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Jurassic World : Renaissance | Jurassic World Rebirth | 2025
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Jurassic World : Renaissance | Jurassic World Rebirth | 2025
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Jurassic World : Renaissance

Jurassic World Rebirth

Cinq ans après Jurassic World : le monde d'après, l’environnement de la planète s’est révélé hostile pour la plupart des dinosaures. Ceux qui subsistent vivent dans des zones équatoriales isolées, aux conditions proches de celles de leur ère d’origine. Parmi ces créatures terrifiantes, trois spécimens renferment peut-être la clé d’un remède capable de changer le destin de l’humanité.

Jurassic World : Renaissance | Jurassic World Rebirth | 2025

L'Avis :

On n'arrête décidément plus la saga "Jurassic..." : depuis son retour en 2015 avec "Jurassic World", l'univers s'est enrichi de plusieurs films ("Jurassic World : Fallen Kingdom", "Jurassic World : le monde d'après") et de séries ("La Colo du Crétacé" et sa suite "La Théorie du Chaos"). Cette année, place à "Jurassic World : Renaissance", qui marque le retour de David Koepp au scénario (après avoir participé à ceux de "Jurassic Park" et de "Le Monde Perdu : Jurassic Park" et évacue (enfin !) les personnages introduits depuis 2015.

Le synopsis est ainsi celui d'un grand nombre de série B : on retourne sur l'île pour effectuer des prélèvements pour développer des soins. Un prétexte comme un autre, pour un film qui n'a manifestement pas d'autre ambition que de juxtaposer des scènes avec des dinosaures, autour d'un fil rouge ténu. Pourquoi pas, après tout ? Seule petite originalité : l'île où débarque la fine équipe de mercenaires (et une famille en détresse avec des enfants) était le théâtre d'expérimentations génétiques, destinées à créer de nouvelles créatures pour maintenir éveillé l'intérêt du public pour les dinosaures. Un thème que l'on retrouvait notamment avec Indominus Rex dans "Jurassic World". Là encore, pourquoi pas ? L'apparition du nouveau "D-Rex" dans la bande-annonce a beaucoup fait parler, notamment avec son apparence mi-monstre de Cloverfield, mi-Rancor de Star Wars, mi-xénomorphe, mais la thématique s'inscrit facilement dans l'esprit d'une saga qui a toujours évoqué les manipulations génétiques dans la création de ses dinosaures. Les dilophosaures à collerette crachant du venin n'ont jamais gêné personne après tout...

Bref, on ne va pas se mentir : on est surtout là pour voir des montres préhistoriques, et idéalement des montres préhistoriques agressifs, et on va plutôt être servis : Spinosaures new-look, Mosasaure, Quetzalcoatlus, T-Rex, Titanosaurus sont notamment de la partie, accompagnés des nouveaux "hybrides" donc, le Distortus Rex et les Mutadons, mélange entre ptérosaure et Vélociraptors. Il faut avouer que Gareth Edwards sait mettre en valeur ses créatures, notamment lors des spectaculaires séquences avec le Mosasaure, la poursuite du canoë (une séquence qu'on était beaucoup à rêver de voir sur grand écran depuis le livre de Michael Crichton) ou de la sublime scène des Titanosaures. En revanche, le réalisateur sombre, comme souvent dans sa carrière, dans la redite, reprenant quelques séquences inspirées d'autres films ("Les Dents de la mer", "Alien"...), voire de la saga Jurassic Park. On oscille ainsi entre clins d'oeil un peu lourds (le rétroviseur) et passages entiers repris (la scène de la cuisine du premier film).

Si les dinosaures sont toujours les stars du film, difficile d'en dire autant des personnages. Malgré un casting assez prestigieux, mené par Scarlett Johansson, le groupe est composé des archétypes classiques (le paléontologue qui a manifestement loupé quelques cours, les mercenaires au grand coeur, le méchant employé de la multinationale), et peine à intéresser. On n'aura aucun doute sur l'identité des futurs survivants, et si le film essaie par moments de leur apporter un peu de moelle, ce sera par des dialogues particulièrement inconsistants.

On est ainsi le cul entre deux chaises avec ce nouveau Jurassic World : d'un côté, les séquences avec les dinosaures sont toutes réussies, les effets spéciaux impressionnants, et le D-Rex est une véritable créature de cauchemar. C'est globalement ce qu'on attendait du film. Mais on ne peut fermer les yeux sur un scénario réduit à sa plus simple expression, ou sur des personnages fantômatiques. Aussi, si l'on n'atteint pas la cheville des films réalisés par Spielberg, ce JW : Renaissance reste néanmoins un divertissement honnête et sympathique, ce qui est déjà beaucoup, beaucoup mieux que les derniers épisodes en date !

Jurassic World : Renaissance | Jurassic World Rebirth | 2025
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Bande-annonce
Note
3
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Steeve Raoult