Toei
KAMEN RIDER CONTRE L'AMBASSADEUR INFERNAL
KAMEN RAIDER TAI JIGOKU TAISHI
KAMEN RAIDER VS AMBASSADOR HELL
Takeshi Hongo et Kazuya Taki participent à une course de moto, mais Shocker les attaque depuis un hélicoptère. Les deux héros survivent néanmoins à l'embuscade, et en profitent pour infiltrer la base secrète de Shocker grâce aux tenues subtilisées à leurs adversaires. Ils vont y découvrir une nouvelle menace, menée par l'Ambassadeur de l'Enfer !
L'AVIS :
"Kamen Rider contre Shocker" ayant obtenu un immense succès, la Toei lance rapidement la production d'un second film original mettant en scène le motard-cyborg. Aux manettes, on retrouve le réalisateur Minoru Yamada, et le scénariste Masaru Igami, qui s'inspire du dernier chapitre du manga Kamen Rider de Shotaro Ishinomori.
Devant la caméra, ce sera un peu plus compliqué. Ce second film est situé entre les épisodes 66 et 67 de la série, une période où seul le premier Rider (Takeshi Hongo) est présent. Or son interprète, Hiroshi Fujioka, a passé avec succès le casting d'une série produite par une autre chaîne, ce qui va un peu bouleverser les plans de la MBS. Plusieurs épisodes de la série doivent ainsi être réécrits pour compenser l'absence de l'acteur principal, impactant les apparitions prévues de quelques monstres ou de quelques personnages avant la production du film. Le Dr Shinigami devait ainsi apparaître dans le film, mais les réécritures ayant effacé son retour dans la série, ce ne sera pas le cas. De même, l'affiche du film met en avant le monstre Namazuguiller... qui ne sera finalement pas présent.
Takeshi Hongo n'en reste pas moins le héros du film, accompagné ici par l'agent du FBI Kazuya Taki (Jiro Chiba). L'ambassadeur infernal est quant à lui incarné par Kenji Ushio. Ce personnage, qui apparaîtra dans une vingtaine d'épisode de la première saison, est à mon sens la véritable star du film, grâce à une apparence unique de vrai méchant, un sens personnel de la surinterprétation et un costume délicieusement ringard. On notera également la présence de Kamikirikid, cyborg inspiré par les coléoptères longicornes, qui va lui aussi marquer les spectateurs grâce à son apparence toute particulière.
Pour le reste, ce second film reprend les éléments classiques de la saga : combats où le héros bondit dans tous les sens pour battre ses ennemis, poursuite en moto (le film s'ouvre sur une course de moto, avec un esprit assez cartoonesque dans la mise en oeuvre du plan de Shocker pour isoler Hongo et Taki)... Mais on a également droit à un peu d'infiltration, lorsque les deux héros se déguisent pour explorer une base secrète (avec des lumières qui clignotent dans tous les sens, comme toute base secrète qui se respecte), et à une course poursuite... en chevaux ! Enfin, le clou du spectacle sera l'affrontement dans la neige, sur les pentes du Mont Fuji, dans un décor qui donne des images magnifiques.
Rien de nouveau donc, mais toujours le même plaisir devant ce Kamen Rider contre l'ambassadeur infernal, qui marque la fin des aventures cinématographiques parallèle à la première série Kamen Rider. Dès 1973, une seconde série, "Kamen Rider V3" débarque sur les petits écrans, et donnera naissance à un troisième film original : "Kamen Rider V3 contre les mutants de Destron".