablement les esprits !

TALES FROM THE VOID (SAISON 1) | TALES FROM THE VOID (SEASON 1) | 2024
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Bande-annonce
Note
2
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Vincent Duménil